‹ Étude de la morphologie maxillo-dento-faciale et des méthodes appliquées à la réduction de ses irrégularitésChapitre 14 sur 47 · FIG · texte numérisé non relu

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« Constituée par une plaque métallique, comme dans la figure ci-dessus plane, indéformable que l’on place entre les mâchoires et que ces dernières maintiennent en place par simple contact, alors que la petite cale index A est appuyée contre les incisives pour marquer le point incisif, l'autre

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index B, dont on connaît la distance au point À, permettra de repérer le point incisif sur la photographie bien que l’on ne voie rien de la jauge.

» L'angle que fera la direction de la jauge avec la ligne naso-insulaire servira à déterminer et à mesurer la situation des lignes cuspidiennes, sur la photographie en même temps que les index serviront de repérage au point incisif ».

Nous pouvons done classer nos types morphologiques maxillo-dento-faciaux en :

transfrontal des maxillaires supérieur et inférieur, c'est le prognathisme de Topinard.

cis-frontal des maxillaires supérieur et inférieur c'est le

rétrognathisme.

transfrontal du maxillaire supérieur.

transfrontal » . inférieur.

cis-frontal » supérieur.

cis-frontal » inférieur.

orthofrontal c’est l'orthognathe.

Les termes ci-dessus s'appliquent uniquement à la morphologie osseuse; les anomalies de direction des dents étant définies par les expressions protrusion, rétrusion, qui caractérisent la disposition des dents sur les maxillaires, c’est à-dire les rapports des points incisifs sur un plan frontal.

Protrusion et rétrusion s'adressent aux versions dentaires uniquement ; la race prognathe, par exemple, se présente nor-

malement sans protrusion ni rétrusion.

Profiloscopie.

La hauteur de la tête est mesurée par la distance verticale qui sépare le vertex du menton; Testut considère qu'elle

Fauconnier 4

atteint en moyenne 18 à 20 centimètres, soit Les 13 p. 100 de la hauteur totale du corps; elle subit des variations sexuelles et ethniques, et change avec l'âge de l'individu.

Ce qui nousintéresse dans la tête, c'est là face qui estreprésentée par le mas&if osseux où se loge la portion initiale des deux grands conduits respiratoires et alimentaires.

Normalement les bosses frontales, l'extrémité antérieure de la lèvre supérieure et la pointe du menton doivent être sur une même droite. En voyant le patient ou sa photographie dans une attitude à déterminer, on peut se rendre compte s'il y a avancement de la partie antérieure du maxillaire supérieur ou rétrusion du maxillaire inférieur et, suivant le cas, le traitement diffère du tout au tout.

Ces déformations du profil, dues à un défaut dans l’articulation temporo-maxillo-dentaire, sont de toute importance à diagnostiquer.

Il faut donc, avant tout travail, prendre le masque du patient, en faire faire la photographie. Certains ont même préconisé la radiographie.

IL faut, pour mesurer les difformités en tous leurs côtés, recourir à des appareils spéciaux : profilomètres et goniomètres.

Les modèles moulages des mâchoires seront pris très exactement. Ils resteront les témoins du travail effectué.

Sauvage fut le premier au siècle dernier à construire un appareil permettant de prendre la silhouette du sujet à une échelle de réduction déterminée.

Le D' Bozo signale dans un article de la Revue de stomato- logte de 1909, la répétition de l'appareil de Sauvage, quant à son principe, en un appareil primé à l’un des derniers concours Lépine et dénommé profilographe.

Il énumère également « le céphalomètre d'Antelme, le

dagraphe de Gavard simplifié et perfectionné par Broca sous le nom de stéréographe, qui sont autant d'appareils très précis de dessin direct. Le stéréographe de Broca est employé couramment par les anthropologistes, mais il est coûteux, délicat et demande une main exercée à son maniement ».

Malheureusement ces appareils ne donnent pas des profils d'une exactitude absolue, ces procédés nécessitant une instrumentation compliquée et peu à la portée du simple praticien.

Le D’ Bozo, envisageant la question sous un nouveau côté, a proposé de photographier l'ombre projetée par le profil. « J'ai fait construire, dit-il, un profiloscope, il ressemble dans ses lignes générales à un appareil d'agrandissement à mise au point fixe; c'est une chambre noire en forme de tronc de. cône ; la base la plus large reçoit un verre dépoli qui sere l'écran de projection, l'autre reçoit une plaque sensible ; entre les deux se trouve un objectif muni d'un obturateur à pression. tout ce qui se projettera sur l'écran avec un éclairage convenable sera donc enregistré sur la plaque ».

On place le profiloscope de façon que l'écran affleure l'oreille ; on monte la règle de réduction et son support sur la glissière, on place sur le nez et le front du sujet un trépied de repérage composé d’une lame de cuivre échancrée en un point pour la racine du nez et en deux autres pour le front. La source de lumière artificielle sera placée le plus loin possible de l'écran.

