‹ Étude De La XIIᵉᵐᵉ Cote Et De Ses Variations Application À L'incision LombaireChapitre 16 sur 27 · DISSECTIONS · texte numérisé non relu

DISSECTIONS

Il nous a paru, étant données les grandes variations qu’on rencontre dans l’aspect radiologique des dernières côtes qu’il pouvait être intéressant de vérifier sur le cadavre jusqu’à quel point le ligament lombo-costal jouait bien toujours son rôle de protecteur de la plèvre.

Cette étude nous a montré d’assez nombreuses variations de la plèvre et du ligament pour nous amener à penser qu'on pouvait se fier de façon absolue aux règles classiques.

Nos dissections ont porté sur 25 sujets et nous avons étudié sur chaque côté la morphologie et la longueur de la côte ; l’aspect du ligament de Henle ; le trajet du sinus costo-diaphragmatique. Nous avons noté aussi le trajet du pédicule intercostal.

En général nous sectionnons la masse sacro-lombare au-dessus de la crète iliaque et la disséquons vers le haut, en la dégageant de l’aponévrose du transverse. C’est par sa partie basse que cette aponévrose est d’abord reconnue. On la nettoie progressivement en se portant vers la XIIe côte. Dans l’angle costo-lombaire, la dissection doit être particulière

at

ment soignée. Finalement, l’aponévrose du transverse est nettoyée dans toute son étendue. On étudie alors la constitution du ligament de Henle, avec ses deux faisceaux.

Quand le lhigament semble inexistant, on incise Paponévrose du transverse à mi-chemin de la XIIe côte et de l’épine ihaque, comme on ferait pour une lombotomie, et insinuant l’index dans la plaie, on cherche, en remontant, à sentir un bord plus ou moins net.

Cette manœuvre est indispensable pour pouvoir conclure à l’absence de ligament.

Elle n’est même pas suflisante ; il faut quelquefois rechercher le renforcement fibreux de laponévrose du transverse au milieu des fibres du Carré des lombes.

Nous avons, dans plusieurs dissections, observé un faisceau important parti, soit de la 17€, soit de la 2e costoïde, et chvant le Carré des lombes. Des fibres charnues du muscle s’inséraient nettement sur ses deux faces, bien qu’à la vérité la majeure partie du muscle restât en avant du ligament. Nous croyons, avec Aman-JEAN que cette disposition n’est pas exceptionnelle (1).

Il va sans dire qu’on profite de la dissection de Paponévrose du transverse pour nettoyer les apophyses costoïdes et les compter.

(1) Aman-JEAN pense que, le ligament de ITENLE n’est qu’une zône

d’adhérence entre l’aponévrose du transverse et des fibres obliques ascendantes appartenant au Carré des lombes.

On s'assure de même que la dernière côte, quel que soit son aspect, est bien la XIT® en commençant par repérer la première côte.

L’étude du trajet. de la plèvre mérite beaucoup de soins. On peut, insinuant la main gauche par la grande cavité pleurale, reconnaître et faire bomber le cul desac en prenant soin de ne pas modifier sa situation. Sur la surface unie et même brillante de la séreuse examinée par le dedans, la réflexion marque une ligne en général très nette.

On peut alors enfoncer, juste sur cette ligne, sans tirailler, une aiguille, et observer le point de sortie à travers l’aponévrose du transverse, par rapport au squelette.

Nous avons souvent employé une autre technique: mise à nu de la plèvre, par excision des muscles intercostaux sur toute la longueur et toute la hauteur du dixième espace; résection de la XI® côte ; un large volet est pratiqué au niveau du dixième espace. Par ce volet, on peut étudier la ligne de réflexion.

Dans d’autres cas, 1l y a intérêt à réséquer tout ou partie de la XITE côte elle-même en respectant soignesement la plèvre. On étudie le trajet du cul-de-sac avec le maximum de précision puisqu'on l’a sous les yeux, mais 1l faut se garder de lui faire subir le moindre déplacement. Le lit périostique indique le s ège de la côte réséquée.

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