OBSERVATION G
Publiée par M. le Dr Romix.
Cette observation comprend la planche XX. Il s'agit de Mn C..., âgée de 30 ans.
GRAVURES Gr et Gr. — Gette dame a eu jusqu'à l'âge de 95 à 26 ans de très belles dents, merveilleusement rangées. À partir de cette époque, elle constata qu'au niveau des incisives il se pro-
duisait une sorte de tassement; inquiète, elle alla en consultation
et un traitement fut institué à l’aide de soies. Il sembla tout d abord que le résultat fut bon, au moins pour arrêter les progrès, mais dès que la soie élait relâchée, les dents se tassaient davantage. Quand nous vimes celte malade, nous lui fimes, en mai 1911, un monobloc qui fut très bien porté, cet appareil étant dissimulé dans la bouche. Nous n'avons pas mis le modèle Gn intermédiaire, il n'aurait rien ajouté à la clarté des résultats acquis en dix-huit mois. R
Actuellement la malade doit porter encore un appareil de contention monobloc sans vis, simple tapissage de la paroi linguale de la cavité buccale, décrit plus haut.
Les incisives inférieures sont séparées par un diastème; les sensations de coercition très ‘gênantes ont disparu et, chose plus importante, la respiration nasale qui avait toujours été défectueuse est devenue parfaite, conséquence logique de la dilatation importante obtenue au maxillaire supérieur.
Cette observation est intéressante d’abord parce qu’elle réalise le redressement de dents par le monobloc chez une personne qui n'aurait ni pu, ni voulu, à 30 ans, porter un appareil inamovible, ni s'astreindre aux nombreuses visites à notre cabinet, et comme un appareil de rétention est indispensable, il est inadmissible de supposer qu'une femme, à Paris, ait consenti à rester plusieurs années avec un appareil constitué par des bandeaux et des bagues devant et sur les dents, ces bagues et-ces bandeaux fussent-ils en or.
Cette observation est ensuite intéressante à cause des résultats fonctionnels respiratoires qui furent obtenus et conservés. L'intérêt de l'appareil de contention amovible, pouvant être porté à
volonté le jour et surtout la nuit, n'échappera à personne.
OBSERVATION H Personneile.
Me: W..., 24ans. à *
Cette observalion est malheureusement privée de gravure dans cet ouvrage.
Nous signalons celle observation, non pour les résullats que nous en avons obtenus, mais pour élablir par un document ce que peut devenir une régularisation faile par coercition pure et simple des dents : Lirer ou pousser sur les dents pour les meltre en rang suivant une courbe délerminée. Ce résultat ne prouve qu'une chose, c'est la malléabililé des ligaments et du procès alvéolaire, et. peul servir de démonstralion à la théorie ligamentaire du docteur P. Robin, qui rend si lumineuse la cause de la régression des redressements immédiats en opposition avec ceux que nous avons décrits et que l’on peut appeler médiats..
Mie W... nous dit que ses dents furent redressées deux fois en
Amérique et:que chaque fois elle à beaucoup souffert, qu'elle a porté fort longtemps des appareils de contention visibles, mais que la correction n'a jamais duré plus d'un an à dix-huit mois avant d'être revenue à l'état actuel.
Comme notre redressement et sa contention doivent se faire avec un appareil invisible, indolore, amovible, permettant l'hygiène de la bouche, elle veut bien entreprendre le traitement de ses. irrégularités dentaires. Elle ne craint plus également de voir de nouvelles lésions tissulaires affecter ses dents par le port d'appareils inamovibles.
. Nous fimes au mois de mai un monobloc à glissière à Mlle W... Elle s'y habitua rapidement et le porta très consciencieusement. Elle sentit très vite des modifications se faire, mais pas assez grandes cependant pour être appréciées sur des modèles repro-
duils en gravure.
M'e W..., cantatrice distinguée, reconnut rapidement l'influence de son appareil sur sa respiration nasale, bien que nous ne lui avons pas fait le saut de l'articulation. Mais le fait de porter l'appareil oblige à la respiration nasale qui devient, de ce fait, plus facile. S'évertuant à porter l'appareil le jour, le plus possible, l'appareil l'oblige, dit-elle, à des exercices de diction très favorables à ses chants.
Nous sommes heureux de constater qu'en somme, les seuls qui se soient plaint de l'encombrement du monobloc, ce sont les praticiens qui ne s'en sont pas servi pour essayer de guérir des irrégularités graves chez leur malade.
Ayant eu comme eux, au début, avant toute étude des faits, la même appréhension, nous fûmes si rapidement et si complètement convaincu de notre erreur dès que nous vimes des malades traités par le monobloc, que nous n'avons pas hésilé à demander au docteur Pierre Robin de nous autoriser à faire de cette étude
notre sujet de thèse inaugurale.
Fauconnier 19
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