CHAPITRE PREMIER
Dimensions de la plastide
Les caractères étudiés peuvent se ramener à deux groupes:
Les uns sont d'ordre morphologique ;
Les autres sont d’ordre physiologique.
Il parait logique d’envisager d’abord les dimensions des trois types de Bactéries. ;
: Nous pouvons poser en principe que dans les conditions d’expérience envisagées, les différents facteurs d’action ne m'ont pas permis d’obtenir des formes filtrables. Sous ces réserves, voyons comment ont pu varier les dimensions des types Ra, Rb, et S (1).
Le Doyen des Membres Honoraires de l’Association. des Diplômés de Microbiologie de Nancy, M. le Professeur émérite ALMQUIST, auquel j'adresse ici l’expression de ma profonde et respectueuse admiration, a décrit, en étudiant les fructifications des microorganismes, un cycle assez compliqué.
Pour Arthur MEYER (1912), la plastide sporulée ou sporange, offre en général des dimensions et des aspects différents de ceux des plastides issues de la division par cloisonnement.
Lasseur et ses Collaborateurs ont, eux aussi, constaté les variations
(1) Les êtres vivants sont sensibles aux agents physiques tels que la température et la pression, et aux agents chimiques. Ces derniers agissent par leur constitution, leur concentration, leur degré de dispersion inicellaire, moléculaire, ou ionique. Les Bactéries qui, par toute leur surface, sont baignées par le liquide nutritif, sont infiniment plus sensibles et présentent un polymorphisme beaucoup plus grand que les êtres vivants d'organisation plus compliquée.
Il ne faudrait pourtant pas ramener les Bactéries a de petits cylindres, ou à de petites sphères, on y distingue une couche limitrophe: la membrane, des grains, des organes moteurs, des vacuoles, des substances de réserve, telles que graisses et protéines. Enfin, chez de nombreuses Bactéries, on observe un cycle assez compliqué, ce qui est le cas chez les Bactéries sporogènes.
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de la forme d’une même souche bactérienne avec l’âge de la culture. Non seulement les Bactéries sporogènes, mais encore les non sporogènes, telles que les. germes fluorescents, peuvent offrir un cycle assez compliqué (LOT):
Lorsqu'on jette un coup d'œil, même rapide, sur deux préparations, l’une de Colibacille ou de Bacille typhique provenant de bouillon peptoné, l’autre des mêmes germes provenant de bouillon peptoné phéniqué, on constate des différences morphologiques importantes. Mais, il n’est pas besoin de recourir à l'agent chimique pour percevoir ces variations dans les
dimensions, et c’est là que nous ferons intervenir les artifices de prépa-
ration ou Q artfact ».
Examinons par exemple sur le frais une hémoculture. Nous percevéns de longs bâtonnets très mobiles ou assez mobiles qui se déplacent entre les hématies avec des vitesses différentes.
Fixons par la chaleur cette même préparation, colorons-la par la méthode de Gram, nous voyons que les- plastides ont considérablement diminué de longueur et de largeur. Ce fait nouveau est dû uniquement à la fixation par la chaleur. C’est donc une cause d’erreur qu'il faudra éviter dans l'étude de la variation des types dissociés (1).
Nous allons maintenant étudier les différences de dimensions des types Ra, Rb et S de Bacillus lactis niger GorInt.
Les quelques causes d'erreur que nous venons d'envisager nous conduisent à ne comparer entre elles que les plastides venant du même milieu nutritif, cultivées dans les mêmes conditions, fixées ou colorées par la même méthode, ou préférablement non colorées.
Comparons d’abord ces plastides colorées par la méthode de Gram. Nous notons en première approximation que les plastides du type Ra sont plus grandes que celles de Rb et S. Etudions maintenant le problème avec plus de précision. Essayons de représenter la population bactérienne de chaque type dissocié. Pour représenter la population bactérienne, nous utiliserons le mode graphique, qui nous avait été proposé par le Profes-
(1) On sait depuis les beaux travaux de Gorrmrtr. (1901) que les dimensions de Bacillus graveolens varient suivant que Îles plastides sont désséchées et montées dans le baume, ou desséchées et montées dans l’eau.
Exemple. - Arthur MEYER cite: B. graveolens: Matériel vivant monté dans H20, 1,5 micron de large. Matériel desséché et coloré à la fuchsine monté dans H?20, 1,39 micron de large. Le même monté dans le baume, 1,11 micron de large.
GRIMME (1902) estime que la largeur des Bactéries desséchées montées dans H2O et montées dans le baume varie dans le rapport de 3 à 2.
NEPvEUx (1920) signale des faits analogues avec B. Bruntsii.