CONCLUSIONS
= La recherche et le dosage du thorium dans les milieux organiques (urines, féces, sang) présente les plus grandes difficultés. Et la méthode qui nous a donné les meilleurs résultats est encore entachée d'erreur, par défaut. Néanmoins, elle nous a permis d'étudier avec une précision suffisante, au point de vue clinique, l'élimination des sels et oxydes de thorium chez l’homme.
Le thorium lié soit à l’ion SO, soit à l’ion HCO* ou à l'ion ON s'élimine toujours et pour ainsi dire totalement par l'intestin. On a trouvé très rarement, et seulement par intermittence chez le même individu, des traces infinitésimales de thorium dans les urines.
Le formiate de thorium est doué, in vitro, d'un pouvoir bactéricide très net au taux de 1 /20000 sur le colibacille.
L'hydrate de thorium possède ces pouvoirs à untitre bien moindre.
Il n’a pas été possible de mettre en valeur in vivo l’action bactéricide du formiate de thorium sur la flore bactérienne aérobie et anaérobie.
On a constaté in vivo l’action empêéchante du formiate de thorium sur l'élaboration d'indol par le colibacille : 1° En cultivant le coli bacille extrait de l'intestin de malades traités ; 2° En constatant la disparition de l’indoxylurie.
On a constaté la bonne et constante action thérapeutique des oxydes et sels de thorium dans les infections intestinales de toutes espèces se manifestant par des états diarrhéiques chez les nourrissons et chez les adultes.
Nos quelques essais sur l’action du thorium dans les infection urinaires à coli bacille, nous ont donné aussi de bons résultats. Mais les Gbsetvatons sont encore trop peu nom-
ete
breuses pour affirmer la bonne action thérapeutique du thorium dans ces cas.
On a constaté l’inocuité absolue des sels et oxydes de tho: rium absorbés par la bouche, et l'absence de déealcification de l'organisme qui aurait pu se produire après l'ingestion de ce produit.
Vu : le Président de la thèse, P. CARNOT
Vu : le Doyen, H, ROGER
Vu et permis d’imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris,