‹ Étude de quelques faits relatifs à la Morphologie générale du Système circulatoire: À propos du réseau branchial des poissonsChapitre 17 sur 23 · RS 1 DR · texte numérisé non relu

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lules propres sont larges, surbaissées, moins distantes les unes des autres que dans les conditions contraires,

où on les voit s'amincir et s’allonger, en même temps

que les lacunes intermédiaires augmentent de calibre. Je ne veux pas insister trop longuement sur cette question, n'en ayant point précisé les détails par un nombre suffisant d'expériences: mais je Uens encore à faire remarquer cecl : dans les conditions ordinaires, physiologiques, du fait de la circulation du sang sous pression, les cellules en pilastre ne sont jamais au repos, mais dans un état de tension plus ou moins prononcé; elles réagissent en exerçant une pression constante sur Île contenu des lacunes el, par conséquent, favorisent el régularisent le cours du sang dans l'appareil respiratoire. Dans cette manière de voir, il ne me paraît pas imopportun d'accorder quelque considération à la striaion longitudinale du protoplasma. Il y a là un fait en concordance avec ce qu'on a reconnu depuis longtemps, à savoir que les capillaires se montrent doués de contractilité, cette propriété ne pouvant appartenir qu'à leurs cellules endothéliales, dans le cas où on ne saurait l'expliquer par la présence d'éléments contractiles propres à leur périphérie (capillaires vrais).

Il est maintenant un autre point, dans la structure de la cellule propre, qui mérite d'arrêter l'attention; il me paraît devoir influer grandement sur la manière de comprendre les homologies de cet élément et du réseau branchial. Je veux parler de la présence des formations hyalines désignées sous le nom de colonnettes ; et de ces colonnettes il est difficile de séparer la membrane vitrée, dont elles sont de véritables prolongements et semblent posséder la constitution, dont les rapports avec le cytoplasme sont analogues aux leurs, quoique moins intimes à première vue. Il est difficile aussi de ne pas regarder ces

parties comme des productions où des différenciations de la cellule propre; les colonnettes semblent incluses dans sa masse; la basale montre, dans les divers procédés auxquels on peut la soumettre, une adhérence très grande de sa face profonde aux plateaux des pilastres et même comme une fusion avec les expansions minces, périphériques, de ces plateaux; il me semble beaucoup plus indiqué de rattacher cette membrane au réseau, dont elle sera la limitante vitrée’, que de l’attribuer comme basale aux cellules du revêtement externe. Ce qui pourrait d’ailleurs paraître contestable pour la vitrée ne l’est pas pour les colonnettes.

En parlant de la disposition et des propriétés de ces dernières je les ai déjà rapprochées des éléments de charpente du tissu réticulé; c’est dans les formations de cet ordre que je crois, en effet, devoir les ranger. Des observations les plus récentes, parmi lesquelles je citerai celles de Laguesse (19) et de Demoor (7), et de l'opinion de nombre d'histologistes” il résulte que la partie fixe du tissu réticulé doit être considérée comme dérivant d’un réseau de cellules embryonnaires par transformation directe de ces cellules. Ce sont d’abord de simples éléments éloilés, anastomosés par leurs prolongements protoplasmiques, possédant chacun un noyau volumineux et tous les attributs ordinaires d’une cellule jeune. Parlois cette structure ne subit, dans la suite, que des chansgements peu prononcés ; mais, le plus souvent, lescentres

1. Si les relations génétiques de cette membrane peuvent laisser des doutes, sa présence et ses caractères sont, du moins, faciles à constater. L'existence d’une formation semblable autour des vaisseaux capillaires, méconnue d'abord, puis observée sur certains points, est aujourd'hui très généralement admise; sur ses caractères et sa nature les opinions varient.

2. Je me borne à renvoyer, pour l'historique de cette question, au très intéressant mémoire du D' L. Demoor, où la littérature a été amplement dépouillée.

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cellulaires s'éloignent, perdent de leur importance, à mesure que les prolongements anastomotiques s’allongent en subissant dans leurs propriétés physiques des transformations notables ; à l'état adulte, lorsque ces modifications se sont produites au maximum, les anastomoses cellulaires forment un réseau de fibres homogènes, claires, souvent striées dansleur longueur, réseau dont les points nodaux ne contiennent plus, de place en place, que de rares noyaux inclus attestant l'existence des centres cellulaires primitifs ; mais les réactions parüculières de cette charpente la désignent comme une différenciation immédiate du eytoplasme, et non comme un tissu de fibres collagènes.

On voit tout de suite le rapprochement qu'il est possible d'établir entre le réseau cellulaire originel de ce tissu et le réseau des cellules propres de la branchie. Les colonneltes et la membrane-limitante de ce dernier, identiques aux travées réliculées par leurs dispositions topographiques et aussi, comme je le crois, leur dépendance génétique vis-à-vis du protoplasme des cellules. par leurs réactions, par leurs caractères physiques, peuvent leur être assimilées également au point de vue morphologique. Donc la cellule en pilastre, cellule endothéliale d’une part, a d'autre part les attributs et le rôle d’une cellule du tissu réticulé; rien ne s'oppose à ce qu'on homologue ces deux sortes d'éléments. En procédant ainsi, on attribue à la structure de l’un, en apparence exceptionnelle, la valeur d’un fait normal, on le classe comme cas particulier dans un groupe de formations connues ; ef on ajoute ure donnée nouvelle aux notions que nous possédons sur la nature et les affinités du second.

Pour en finir avec ce sujet, je signalerai un dernier fait que j'ai pu observer à plusieurs reprises et qui rend

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