PROTOXYDE DE NICKEL
a) Etude du système Fe?O*(FeO.Ni0). — De même que dans les ferrites mixtes Fe?0*(FeO.CoO) on observe dans le système Fe?O*(FeO.NiO) une variation continue des propriétés d’un oxyde à l’autre (tableau I, fig. 20).
La courbe des points de Curie est régulière et présente une légère convexité vers les basses températures.
b) Etude de la substitution. — Sous l’influence de quantités croissantes de NiO, le point de Curie de Fe’O* s'élève jusqu’à la température limite de 600° (fig. 21, tableau II) et le paramètre cristallin passe de 8,38 à 8,33 A. Ces valeurs extrêmes sont voisines des valeurs caractéristiques attribuées au ferrite de nickel. Nos déterminations, en accord avec les résultats de Passerini (28), nous ont donné en effet pour Fe?03. Ni0 les valeurs : |
be = 5950 a = 8,34 À
L'abaissement du point de Curie de 6000 à 580° que l’on observe pour les teneurs en NiO supérieures à 4o o/o doit être attribué à la dissolution de l’excès de NiO dans le ferrite de nickel formé par substitution; la formation de cette
solution solide s'accompagne d'un abaissement du point de Curie du ferrite de nickel de 15 à 20°.
Le protoxyde de fer libéré par la réaction n'a jamais été mis en évidence, par contre l’analyse thermomagnétique a révélé la présence de nickel, identifié par son point de Curie à 3500.
Cette constatation est en accord avec les résultats exposés au chapitre IV d’après lesquels NiO est réduit par FeO. vers 800° suivant la réaction :
3FeO + NiO — FeO# + Ni
La réaction de substitution doit alors s’écrire dans ce cas particulier :
3[Fe203%FeO + NiO — Fe?OSNiO + Fe0] 3FeO + NiO — FeO* + Ni 2Fe30* + ANiO — 3Fe2O3Ni0 + Ni