‹ Etude de l'Immunité dans le Paludisme Expérimental du Rat BlancChapitre 34 sur 81 · LP RANS · texte numérisé non relu

LP RANS

La splénectomie au stade IV provoque une reprise de Ja parasitémie, mais chez 6 animaux sur 7 cette parasitémie a eu une durée longue (9 à 18 jours) avant d'amener la mort de l'animal. Il y avait donc déjà, au moment de la splénectomie, une immunité aequise assez forte. Cependant cette reprise de l'infection n'est pas comparable à la rechute qui suit la splénectomié quand l'animal est au stade d'infection latente : la parasitémie n'a pas l'allure aiguë et bréve habituelle en pareille circonstance, comme nous le verrons plus loin.

Enfin, nous avons aussi observé chez ces divers rats, en fin de leur évolution, l'apparition de formes de souffrance.

Toutes ces constatations montrent qu'à côté d'une action phagocytaire, dans laquelle la rate joue un rôle important, il y a dans l’immunité acquise d’autres facteurs. Ils sont assez forts en fin d'infection pour qu'une splénectomie à ce moment soit compatible avec une relativement longue survie de l'animal (9-18 jours) ; au stade de crise (stade IIT), ils assurent la chute de la parasitémie malgré l'absence de rate. Mais ces facteurs se sont-ils produits, avant la splénectomie, sous une influence directe de la rate, ou celle-ci n’a-t-elle qu'un rôle adjuvant : c’est ce que l'on ne peut savoir par ces expériences de splénectomie à divers stades.

Il convient enfin de signaler l'allure irrégulière de la parasitémie chez ces animaux splénectomisés, qui décrit une courbe en «dents de scie », ce que l’on n’observe pas chez le rat intact. Nous en avons déjà rapporté un exemple à propos de limmunité naturelle.

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