NOMBRE DES SPORES DANS UNE PLASTIDE
Certains auteurs ont décrit plusieurs spores dans la même cellule bactérienne.
MÜHLSCHLEGEL n’a jamais vu deux spores dans la même cellule et, lorsque par hasard ce fait semblait se produire, il était possible de mettre en évidence une fine cloison qui les séparait.
Dans mes recherches Bacillus lactis niger GORINI, type Rb ne présente qu'une seule spore par plastide.
COLORABILITÉ
‘Dès 1894, KINSCHERF attribue la colorabilité spéciale de la spore à sa membrane, tandis que BUNGE (1925) incrimine la substance même de la spore. Même au début, bien qu'elle soit encore dépourvue de membrane, la spore est déjà acidorésistante et se comporte donc comme la spore adulte.
Chez les spores en voie de germination, on assiste à la disparition de la colorabilité spécifique. Ces faits peuvent être imputables soit à des phénomènes d’hydratation (gonflement), soit à l'organisation du bâtonnet germinatif à l'intérieur de la spore.
Contrairement à BUNGE, À. MEYER pense que la membrane joue un rôle primordial dans la coloration des spores.
Pour MÜHLSCHLEGEL, c’est le noyau qui est cause de la non-colorabilité des spores par les méthodes usuelles,
MAD NAKANISHT, étudiant la sporulation du Bacille du charbon est conduit
à distinguer :
1° Une forme ovale, fortement réfringente, munie d’une membrane épaisse. Cette forme n’est pas colorée par le bleu de méthylène; il l’appelle forme a;
2° Une spore $, plus grande, plus ronde, que la forme «. Elle se colore facilement par le bleu de méthylène en montrant un ou deux noyaux ;
3° Une forme y sensiblement semblable à la précédénte, mais elle est souvent un peu plus ronde. Enfin, elle présente fréquemment sur le côté : un point saillant coloré en bleu. Dans cette troisième forme, il n’y aurait pas de noyau.
La littérature relative à la sporulation est extrémement abondante (1). Nous ne pouvons donc pas résumer toutes les recherches ayant trait aux différences de formes chez les spores d’une même espèce bactérienne. Mais, nous pouvons retenir, comme un fait établi depuis 1901 déjà, qu'une Bactérie qui avait fait l’objet d’un nombre considérable de mémoires présentait trois types de spores absolument différentes, et ce sont des observations de ce genre qui m'ont conduit à rechercher si, parmi les trois types dissociés de Bacillus lactis niger GORIN, il ne serait pas possible d'observer des différences importantes dans la sporulation.
LASSEUR a toujours eu un faible pour les Bactéries chromogènes, et depuis de longues années Bacillus mesentericus niger LUNT faisait l’objet de recherches systématiques au Laboratoire de Microbiologie.
M. le Professeur Gorini a bien voulu nous adreser une culture de
Bacillus lactis niger GORINI (1894).
Par suite d’une erreur matérielle, Lasseur, A. Dupaix-Lasseur et J.-G. Marchal attribuent des spores au type Ra, spores qui, en réalité, ne se voient qu'avec le type Rb. A la demande de M. Lasseur, j'ai tenu à rectifier cette erreur. C’est ce qui m’a conduit à l'étude de la sporulation chez les trois types dissociés.
(1) Tout récemment Robert L. STaARkEY, savant Microbiologiste américain, a étudié au Laboratoire du Professeur KLUYVER à Delft, la sporulation chez Vibrio desulfuricans. Ce travail, comme tous ceux issus du célèbre Laboratoire de KLuvy- VER, est riche en idées nouvelles et projette une lumière singulière sur la Biologie des microbes de réduction des sulfates,
LR Ya
Sporulation chez Bacillus lactis niger GORINI