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qu'il n’a pas quittée depuis quatre ans. Plusieurs autres médecius consultés depuis, confirmèrent ce diagnostic et approuvèrent ce traitement, auquel on joignit l'huile de foie de morue etdu phosphate &e chaux.
À lexamen, M. Voisin constate une attitude d’empalé. Le dos est le siège d’une hyperesthésie très marquée; les mouvements sont absolument impossibles, on sent les masses communes très contracturées, d’une façon égale des deux côtés. La marche est impossible sans le soutien de deux personnes, mais la station debout est possible
Lorsqu'on veut faire ramasser un objet à terre par le malade, il ne peut le faire que lorsqu'il est placé entre ses deux pieds écartés. Ilse baïsse alors péniblement, en appuyant sa main droite sur son genou, et s’accroupissant il saisit l’objet de la main gauche. Dans ce mouvement, la colonne vertébrale reste absolumeni rigide comme une tige d’une seule pièce ; la tête même ne se fléchit point, et le malade continue de regarder devant lui. Tous ces signes en imposaient à vrai dire pour un mal de Pott. Mais M. Voisin fut frappé de ce que ce jeune garçon n'avait nullement maigri depuis quatre ans qu’il était dans cet état, fait que les parents attribuaient facilement aux soins dont ils ne cessaient d’entourer leur enfant.
En l'interrogeant, M. Voisin fut frappé de lui voir toujours les yeux à demi-fermés, et les paupières supérieures animées d’une sorte de trémulation continuelle et comme spasmodique. D'ailleurs les parents disent que le petit malade est très nerveux, très irritable et d'un caractère inconstant et fantasque.
Devant ces faits, notre maitre porta hardiment le diagnostic de contracture hystérique, s'appuyant encore sur ce fait que dans les tentatives de mobilisation de la tête ou de la colonne vertébrale, la raideur semblait s’exagérer encore.
Après l'avoir fait étendre sur un lit dans une salle voisine,
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on hypnotisa l'enfant, par la fixation du regard, et le sommeil après quelques mouvements nerveux, fut rapidement obtenu : On lui suggéra alors que toute douleur avait disparu, qu'il était guéri et qu’à son réveil il allait avoir le dos parfaitement souple. M. Voisin lui mobilisa la tête, le tronc et la colonne lombaire sans plus rencontrer aucune résistance, ni trace de contracture. Le sommeil fut encore prolongé pendant une dizaine de minutes, puis on réveilla le petit malade. en lui commandantimpérieusement de se lever et de courir et en lui répétant à plusieurs reprises qu'il était complètement guéri.
A la grande stupéfaction du père et de la mère, on ramena lenfant, marchant de la façon la plus libre, se baissant avec souplesse, se tournant sans aucune peine à droite et à gauche, si bien qu'il quitta l'hôpital en poussant lui-même la voiture sur laquelle il venait de passer quatre années.
On prescrivit ensuite des douches brisées froides, très
courtes, et un peu debromure de potassium et la guérison s’est maintenue.