TD
Shiga à 1/50. Dix jours après avoir reçu 30 ce. de sérum ce taux n'avait pas changé.
En résumé, le séro-diagnostic a autant de valeur dans la dysenterie bacillaire que dans les états typhoïdes, tout au moins pour le bacille Shiga. Le taux d’agglutination élevé de certains sérums non dysentériques pour le Flexner doit rendre plus circonspect dans la signification à donner à la réaction en présence de ce germe. Malheureusement, l'apparition tardive, vers le dixième jour dans la majorité des cas, de ce moyen de diagnostic ne permet pas de l’attendre pour instituer un traitement. L'examen bactériologique des selles garde done le premier rang comme procédé de diagnostic précoce.
B. Déviation du complément.
Dopter est, à notre connaissance, le premier auteur quia recherché dans le sérum de ses malades l’existence d’une sensibilisatrice déviant le complément en présence d’un antigène dysentérique (émulsions de bacilles).
Gryglewicz ne s’est occupé que de sérums de lapins inoculés; Joltrain, dans son ouvrage sur les Nouvelles méthodes de sérodiagnostic (1), ne signale même pas ce procédé.
Des recherches de Dopter il résulte que la sensibilisatrice apparaît du cinquième au huitième jour de la maladie et persiste pendant la convalescence. Il peut ne pas y avoir concordance entre les agglutinines et la sensibilisatrice. Le sérum d’un malade infecté par le Shiga sensibilise aussi bien ce germe que le Flexner, et Dopter conclut que « ces résultats sont en concordance manifeste avec ceux que la même étude a fournis avec les sérums d'animaux vaccinés » (2).
Le docteur Duhot (3),chez vingt-trois malades infectés par le
(1) Maloine, 4e édit.; 1916.
(2) Les dysenteries, p. 104.
(3) E. Duhot et R. Damade, Les sensibilisatrices antidysentériques, — Journal de médecine de Bordeaux, 10 juillet 1919.
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bacille de Shiga, a décelé dix-sept fois l'existence d’une sensibilisatrice fixant le complément en présence d’un antigène Shiga, mais Jamais en présence d'un antigène Flexner. Il est donc à souhaiter que de nouvelles recherches entreprises lors des épidémies ultérieures viennent trancher la question.
Quoi qu’il en soit, la déviation du complément est un moyen de diagnoslic secondaire dans la dysenterie. La nécessité de préparer et de titrer chaque fois un antigène en rend sa technique trop longue et trop compliquée.