à 0.58 Laudat
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Les discordances déjà trouvées pour les valeurs. absolues du Chlore plasmatique et du Chlore globulaire expliquent les variations de leur rapport selon les auteurs. L'on peut cependant admettre que normalement . CI globulaire
le chiffre d Li ee Sie a CI plamastique
est 0.50.
Mais ce qui importe le plus c’est de savoir s’il est rigoureusement fixe. Ambard estime qu'une variation de deux unités à la deuxième décimale constitue une anomalie. Thiers partage la même opinion; mais pour des raisons de prudence il élargit le champ des variations physiologiques : il préfère calculer le rapport CI plamastique ;
CI globulaire appréciables etil pense que le chiffre normal étant 2, il n’y a pas d’anomalie entre 1,90 et 2,10 (c’est-à-direentre 0,53 et 0,47 selon la formule habituelle CI G. R./CI P. Landau trouve chez desconvalescents des rapportsentre 0,47 et 0,55 ; au-dessus de 0,55 il estime qu’il y a acidose: au-dessus de 0,60 acidose grave. Par contre Bénard, Laudat, Lenormand, Rathery observent des variations importantes du rapport chez des sujets sains
parce que les variations en sont plus
en apparence.
D. — Interprétation et valeur des résultats anormaux
Le dosage de la chlorémie donne des résultats de deux ordres : quantitatif en faisant connaître les valeurs absolues du CI plasmatique et du Cl globulaire ; CI globulaire CI plasmatique.
qualitatif en indiquant le rapport
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Comment renseignent-ils sur une rétention chlorée ou une chloropénie ou sur un état d’acidose ?
On saisit encore ici les différences qui séparent l’étude de la chlorémie et celle de l’azotémie : un taux d’urée donné indique de manière suffisamment précise la teneur de cette substance dans l'organisme ; la chlorémie au contraire s'exprime par deux chiffres dont il peut être difficile de connaitre la signification, surtout quand ils divergent. Mais leur intérêt (et aussi les dangers d’une interprétation erronée) vient de ce que nous disposons de procédés thérapeutiques plus puissants pour rétablir l’équilibre du Chlore que pour diminuer lhyperazotémie.
Quand les deux chiffres : CI plamastique et CI globulaire ont varié dans le même sens, la conclusion est facile à tirer: il y a chloropénie s'ils ont diminué, rétention chlorée s'ils ont augmenté. Cependant si le rapport est fortement modifié, ilfaudra, nous le verrons, en tenir compte.
Mais quand le CI plasmatique et le CI globulaire ont varié en sens inverse, l’un ayant augmenté, l’autre diminué,que penser ? Lequel des deux chiffres est le plus important à considérer ? Leur signification est sans doute différente : l’un, le Cl plasmatique « compte pour les échanges et là régulation du milieu intérieur » ; l’autre, le CI globulaire représenterait le Chlore des tissus et c'est celui-ciqui « compte pour les désordres fonctionnels de la maladie » (1). Le rapport CI G. R./CI P. don-
(4) Acxarp, — S. M. H , 24 avril 1930,
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nerait aussi une indication sur le degré de l'i ns tion par le Chlore des albumines tissulaires.
Ainsi quand il n’existe pas d’hypo, ou d’'hyperchlorémie globale, on peut interpréter les chiffres selon les règles suivantes :
L'augmentation du Cl globulaire et l'élévation du rapport témoignent en faveur d’une rétention du CI ; — la diminution du CI globulaire et l’abaissement du rapport, en faveur d’une chloropénie.
La valeur de ces données est éprouvée par les comparaisons qui ont été faites entre le Chlore du sang et le Chlore des tissus dosé après la mort.
Tout d’abord dans les cas d’hyperchlorémie globulaire frarche, il ne semble pas que l’on ait relevé de discordances entre le Chlore du sanget celui des tissus; en particulier, dans les cas de rétention chlorurée sèche décrits par Blum, les dosages du sang total et des tissus indiquaient une augmentation parallèle de leur teneur en Chlore. Par conséquent, une hyperchlorie globulaire avec élévation du rapport permet légitimement de porter le diagnostic de rétention du Chlore.
