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CHAPITRE XIX. — DU DIVORCE CHEZ LES VEUFS REMARIÉS

bien se séparent-ils moins souvent ? Ou bien encore n*y a-t-il entre les uns et les autres aucune diflérence?

§ 80. — Elude de la ville de Bruxelles. — Nous trouvons les éléments nécessaires à cette recherche dans une publication officielle de la ville de Bruxelles, publiée par les soins de M. G. de Rothmaler.

Cet auteur a relevé les divorces prononcés pendant dix ans dans cette capitale, en les distinguant suivant qu'ils étaient prononcés entre des époux mariés en premières noces, ou entre des époux dont Tun élait marié en secondes noces.

Quoique les divorces soient plus fréquents à Bruxelles que dans le reste de la Belgique, cette ville n'est pas assez grande pour avoir fourni des nombres très élevés. Cependant les différences qu'on obtient sont tellement considérables qu'on ne peut s'empêcher de leur attribuer une certaine importance.

Pendant la période décennale 1864-73, 30,810 célibataires se sont mariés à Bruxelles. Pendant le même temps, 39S ont divorcé (soit 12.7 pour 1,000 mariés).

Pendant la même période, 3,450 veufs et veuves se remariaient, et 7 seulement divorçaient (soit 2.3 pour 1 ,000).

Ainsi veufs et veuves remariés auraient environ six fois moins de propension au divorce que les célibataires. On voit qu'à Bruxelles l'expérience profile !

§ 81 . — Elude de Vllalie. — L'Italie nous fournit sur les séparations de corps des observations beaucoup plus nombreuses.

Les résultats confirment ceux qui précèdent, mais ne les confirment, il faut le reconnaître, qu'imparfaitement.

Tableau LXV.

Italie (1866-79).

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