MODE OPÉRATOIRE EMPLOYÉ
J'ai effectué tout d’abord une solution aqueuse de fuchsine basique: R. A. L. à 0,10 p. 1.000, à laquelle j'ai ajouté des quantités progressives de formol Codex, selon le protocole ci-dessous :
Des tubes a, b;°c, dre, f, g, h, 1,,7, À reçoivent rchacun.10 cm° de la solution, puis j'ajoute au tube a 0,5 cm’ de formol Codex, au tube b 1 cm*, au tube c 2 cm*, et ainsi de suite, cuant au tube k, la quantité de formol ajoutée atteint 10 cm*.
D'autre part, j'effectue 3 suspensions, l’une de B. lactis niger GORINI type Ra, l’autre de B. lachis niger GoriNt type Rb, la troisième de B. lactis niger GORINI type S. Ces suspensions renferment environ 4 milliards de germes au centimètre cube. Les culture, sur gélose inclinée, sont mises à l’étuve à 37° C. pendant 12 heures.
(1) Dans une planche colorée.
PARANES
Pour chaque type, je répartis 11 cm° de suspension dans 11 tubes stériles, à raison de 1 cm de suspension par tube.
J'ajoute alors au premier de ces tubes 1 cm° du mélange a; au second, 1 cm° de mélange b; au troisième, 1 cm° de mélange c, et ainsi de suite jusqu’au onzième tube qui reçoit 1 cm° de mélange à parties égales.
Après 5 heures de contact, j’examine entre lame et lamelle pour savoir quelle est la concentration en formol la plus favorable et la plus élective.
Pour l’ensemble des essais, les colorations les plus belles ont été obtenues avec le mélange c constitué par 2 cm° de solution de fuchsine à 0,10 p. 1.000 et 10 cm° de formol Codex.
Une légère centrifugation préalable permet :
[° D'enrichir la suspension en éléments colorés ;
2° D'éliminer le liquide coloré et d'examiner le matériel en eau physio-
logique.
RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX
Lorsque l'examen microscopique porte sur un assez grand nombre d'éléments bactériens, j’observe les faits suivants. Tout d’abord, la fuchsine formolée montre non seulement les parois latérales et les cloisons transversales, mais ‘encore, les amorces de cloisonnement décrites par GUILLIERMOND. Ces dernières se perçoivent avec une très grande netteté. La spore, chez une plastide non colorée, a toujours une très grande réfringence, et aux radiations où je l'examinai, elle paraissait avoir un éclat bleuté. L'apparition de la spore n’entraîne pas une modification profonde de la plastide ni l'apparition de figures semblables à celles observées avec Bacillus butyricus et Bacillus tetani, et nous retrouvons là un fait signalé par GORINI dès 1894.
Dans mes ‘essais, comme dans ceux de mon illustre devancier, M. le Professeur C. GORINI, la spore est en général centrale ou très légèrement « déportée » vers une extrémité.
De nombreuses plastides montrent à chaque extrémité une petite condensation qui se colore en rouge. Nous retrouvons donc là, avec un autre colorant, l’existence d’un petit corps figuré sous forme de grain coloré. 1 m'est impossible de me prononcer sur sa nature protéique, lipoïdique ou glucidique.
Quel que soit le colorant utilisé, cette condensation se colore de façon plus intense que le reste de la plastide. Elle est plus chromatique et semble bien jouer un rôle dans la formation de la spore.