CONCLUSIONS
Nous avons exäminé au cours de ce travail l’élimination de différents composés organiques par le rein, au sol, en dépression expérimentale et en avion, et enfin après le vol. Nous avons constaté :
1° Une augmentation du volume urinaire émis pendant le vol en avion chez l’homme alors que la dépression barométrique au sol nous donnait, chez l’animal, une diminution de ce volume;
2° Une déficience fonctionnelle du rein en altitude et en dépression traduite par le fléchissement de l’élimination de l’urée et du Nacl dans les urines, par la diminution de la proportion de P.S.P. éliminée par une légère augmentation de la constante
d’Ambard; |
3° Malgré la meiopragie rénale une diminution 8 prag de l’urée sanguine probablement en rapport avec
l’anoxhémie relative;
: 4 Qu’après le vol, le rein conserve encore une activité ralentie : baisse du taux d’urée urinaire et
hausse de la constante d'Ambard; diminution du volume urinaire excrété;
5° Mais les oxydations semblant avoir repris leur valeur avec le retour au sol l’urée sanguine est sen-
siblement augmentée.
En résumé, ces résultats tendent à montrer que
le rein en altitude et encore un certain temps après le vol en avion accuse un fléchissement d’ailleurs passager dans son activité. Toutefois les efforts fonctionnels que paraît imposer au rein la navigation aérienne au cours d’une carrière d’aviateur semblent imprimer leur marque et c'est pourquoi nous pouvons constater certains troubles tardifs d’ordre rénal chez les
aéronautes. Aussi est-il prudent d’éliminer de cette
carrière les sujets dont l’appareil urinaire n’est pas
intact.
Vu : Le Doyen Vu : Le Président de Thèse BALTHAZARD. Léon BINET
Vu et permis d’imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris CHARLETY.