On obtient ainsi des profils rigoureusement identiques. La présence de la règle et de ses index permet, par des mensurations précises, de comparer entre eux les clichés obtenus au cours de l'intervention.

‘On a appliqué les procédés directs de photographie à la reproduction fidèle des profils, et l'identification, par la

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photographie de face et de profil, est une des méthodes actuellement en usage à la préfecture de police de la Seine, au service d'anthropométrie. C’est un procédé auquel nous aurons recours dans tous les cas, il suffit que le tirage soit fixe et les figures Siluées à la même distance de l'objectif seront loujours réduites dans la même proportion.

On peut faire la mise au point en modifiant la distance qui sépare la plaque du centre optique de l'objectif, en faisant varier le tirage de la chambre, ou laisser constante la valeur du tirage et obtenir la mise au point en changeant l'objectif.

Le tirage de la chambre noire étant, par exemple, de 15 centimètres, le profil, devant se trouver sur le premier plan de front de l'image, sera mis à 1* 50 de l'objectif et sa réduction métrique sera d’un dixième. S'il est à 3 mètres de l'objectif, sa réduction sera du vingtième.

Le docteur Pierre Robin a décrit, dans la Revue de stomatologie, un procédé pour obtenir les photographies au tiers.

« Le patient étant debout ou assis, vous prenez un pied à coulisse un peu grand, vous appliquez une des pointes au

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niveau du point insulaire, l’autre passant par le plan de la pointe du nez. La distance étant lue, vous en prenez le tiers, puis vous découpez dans une carte de visite une vaste encoche répondant à cette dernière mesure — sorte de fenêtre que vous envoyez au photographe en lui recommandant de mettre au point le profil du patient, de telle sorte que le pointinsulaire et la pointe du nez soient compris exactement dans l’encoche ainsi envoyée — vous joignez un schéma d’une face indiquant le point insulaire et la façon de placer la carte (fig. 3).

» En opérant ainsi, il est impossible de ne pas avoir le profil demandé. N'importe quel photographe un peu intelligent est capable de réaliser ces desiderata. On recommandera, en outre au praticien, de réaliser une photographie à lignes nettes et à ombres violentes ».

Connaissant les caractéristiques du profil normal, sachant les exprimer en un langage bien défini, pouvant les reproduire par des procédés fidèles, nous pouvons étudier quelles transformations du profil amènent les anomalies dentaires et des maxillaires. Nous pouvons avoir une hypertrophie du maxillaire supérieur avec un maxillaire inférieur normal, ou une hypertrophie du maxillaire supérieur avec un maxillaire inférieur lui-même atrésié, ou une hypertrophie de tout le massif facial inférieur, ce qui donnera du prognathisme; la même réciprocité peut se faire et il en résulte des variétés à l'infini.

L'éversion ou la rétroversion des incisives supérieures ou des inférieures transformant l'inclinaison des lèvres, déformera un profil sans qu’il y ait nécessairement d'anomalie osseuse, mais ces cas indépendants sont rares.

Enfin deux maxillaires, à peu près normaux et semblant faits pour s'adapter l’un à l'autre physiologiquement d'une manière satisfaisante, pourront être très mal articulés de par

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une anomalie de l'articulation temporo-maxillo-dentaire.

Sur ce profil anormal, on voit, le plus souvent, les déformations, déjà accentuées lorsque les muscles de la face sont au repos, augmenter considérablement dans le rire ou le pleurer. :

Les variations essentielles se localisent au niveau des orifices palpébral, nasal, labial. Quant au rire et au pleurer, leur expression se lit surtout au niveau de la bouche et de l'œil.

Il résulte des jeux de physionomie, des changements de forme et de dimension de ces divers orifices. L'orifice buccal est limité par les replis musculo-membraneux que sont les lèvres qui ont une direction curviligne et qui sont moulées sur les arcades alvéolo-dentaires qu’elles recouvrent.

. Les muscles releveur superficiel et releveur profond de la lèvre supérieure et de l'aile du nez, le buccinateur, le triangulaire des lèvres et le carré du menton, nous intéressent particulièrement, Autour de la bouche, ils combinent les divers jeux de physionomie,

Lorsqu'on examine un sujet à l'état d'occlusion, normalement les deux lèvres sont rapprochées et l’orifice buccal, qui apparait sous l'aspect d'une simple fente transversale, répond à la ligne de contact des deux lèvres.

Les lèvres reproduisent la direction curviligne des arcades dentaires sur lesquelles elles s'appliquent et la direction anormale de ces replis musculo-membraneux laisse prévoir sur une bouche fermée une anomalie de l'orientation du grand axe des dents.

Le sourire tire en haut et en arrière les commissures des lèvres; le bord libre de la lèvre supérieure, de convexe devient rectiligne, cette lèvre s'élèvera légèrement en mettant les dents à découvert.

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