‹ Étude de l'influence de la dépression atmosphérique expérimentale et du vol en avion sur l'activité rénaleChapitre 9 sur 22 · PER · texte numérisé non relu

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rapportée au litre; FE "EDR

D débit uréique ne à 24 heüres: 1) 4 . echnique des recherches précédemient effectuées. as A. Paillier, qui étudia la question, se soumettait

au régime suivant : : | ; . Vols du matin : la veille repas normal mais sans

viande, le lendemain matin aucune alimentation ni

solide ni liquide. de

Vols de l'après- midi : la veille régime normal; le: lendemain matin, au petit déjeuner, une tasse de #

café faible: quelques pommes de terre au déjeuner.

À l’arrivée sur le terrain, première miction; un

quart d’heure après prise de sang; deuxième miction

à une heure repérée; c'est cette dernière | émission urinaire qui servait au dosage. |

En vol, quand l’avion était en palier à l’altitude choisie, le même protocole opératoire avait lieu.

Les dosages de l’urée étaient effectués par le

procédé à l’hypobromite - pour l’urine; par celui au

xanthydrol pour le sang.

Il effectua ainsi 7 vols dont il consigna les résultats dans le tableau suivant (voir p. 20). De ces

expériences il résulte que :

1° La concentration de l’urée dans l’urine diminue en altitude: le froid et l’altitude semblent avoir le 2 d'action sur cette baisse (exp. II et VI):

Contrairement à ce qui est constaté en montagne, on note une quementation de la quantité d’urine émise d’autant plus grande que l'altitude atteinte est plus forte;

3° En conséquence le débit uréique remonte sans toutefois atteindre celui constaté au sol;

4° L’urée sanguine baisse sensiblement;

5° L’urée diminuant dans le sang alors que le débit uréique fléchit dans l’urine, il est logique d’ex-

pliquer ce phénomène par un ralentissement de la

production d’urée;

6° La constante uréo-sécrétoire augmente légèrement, il y a donc diminution de l’activité rénale.

hrs 58.

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Test résultats obtenus pär Paillier sont précis et Er: concordants. Aussi avons- nous tenu ces données ï de comme acquises d’autant plus que des difheultés 2e 04/67, NVIRES : matérielles nous empêchaient d’avoir l’aide néces- | saire pour effectuer en vol les ponctions veineuses. … Toutefoi ois si la déficience rénale au point de vue 4 “excrétion uréique était mise en évidence pendant le vol du moins devions-nous rechercher dans quelle mesure elle varie après le retour au sol; c’est qu’en effet si le mal des aviateurs n’est en majeure partie que le mal des montagnes, ou mieux des altitudes, retardé par l'absence des facteurs qui relèvent de. 4 l’activité physique, il n’en présente pas moins cer- taines manifestations surtout après latterrissage qui

__ permettent de l’individualiser. à x + A À #

Ÿ Le mal des montagnes apparaissant entre ls ge 3000 mètres et 4000 mètres est caractérisé par une à. | na LES sensation de fatigue avec engourdissement débutant 4 par les membres supérieurs et la face; on constate na: ï

| aussi de l’anorexie, des nausées et des vomissements da.

> ainsi qu'un ralentissement des facultés intellectuelles.

| Pre mal des aviateurs Soparat au-dessus de M 5.000 mètres. En général pendant le vol les troubles #È | subjectifs sont peu marqués. Dans un cas, à 5.000 mè- 1 | tres,nous avons éprouvé une céphalée assez violente Vis avec nausées mais n'ayant rien absorbé depuis 19 heu- SAS

2 Moose

res qu’un verre d’eau nous étions arrivés sur le ter- : es

rain avec une céphalalgie déjà sensible.

Après l'atterrissage on peut constater différents troubles. C’est d’abord dans des organismes pas encore adaptés à la navigation aérienne, des signes rappelant l’urémie digestive (céphalée, nausées, pâ-. leur, asthénie, anorexie) surtout sensibles chez les vagotoniques. Par. ailleurs après des vols assez longs et délicats ou après des missions, pendant la guerre, on pouvait constater chez les aviateurs une dépression générale avec augmentation de l’émotivité, une loquacité exagérée, enfin un besoin impérieux de sommeil. En effet si l’activité rénale fléchit au cours du vol la déficience du métabolisme de l’azote conditionnée par l’anoxhémie relative masque le phénomène. ‘Au sol les échanges reprennent leur valeur alors que le rein n’a pas encore retrouvé son activité normale.

Aussi nous at-il semblé utile de comparer sur nous-même. la constante uréo-sécrétoire obtenue au sol après le vol avec notre constante habituelle.

Pour ce faire nous avons profité des vols au cours | desquels nous pratiquions l’épreuve d'élimination de la phénolsulfonephtaléine, ces vols étant les plus importants que nous ayons effectués.

: Technique de nos recherches. Ne oi Ro Pi

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