DER ES
Ainsi, alors que chez le rat normal l'injection intrapéritonéale d'une très forte quantité d’hématozoaires donne le lendemain et les 3 ou 4 jours suivants une parasitémie qui ne dépasse pas 3 p. 100, chez le rat dont la réticuloeytose a été artificiellement augmentée par la phénylhydrazine, le taux de parasitémie monte beaucoup plus haut et correspond à celui des réticulocytes.
Remarque. — Cette même affinité pour les globules rouges immaiures se retrouvait dans le cas de deux animaux que nous avons cités plus haut et que nous pouvons interpréter maintenant. Il s'agissait de rats qui avaient été spléneciomisés avant impaludation. Chez l’un, le rat 218, après une période prépatente de 8 jours, la parasitémie monte brusquement en #8 heures à 10 p. 100 ; or cet animal avait présenté durant le temps de prépatence une bartonellose qui avait provoqué une forte anémie, d'où une réaction de la moelle qui avait lancé dans la circulation des globules rouges immatures. Chez l'autre animal (le 267), splénectomisé deux jours avant impaludation, nous avons suivi la réticulocytose ; les chiffres que nous en rapportons ci-dessous expliquent, par le taux des réticulocytes, l'élévation brusque du nombre des globules rouges parasités et les variations irrégulières de leur pourcentage dans le sang.
Rat 267
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Jours 1 2 GRP (p. 100 GR) DT SCT SOIT S RS Er CAO BEL RTL (1 Rét. (p. 100 GR) OLD METEO APE POTTER POELE Rét. parasités
(p. 10 GRP) (STORE 0 DE 0 RD ES 0 CN ON 0 AS OSEO) 9
GR mûrs parasités ; (p. 10 GRP) RARE Pets ANT Er 2 2 Hat 4 LS] 0 1
c) Comme contre-épreuve, nous avons empêché l’augmentation de la réticulocvtose au cours des premiers jours de l’infection. Pour cela nous avons transfusé quotidiennement à rats, en leur injectant dans le péritoine 1 ee de sang de rat neuf, ce
sang étant rendu incoagulable par adjonction d’eau citratée.
Rat GRP et (entre parenthèses) Rét. pour 100 GR aux jours: 1 2 3 4 5 6 7 L 34 08765) er 5 (2) 383 1 (2) 4 (4). 3 (2) 2 (2) 2255): 721(2) 1 384 1,52) #36) D) SSID) RE D) 020) 12)
Le jour 1 est celui qui suit l’impaludation
AUD Ce
Chez tous ces animaux, la parasitémie est restée faible, en rapport avec le faible nombre de réticulocvtes.
d) De ces résultats sont à rapprocher les observations faites chez les différents rats dont nous avons suivi la réticulocytose au cours de leur primo-infection et qui n'avaient reçu aucune injection médicamenteuse : chez ceux dont l'infection est faible, on constate une faible réticulocytose également. Exemples :
Rat © GRP et (entre parenthèses) Rét. pour 100 GR
aux jours : 1 2 3 4 5 6 L 35 COPIE EN D. SÉE6) LA) 1845) VA (1,5) Discussion. — On voit donc que la parasitémie suit exacte-
ment la courbe des réticulocytes pendant les premiers jours de l'infection ; élevée et ascendante quand l'animal impaludé possède de nombreux réticulocytes dans son sang, elle est basse quand les réticulocytes sont maintenus à un niveau bas.
Il semble done bien que l’on mette ainsi en évidence un facteur dominant de l’immunité naturelle manifestée chez le Rat normal aux premiers jours de l'infection à P. berghei : le faible nombre de cellules réceptives: vis-à-vis de l’hématozoaire. L'immunité naturelle se traduit par un arrêt dans la progression de la parasitémie : or, on supprime cet arrêt en augmentant le taux des réticulocytes, on le prolonge en empêchant l'apparition d’une forte réticulocytose.
C’est probablement le taux des globules rouges jeunes qui, conformément à l'hypothèse émise par Bazpr, explique, au moins en partie, l'observation de GazLrarn et Lapierre [46] que le paludisme est plus sévère chez le jeune Rat ; l'animal jeune a en effet une réticulocytose normalement plus élevée que l'adulte.
Le paludisme du Rat apparaît comme une des très rares maladies infectieuses au cours desquelles on peut mesurer et faire varier le facteur qui joue un rôle prédominant dans la réceptivité de l’hôte au microbe parasite ; les globules rouges jeunes représentent l'élément essentiel du terrain sur lequel se développe l'infection à P. berghei.
Fig. III
T'ES 3 #4 CNE 7
Fi eEal
Graphiques destinés à montrer le rôle des réticulocytes dans la réceptivité du Rat primo-infecté : la parasitémie est étroitement liée aux taux de la réticulocytose.
En abcisses : les jours (Jour 1 — lendemain de l'IPM).
En ordonnées : le pourcentage des GRP et des Rét. (pour 100 GR).
En trait plein : GRP p. 100 GR.
En pointillé : Réticulocytes p. 100 GR.
Fig. IL. — Evolution après IPM chez le Rat normal (rat 268).
Fig. II. — Evolution après IPM chez le Rat dont le taux des réticulocytes a été artificiellement augmenté: (par phénylhydrazine) (Rat L11).
Fig. III. — Evolution après IPM chez le Rat dont la réticulocytose est maintenue à un taux bas (par injections quotidiennes de sang dans le péritoine) (Rat 334). Transfusions sanguines : flèches verticales sous la ligne des abcisses.