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émanent ; les replis du cytoplasme peuvent être accolés, mais ne sont pas soudés, comme il m'a toujours paru, au-devant des colonnettes. Au delà de l'insertion de ces dernières sur la limitante, dans cette partie protoplasmique mince qui forme la paroi des cupules, la voûte des conduits du réseau, jecrois pouvoir admettre que la fente résultant de l’accolement des lèvres du sillon (ici peu ouvert extérieurement ou même effacé) pénètre jusqu’à la membrane vitrée. Ces véritables incisures siégeant au pourtour des bases étalées des cellules propres rappellent celles que Vignal (39) a décrites sur les cellules endothéliales des artérioles chez l’escargot.
Au point de vue des propriétés physiques et chimiques, on ne peut séparer les colonnettes de la basale. Formées d’une matière homogène, hyaline, assez fortement réfringente, elles diffèrent par ces caractères mêmes des autres portions du corps protoplasmique. On a vu aussi qu'elles résistent davantage à l’action de certains agents altérants, comme les alcalis faibles, les solutions fortes d'acide acétique, puisqu'on peut les isoler en désorganisant le cytoplasme par ces réactifs. Le contraire a lieu en présence des solutions alcalines concentrées (potasse à 40 p. 100, par exemple); les parties hyalines résistent alors beaucoup moins que la masse du corps cellulaire, ce qui permet, à l'inverse de la méthode précédente, d'isoler les cellules énergiquement maintenues entre les feuillets de la basale el cette sorte de cage formée par les colonnettes. Parleurs autres caractères ces formations se rapprochent de la matière protoplasmique et s’éloignent d'éléments d'aspect analogue appartenant au tissu conjonctif. Il en est ainsi notamment de leurs réactions visà-vis des colorants : elles prennent dans les solutions hématoxyliques une teinte gris-bleu, caractéristique du proloplasma; le pierocarmin leur communique une cou-
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