RASE
de cette possibilité est fournie par les réactions générales que l’on obtient parfois par ingestion de vaccin colibacillaire à doses trop élevées.
Cette stase entraîne outre la bactériémie, une résorption toxique qui ne va pas sans retentir plus ou moins gravement sur l’état général. La langue est saburrale, l’haleine fétide, l’appétit capricieux. A une intoxication plus profonde correspondent la céphalée, les migraines à répétition, l’asthénie parfois compliquée de troubles psychiques. La température est variable : souvent, elle paraît normale, mais si l’on a soin de la prendre régulièrement matin et soir, on constate de petites élévations thermiques entre 3795 et 389. Sur ce fond chronique se détachent parfois des épisodes aigus, tels que ceux présentés par la malade du Dr. HEITz-BoYER, avec frissons violents, température à 409, vomissements, qui traduisent la septicémie colibacillaire.
L'examen radiologique confirme les données de la clinique en mettant en évidence, par l’étude du transit intestinal, la stase colique. Un lavement baryté peut être aécessaire pour préciser la morphologie du gros intestin.
Enfin, le laboratoire fournit également des renseignements intéressants par l’étude des selles. Il faut rechercher en particulier les parasites intestinaux ; ascaris, trichocéphales, toenias, qui peuvent être à l’origine de la colibacillose. Tous les auteurs insistent sur la fréquence avec laquelle on trouve des parasites intestinaux au cours des colibacilloses. L’amibiase est quelquefois en cause comme l’a signalé RAVAUT. Il est probable que c’est le cas de l’observation Bar... que nousavons citée
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plus haut bien que les seuls parasites retrouvés aient été des lamblias.
C’est la coprologie qui précisera également les troubles de fermentation ou de putréfaction de certaines diarrhées. = Enfin, la recherche et la mesure de l’indicanurie seraient pour HEITZ-BOYER et GRIGAUT un signe important, témoin de la perméabilité anormale de la paroi intestinale.
Nous voyons donc par cet exposé que colibacilloses biliaire et urinaire ont même origine intestinale. Les deux syndromes peuvent ainsi soit rester isolés, soit se combiner en réalisant des tableaux clinique variés.