‹ Etude de Physiologie expérimentale: Recherches sur les variations de l'exhalation pulmonaire de l'acide carboniqueChapitre 25 sur 34 · EXPÉRIENCE · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE

Le 15 juillet 1882, chez un chien du poids de 8 kilog. 200, nous faisons circuler à travers les poumons 95 litres d'air en G ee 50 secondes. Le nombre des respirations par minute est de 21, température rectale est à 389,5. Nous trouvons comme poids : l'acide carbonique exhalé À gr. 27 ou pour 50 litres 2 gr, 54.

Immédiatement après, nous prenons dans l'artère fémorale droite 5. de sang que nous mettons à vaporer après Pavoir défibriné; la pesée nous donne 1 gr, 222 ou 244 gr. 4 de matériaux solides pour 1000 cc de sang.

La normale étant ainsi établie, nous injectons dans la plèvre droite de l'animal. 95 €. d'huile ordinaire à l’aide d’une petite canule et d’une seringue; le chien ne présente rien de particulier à la suite de cette injeclion.

Le lendemain 16 juillet on entend à fast de la-poitrine quelques frottements au niveau du poumon droit.

Le 17 juillet, 40 litres d'air respirés en 7 minutes 25 secondes, contiennent 0 gr. 96 d'acide carbonique ou pour 50 litres 4 gr. 20 ; on compte 30 respirätions par minute; la température rectale est à 39,6. #c. de sang défibriné donnent 1 gr. 0,47 ou pou 1000 cc. 209 or. 40 de matériaux solides.

Le 19 juillet, — L'animal pèse 7 kil. 750:;'sa' température est à 39: il repire 40 litres d'air en 17 minutes 30 sécondes ; ; on note 44 respirations par minute ; le dosage de l'acide carbonique donne 4 gr. 88 ou 2 gr. 35 pour 50 litres. 5 cc. de sang laissent 0 gr. 931 de résidu sec ou pour 4000 ce. 186 gr, 20. A lauscultation on entend à droite un souffle pseudo-cavitaire et des. frottements ressemblant à des -râles. À la percussion on constate une légère diminution de la sonorité à droite. L'animal est oppressé depuis trois jours.

Le 21 juillet. — 40 Litres d'air, circulant à travers les poumons en 40 minutes 30 secondes, donnent 1 gr. 39 d'acide carbonique ot pour B0 litres À gr. 73 ; il y a 22 respirations par minute, la température

GA

est à 89°,4. On trouve pour le poids de 5 cc. de sang toujours pris dans la même artère, 0 gr. 896 ou 179 gr. 20 de matériaux solides pour 1000 cc.

Le 24 juillet au soir, le chien qui, pendant toute la durée de l'expérience, avait toujours bien mangé, succombe à la suite d’une hémorrbagie due à l'ouverture de son artère crurale devenue friable.

L’autopsie nuos montre que la plèvre droite, dans ses deux tiers antérieurs, est recouverte de fausses membranes épaisses sans épanchement. La plèvre gauche, le péricarde, les poumons et les autres organes

ne présentent pas d’altération.

Pour résumer ces expériences, nous avons rédigé le tableau ci-dessous :

ê Poids de A Nombre de Poids par Poids O2 exhalé pr respirations in lit. des ma- Hot tériaux sohi-

Dates des Remarques des du sang.

herch er dans 50 De, ee 1 an litres d'air l'expérience ee 45 il Etat normal.

Juil-, On injecte ensuite qk % aunv € let 1882 dans la plèvre droite 8x200 2754 1340 21 380,5 2Z4iar40 25 c. c. d'huile.

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L’autopsie montre des fausses membra- 24 nes:sur la plèvre » »

droite sans épanchement.

Il est facile de voir qu'avec l’aggravation de l’état morbide coïncide un abaissement dans la quantité d’acide carbonique exhalé et dans le poids des matériaux solides du liquide sanguin. Nous pouvons donc conclure que, dans la pleurésie sèche, comme dans la pleurésie avec épanchement, l’élimination de l’acide carbonique par les poumons subit une diminution, bien que la température s'élève.

ee (7 re

$ 2. — Des effets de la section des pneumogastriques sur l’'exhalation pulmonaire de l'acide carbonique.

Les modifications apportées à la quantité d'acide car-

bonique exhalé par les poumons à la suite de la section

des pneumogastriques ont été peu étudiées. M. Gréhant (1), dans une communication faite le 25 mars 1882 à {a Société de biologie, a relaté les résultats d’une expérience qu'il avait faite à ce point de vue sur un chien auquel il sectionna d’abord un seul pneumogastrique, puis six mois plus tard le second. A la suite de la première sectionil n'observa pas de changements appréciables et, après la seconde, 1l constata une très légère diminution dans l’acide carbonique éliminé par rapport au temps et non par rapport au volume d’air respiré. Nous avons entrepris une série de recherches sur le même sujet et, après avoir seconné chez un chien un. seul pneumogastrique, nous avons chez d’autres fait varier les conditions de l’expérience en réséquant à la fois, et non à six mois d'intervalle, une portion des deux pneumogastriques: Nous avons opéré sur cinq chiens adultes ; voici les résultats que nous avons obtenus en même temps que la relation de nos expériences,

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