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sont pas augmentées, à l'encontre de l'éosinophilie généralement très marquée. Sur trente-sept malades dysentériques amibiens, Mathis, Léger et Jouveau-Dubreuil (1) ont trouvé :
Dé ANTA 2 p. 100 d’éosinophiles.
LA oise ere 2 à 5 p. 100 d’éosinophiles.
DISTOIS RS runs à 5 à 10 p. 100 d’éosinophiles. 3 1ois plus-de,. 10 p. 100 d’éosinophiles.
Ce signe n'a de valeur qu'en l'absence de complications du côté du foie. Dans l'hépatite suppurée, ces auteurs ont montré que Île taux des éosinophiles était constamment diminué (2). De même, la présence d’ascaris, etc. dans le tube intestinal du malade empêche d'utiliser ce signe. |
Tout récemment (The Lancet, 25 janvier 1919), Marshall- Findlay a indiqué deux signes permettant de distinguer les dysenteries bacillaires et amibiennes.
Le nombre des polynucléaires iodophiles atteindrait 60 à 80 p. 100 dans la dysenterie bacillaire, tandis qu'il ne serait pas modifié dans l’amibienne et se tiendrait aux environs de 50 à 60 p. 100. La moindre affection aiguë récente, une angine banale par exemple, donnerait la même réaction, ce qui nous parait enlever beaucoup de sa valeur à ce phénomène.
Un deuxième signe consisterait dans la production de pseudopodes nucléaires dans les polynucléaires au cours de la dysenterie amibienne et jamais en cas de syndrome bacillaire. Le cancer, la tuberculose pulmonaire, un régime riche en farineux s'accompagnent également de pseudopodes nucléaires.
Tous les ouvrages classiques signalent que les bacilles dysentériques ne se trouvent jamais dans le sang : nous-même avons fait quelques hémocultures qui jamais ne furent positives. Mais cetle question mérite d’être reprise.
En 1915, Ghon et Roman relatent une septicémie à bacille Y
(1) Bullelin de la société de médecine et de chirurgie d’Indo-Chine, 1911, t. IF, p. 200.
(2) Zbid., t. IT, p. 28.
de Hiss (1). Tout récemment, Muriel Astley Maer (2), Caussade et Marbais (3) rapportent des cas analogues dus au bacille de Shiga. De même Glynn, Berridge, Foley, Price et Robinson (4) signalent que les bacilles dysentériques sont parfois présents dans la circulation au premier stade de la dysenterie aiguë.
(1) Ghon et Roman, Ueber Befunde von B. Dysenteriae y im Blute und ihre Bedeutung, — Wien. Klin. Woch., 3-10 juin 1915.
(2) Brit. med. Journ., 10 janvier 1918.
(3) Société médicale des hôpitaux. Paris, 21 février 4919.
(4) Med. Research. Comilee, — Spec. Rep. Ser., n° 7, 1918.