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que nous pratiquons le tubage duodénal. L'aspect de la bile n'offre rien d’anormal microscopiquement. Au microscope, on trouve des cellules pavimenteuses, de nombreux microbes vraisemblablement d'infection pharyngée, et quelques cris- : taux de bilirubinate de chaux. A la culture, il ne se développe aucune colonie de colibacille. L’hémoculture reste négative.
Dans cette observation, nous relevons donc une histoire nette de colibacillurie qui paraît la première en date ; avec poussées aiguës à l’occasion desquelles s’est développée une complication hépato-biliaire, attestée par l’ictère franc de 1930 et le subictère apparu au cours de crises ultérieures. A cette complication pourraient être rattachés certains troubles digestifs tels que l’anorexie et les vomissements bilieux. La cause de tous ces accidents est vraisemblablement la constipation dont souffrait déjà la malade lors de sa première grossesse et qui n’a fait que s’accentuer avec les troubles génitaux annexiels, qu’elle a présentés ensuite. L'absence de colibacille dans la bile s’explique de deux façons. Ou bien le colibacille n’est pas fixé par l'appareil hépato-biliaire et n’apparaît que passagèrement au moment des crises. Ou bien le colibacille est fixé dans la paroi même de la vésicule et peut-être passe dans la bile pendant les poussées infectieuses. Quoi qu'il en soit ilsemble bien que chez cette malade on puisse parler d’un double syndrome urinaire et biliaire, le premier influençant le second.
Obs. IX. — La seconde observation a quelques points communs avec la précédente et c’est pourquoi nous la citons bien qu’elle s'éloigne de notre sujet au point de vue bactériologique. Le bacille identifié dans les urines est en effet un pneu- mobacille de Friedlander.