De même la chloropénie de l’occlusion intestinale haute à été confirmée expérimentalement par les dosages du Chlore dans les tissus et, bien que l’on paraisse s'être contenté de connaître le Chlore plasmatique, on a toujours trouvé une diminution correspondante du CI tissulaire. Puisque l’on a tendance à généraliser aux occlusions basses la méthode de chloruration, il serait prudent, pour se mettre à l’abri de tout risque et aussi pour comprendre le mode d’action des solutions hyper-
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toniques, de n’emplover celles-ci qu'après avoir dosé le CI plasmatique et le Chlore globulaire.
C'est seulement chez des malades atteints de néphrite que l’on à observé soit des discordances entre le Chlore du sang et le Chlore des tissus, soit des accidents déterminés par la chloruration. Ce sont ces cas que H. Thiers désigne sous le nom-de « fausses chloropénies » (1). L'étude de quelques observations va permettre de voir dans quelles conditions on les observe et comment on pourrait les soupçonner.
Dans l'observation IX de la thèse de Lenormand, la dimiaution du chlore fglobulaire et du rapport C1 globulaire/Cl plasmatique contrastent avee une forte augmentation du Cl bulbaire. La veille de la mort, le malade étant dans le coma etayant une respiration du type Kussmaül, l'examen du sang avait donné ces résultats qui à première vue indiquent un déficit du chlore tissulaire :
Chlore plasmatique..... 3,72 » globulaire...... 1,45 RADPONS EE PE eee 0,38 LÉTOE US SE er 4,71 RAS CRE A 9
Or on trouve en dosant le Chlore dans la bulbe le chiftre très élevé de 2,21 %o-.
Cette discordance pourrait peut-être être expliquée ainsi : la surcharge du bulbe en Chlore a déterminé l'excitation du centre respiratoire : un rythme de Kussmaül s'établit et par une excessive ( ventilation alvéolaire » détermine une chute du CO2 alvéolaire et par suite une formule sanguine
(4) Soc. Med. Lyon, 8 avril 1930, d’après Presse Médicale.
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d'alcalose gazeuse (1) : très forte diminution du rapport CI G. R./CI PI. (due au passage du Chlore globulaire dans le plasma), et de la réserve alcaline. A
Si, comme Thiers, l’on admet que les échanges entre le sang et les tissus d'une part,le plasma et les globules d'autre part, se font dans le même sens, il se produirait une sorte d'effort pour débarrasser les tissus du Chlore qu'ils retiennent en excès.
Dans l’observation de Thiers (2), les résultats des dosages étaient :
CI plasmatique..... 2,23 Cisclobnlaires 2e 1,42 RADpOr EP as Les 0,63 LÉ NEMÉENNETE 44
EL OO RES: PRE LEBOAERE EME Se 4,87
Mais dans les viscères, l'excès du Chlore et de l’eau s’opposaient à la diminution de ces éléments dans le sang.
Il faut remarquer que dans ce cas, la forteélévation du rapport érythroplasmatlique s'inserivait contre le diagnostic ferme de chloropénie tissulaire. Dans les vraies chloropénies, la R. A. est normale ou élevée, le rapport chloré diminué.
L'interprétation de Thiers est la suivante : l’intoxication acide a chassé le CI et l’eau du sang vers les tissus de même que,dans l'expérience d'Hamburger CO* les chasse du plasma vers les hématies.
(1) L’alcalose gazeuse se produit quand le CO? diminue ; pour équilibrer cette diminution (c’est-à-dire pour maintenir constant le pH qui est CO? NaH CO‘ H:
ve:sement, elle s'élève dans les cas d’acidose gazeuse, c'est-à-dire d’aci. dose par excès de COZ.
(2) Soc. Biol. 15 avril 4929, p. 1212 ; obs. 7 in Journal de Méd, de Lyon 20 avril 1929.
fonction de la relation |: la R. A (ou CO3 NaH) diminue aussi. In-