‹ Étude de Quelques Composés du Mercure No. 535Chapitre 5 sur 18 · PRE TR VAR ER · texte numérisé non relu

PRE TR VAR ER

Propriétés. — Masses cristallines blanches ; qu'il ait été. obtenu par voie sèche où par voie humide, ilest anhydre. Ses formes sont différentes dans lés deux cas, mais dérivent du même système, le système orthorhombique. Saveur âcre el désagréable ; c’est un poison violent. |

Sa dénsitéés| 54082 {Karsten).S 5,42 (Boulay), 5 5,320 (Schif}.

ll entre en fusion à 265° et se réduit en vapeurs à 2959, Ii est beaucoup plus volatil que le calomel qui se volatilise sans fondre vers 4500 — 500 seulement, Faraday prétend même qu'il se vaporise à la température ordinaire. Rugel nie ce dernier fait (4).

Sa solubilité, dans les véhicules neutres les plus employés, |

a fait l'objet d’études particulières. Dans l'eau, elle est de 5,13 0/0, à 0e, d'après Poggiale, de 5,5 0/0, à 15», d'après Davy L'alcool en dissout 33 0/0, l'éther 25 0/0 ; ce dernier dissol= vant l’enlève à la solution aqueuse. Le camphre ere sa solubilité dans l’alcool (2).

M. Fonze, préparateur à l'Ecole supérieure de rh de Montpellier, dans un travail tout récent, qui va être publié )

; t } (1) Archy. pharm. (2) LXI, p. 294.

(2) Bull. sciences méd. de Fer. — Mars 1827.

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dans sa thèse de pharmacien de première classe, a trouvé À comme sulubilité, à 15°, dans 100 p. de dissolvant :

Eau : 5,66; Ether aubydre : 8,15 ; Alcool absolu, 45,39 ; Glycérine anhydre : 69,58

La glycérine anhydre serait donc un excellent dissolvant du sublimé. On verra pourtant aux incompalibilités que, s’il n’y a qu'une légère réduction du sel en présence de l'alcool et de

“EARer, il ÿ en a une considérable en présence de la glycérine, ce qui peut avoir des inconvénients.

Le bichlorure de mercure se dissout très- bien dans les chlorures alcalins, en raison des combinaisozs qu ‘il peut former avec eux. En mélangeant le sublimé et le sel ammoniac en proportions convenables, faisant dissoudre à l'ébullition et cris- talliser, on obtient le sel alembroth.

à s = __ I se dissout aussi dans l'acide sulfurique, l acide azotique, À PA l'acide chlorhydrique, sans décomposition : ; ce dernier dissol-

vantforme avec lui de véritables combinaisons, comme les chlorures alcalins.

Altérations.— Le sublimé, à l’état solide et sec, ne s’altère pas. Il peut renfermer du calomel provenant d'une mauvaise préparation. Il est quelquefois coloré en jaune par du perchlorure de fer qui provient des récipients où on l'a préparé. . Baudrimont - prétend qu'on y trouve quelquefois du sel 4 “ammoniac, et il semble dire que c'est pour en faciliter la solution. Il aurait dû le donner comme falsification. 2 - Falsifications. — On l’a falsifié par addition d'acide arsenieux, de gomme, de sulfate de baryte, de sulfate de potasse. = Buldot (1) a signalé uns falsification par la rosaniline.

(4) Un. Pharm. 1873.

Essai. — Sublimer:; il ne doit pas y avoir de résidu {Absence de corps étrangers fies).

Dissoudre dans 5 parties d’éther officinal; la solution doit être complète (Absence de calomel et de sels étrangers.)

Action. — Parasiticide, antisyphilitique, antiseptique, æscharotique.

Yvert (1) l’a employé au Tonkin contre le choléra, comme moyen de guérison et surtout comme prophylactique. Il n’a eu que 9 décès sur 45 cas et a préservé tous les convalescents envoyés dans le foyer cholérique.

Usages et formes.— Doses pour l'usage interne : 1 à 3 ctg. wour les adultes, Dose maxima : 0g.03 — 2% heures : 0g.08

Pour l'usage externe les doses varient avec les formes.

Ces formes pharmaceutiques sont très nombreuses.

— Les unes, sont des solutions simples dans l'eau distillée, elles sont peuchargées, le sel y étant peu soluble (Gargarismes, — injections, — lotions, —collyres.)

— Les autres, sont des solutions dans l’eau alcoolisée ; elles cenferment une plus grande quantité de principe actif (usage énterne, — lavages, — bains).

— D'autres enfin, sont des solutions, par les chlorures alcalins qui se combinent au chlorure mercurique, ce qui germet d'obtenir une concentration plus grande que dans les deux précédentes. (Usage interne, — bains.) |

— Ilexiste encore tout un ensemble de formes qui résultent de l'association des matières organiques au bichlorure de mercure. Les unes sont solides, les autres sont des solutions.

Les formes solides résultent de l'association simple du chlorure mercurique avec l'amidon, la farine, la mie de pain, le gluten, les peptones sèches, quelquefois les extraits.

AL) JT PAC1879, 12 XIN SD. 40

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Quant aux solutions, on les obtient en traitant le sublimé. soit par l'albumine seule mais en excès, soit par l’albumine er présence de chlorures alcalins, l'albuminate de mercure insolu-

ble qui se forme d’abord pouvant se dissoudre dans un excès

d'albumine et dans les solutions de ces chlorures.

Les peptones qui sont des substances albuminoïdes rendues solubles par la pepsine , sont aussi employées dans le même but, concurremment avec le sel ammoniac ou le chlorure de sodium {Usage interne, — injections hypodermiques).

Comme on le verra plus loin, toutes les matières organiques réagissent sur le sublimé ; plus particulièrement, l'albumine forme avec lui une combinaison insoluble, ce qui devrait, semble-t-1l, faire rejeter les préparations où s'opère l'association de l'albumine et du chlorure mercurique.

Mais si l’on remarque que ce produit, insoluble dans l'eau, est soluble dans l’albumine et dans les chlorures alcalins, on pourra faire celte solution avant de l’administrer et rendre par suite l'assimilation immédiate. Et même, au cas où y aurait ingestion du composé insoluble, il devrait'se dissondre facilement dans l’économie, grâce à l’albumine et aux chlorares de l'organisme.

D'après Mialhe, les solutions simples de sublimé introduites dans-le tube digestif doivent, avant d’être assimilées, passer à l'état insoluble ; puis la dissolution se fait comme il est dit ctdessus. Avec l'emploi des albuminates, on doit éviter le retard de cette premiére phase el aussi l'irritation locale des muqueuses qui ea est le corollaire. C’est là d’ailleurs le résultat d'observations nombreuses et c’est aussi le motif qui à fait adopter ces formes pharmaceutiques.

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