‹ Etude de Physiologie expérimentale: Recherches sur les variations de l'exhalation pulmonaire de l'acide carboniqueChapitre 20 sur 34 · SL · texte numérisé non relu

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Température rectale

Poids dans un litre des matériaux fixes du sang

Poids de

l’urée dans 100 cent. --cubes de sang

Dans celte deuxième expérience : nous n'avons pas, comme dans la première, observé de vomissements ; la chienne a toujours conservé ce qu’on lui a fait ingérer et est restée tout le temps de lexpérience dans d’excellentes conditions. Aussi avons-nous pu constater que, sous l’influence de doses élevées de bicarbonate, il y avait une diminution de près d’un tiers dans l’exhalation pulmonaire de l'acide carbonique puisque, de 3 gr. 50, chiffre normal, nous

Buite

= 54 GE descendons à 2 gr. 56, 2 gr. 66, 3 gr. 10, 2 gr. 46, 2 gr. 58, 2 gr. 52, pour revenir à 3 gr. 42, quinze jours après la cessation de lingestion. Ces chiffres nous montrent que la diminufion de l’acide carbonique reste à peu près constante.

L’urée a légèrement diminué dans le sang ; le poids des matériaux fixes n’a presque pas varié.

Concluons :

Le Les alcalins à hautes doses produisent chez le chien une diminution de près d’un tiers dans la quantité d’acide carbonique éliminée par les poumons.

2° Celte diminution reste constante pendant lout le temps que l’animal est sous l'influence du médicament.

3° Cette influence est passagère.

&° L’urée diminue légèrement dans le liquide sanguin, à la suite de l’absorption longtemps continuée du bicarbonate de soude.

5° Les matériaux solides du sang ne subissent pas de modifications.

Ajoutons que, malgré des doses considérables et Jongtemps continuées, nous n’avons pas noté les accidents de cachexie alcaline dont on a parlé ; nos animaux étaient au contraire vigoureux et bien portants.

$ 5. — Sulfate de quinine.

De nombreux auteurs ont étudié l’action de la quinine sur la nutrition. Beaucoup s’accordent à admettre que ce précieux médicament ralentit les phénomènes chimiques de la nutrition ; mais ici encore tous les physiologistes ne sont

pas du même avis et d’autres pensent que le sulfate de quinine n’a aucune aclion sur les échanges organiques.

Bœck et Bauer (4) ont constaté que de faibles doses de quinine faisaient diminuer la quantité d’acide carbonique exhalé chez des chiens et des chats.

Gubler (2) admet qu'à doses moyennes la quinine produit une diminution des combustions, mais qu’à doses considérables les combustions respiratoires n’éprouvent point de changement.

Rabuteau (3) pense qu’à haute dose le sulfate de quinine diminue l’urée en même temps qu’il abaisse la température et ralentit la circulation.

Strassburg (4) de Brême a observé que la quinine injectée à des lapins ne modifait pas la quantité d’acide carbonique éliminée par les poumons mais que, si on rendait ces lapins fébricitants, l’exhalation de l’acide carbonique diminuait.

Binz (3) n’a noté aucun changement dans la quantité d'acide carbonique exhalé sous l'influence de la quinine.

Quant à la température, le sulfate de quinine auraït sur elle une action très variable chez les animaux sains, tantôt l’augmentant, tantôt la diminuant.

1. Bœck et Bauer. Ueber den Eïinjluss einiger. Mittel auf den Gsaushauck bei Thieren (Zeitschrift f. Biol, 1874). 9. Gubler. Cours de thérapeutique, 1880.

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