‹ Étude de l'Action de l'Eau régale sur les Composés biochimiques soufrés: Application au dosage du Soufre urinaireChapitre 13 sur 33 · C. — COMPOSÉS A SOUFRE NEUTRE · texte numérisé non relu

C. — COMPOSÉS A SOUFRE NEUTRE

La cystine n'existe normalement dans l'urine qu'en très faible quantité et le représentant le plus important de ce groupe est la matière colorante jaune ou urochrome qui peut exister sous deux formes : une forme oxydée et une forme réduite. Dans leur belle étude sur l’adialysable urinaire, dont fait partie l’urochrome, MM. Lefèvre et Rangier (loc. cit.) ont pu établir l'existence de dérivés polypeptidiques à soufre cystinique

(R... CO — NH... CH, —S —S — CH... CO — NH... R)

qui représentent avec la cystine 25 % du soufre organique urinaire et de dérivés polypeptidiques méthioniques

(C0 = NH. CH, —S—CH,)

qui avec les traces de méthionine présentes constituent 11 % du soufre organique total.

Pour terminer, citons l'existence possible, dans l'urine, de corps volatils soufrés représentés par les mercaptans, d'odeur caractéristique, rencontrés après l’ingestion de certains aliments tels que les asperges.

Enfin, dans certaines intoxications par les dérivés monohalogénés du benzène, on retrouve, dans l'urine, des acides mercapturiques provenant de là conjugaison de la cystine avec ces substances.

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