‹ Étude de quelques formes rares de contractures hystériquesChapitre 3 sur 18 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours de nos études médicales, le hasard nous a permis d'observer un certain nombre de cas de contractures hystériques ; les unes revêtant les formes communément décrites, les autres, au contraire, très localisées et non associées à la paralysie névropathique, ce qui pourtant s’observe dans la mvjorité des cas. — Ces dernières variétés de contractures nous ont partieulièrement intéressé, lant à cause deleur siège spécial, de leurs localisations. inaccoutumées, qu’en raison des erreurs de diagnostic véritablement graves auxquelles elles peuvent donner lieu. et qui exposent à des errements thérapeutiques plus graves encore. —C'est surtout à la Salpêtrière que nous avons pu rencontrer ces faits, pourtant lun deux, fort intéressant nous vient du service de clinique chirurgicale de Phôpital Necker.

Nous avons pensé qu'il serait de quelque intérêt de rapporter ces cas et de les discuter, en jetant un coup d'œil rapide sur les diverses formes rares de contractures hystériques et nous nous sommes arrêté à ce sujet pour notre thèse.

Nous n'avons pas la prétention de décrire une affec-

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hon nouvelle, ni même de décrire des formes inconnues de contractures hystériques.

Dès longtemps, les auteurs ont signalé ces contractures généralisées ou localisées survenant au cours: de la grandenévrose. Notre tâche sera plus modeste ; sans chercher à faire une description didactique sans avoir même la pensée de décrire toutes les formes rares de ces contractures, ce qui nous entraînerait bien au-delà des limites que nous avons dû nous imposer, nous rapporterons simplement quelques observation, tendant à confirmer lPexistence des pieds-bots hystériques, des déviations vertébrales, scoliose, cyphose, etc, et du torticolis. ;

Pour chacune de ces formes, nous essayerons de voir les erreurs de diagnostic qui pourraient être commises et nous nous efforcerons d'indiquer par quels movens on peut eton doit arriver à les éviter. Enfin, nous verrons queces contractures rebelles sont parfois d’un pronostic sérieux, en raison même de leur persistance, et qu'il ne faut pas regarder comme absolument bénignes sous prétexte qu'elles sont de nature hystériques, des affections qui peuvent persister des mois et des années, et entrainer parfois des désordres anatomiques qui ne sauraient désormais disparaitre spontanément.

Nous terminerons cette courte étude, en indiquant les divers modes de traitement que l’on a proposés pour guérir les contractures hystériques ; après en

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avoir rapidement diseutéla valeur, nous verrons d: quel ordre il convient de les essayer pour obtenir la

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guérison.

Mais avant d'entrer dans notre sujet, nous tenons à remplir un devoir dont l’accomplissement nous est agréable, en remerciant ici publiquement tous nos maitres, à qui nous sommes redevable de tout ce que nous avons pu apprendre.

Tout d’abord nous adresserons nos remerciments bien sincères à Monsieur le docteur Jules Voisin, médecin à la Salpêtrière, dans le service duquel nous avons recueilli deux observations des plus intéressantes, et au savoir duquel nous devons beaucoup. Qu'il veuille bien agréer l'hommage de notre gratitude.

C'est à l'hôpital Necker, dans le service de clinique chirurgicale de Monsieur le professeur Le Dentu que nous avons puisé notre troisième observation ; nous tenons à remercier vivement notre maître du gracieux accueil qui nous a été fait dans son service.

Que Monsieur le professeur Duplay et Monsieur le docteur Quevyrat, dans les services desquels nous avons eu l'honneur de remplir nos fonctions d’externe des hôpitaux, veuillent bien recevoir iei un témoignage de notre reconnaissance, pour tout ce qu'ils nous ont enseigné. :

Nous devons un pareil témoignage de reconnaissance à nos premiers maîtres, Messieurs les profes-

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