‹ Etude des Applications de ForcepsChapitre 23 sur 25 · B. HÉMORRAGIES POST-PARTUM, 2 CAS · texte numérisé non relu

B. HÉMORRAGIES POST-PARTUM, 2 CAS

Dans 1 cas (obs. 823, année 1928) on dut faire une transfusion à la mère, les suites de couches furent satisfaisantes.

Dans l'observation 1211, année 1928, il faut noter la présence d’un fibrome bas situé, ayant remonté

au cours de la gestation.

C) SUITES FÉBRILES, 94 Cas.

Un cas de paramétrite droite suppurée ayant nécessité un drainage, lavage, puis injection de nucléinate de soude intra-cervico-murale.

Phlébites, 3 cas.

(Obs. 1247, année 1928, 1122 et 2328, année 1929).

Dans un cas (obs. 1241, année 1928), l’accouchement avait été fait selon la méthode de Delmas, dans l'observation 1122, année 1929, la malade présentait une infection puerpérale (lenfant mourut 10 heures après l'accouchement).

Une fois le forceps avait été appliqué après pubiotomie (obs. 2328, année 28).

Nous relevons 1 cas d'infection utérine.

Année 1925, obs. 132, 1 pare, 38 ans, hémorragie abondante pendant la grossesse ; le 3r janvier 1925, application de forceps pour souffrance fœtale. Le Jour de l'accouchement, dans l'après-midi la fem-, me ressent des douleurs dans le bas-ventre avec confracture, on pallie à cet état de choses par de la glace sur le ventre et de l’hémypnal, en suppositoires. Les

dE à PE

douleurs ne s'atténuant pas, on fait un cg de morphine.

Trois jours plus tard, la température atteint 41°5, le pouls est à 140, frisson de trois quarts d'heure.

On réchauffe la malade, todd, huile camphrée, compression des seins. Le lendemain, frisson d’une demie heure, température à 4o°, pouls à 120. Passage à l'isolement. Glace sur le ventre. Injections chaudes vaginales. On répète ce traitement pendant 3 jours consécutifs.

Le 5 février, escharre lombo-sacrée compliquée d'abcès que l’on ouvre au thermocautère.

Le 0, nouveaux frissons et température à 4o°. puis amélioration lente et progressive, et la malade soit guérie le 4 mars 1925.

Dans l'observation 1122, de l’année 29, il s’agissait d’une infection puerpérale à bacilles d'Ebert, compliquée d’une phlébite.

Nous citerons, pour être complet, un cas de folie puerpérale consécutive à un accouchement au forceps, l'application de forceps ne paraît pas devoir être mise en cause.

MORTALITÉ MATERNELLE 5 cas

Dans 2 cas (obs. 500 et 1862, année 1929) la mère présentait une tuberculose pulmonaire en évolu-

tion.

Dur

Dans l'observation 1089, année 1929, le décès est dû à une infection urinaire à Ja suite d’une intervention pour fistule vésico-utérine (1).

Dans l'observation 1194, année 1927, il s'agit d'une péritonite mortelle due à une déchirure du cul-de-sac postérieur.

Dans un cas (obs. 2593, année 1929), le décès fut consécutif à un shock obstétrical chez une femme présentant un placenta prœvia.

OBSERVATIONS

Année 1927. — Obs. 1194.

1 pare de 2 ans vient consulter à Boucicaut : présentation -du siège transformé en sommet par version externe, dos à gauche, tête en bas, mobile, excès de liquide. Cette femme est envoyée chez la sage-femme agréée avec le diagnostic de sommet engagé, dos à gauche, dilatation petite paume, membranes intactes.

Quelques heures plus tard, Mme Arqué ramène la femme à Boucicaut pour lenteur de la période d'expulsion. La dilatation est complète depuis 4 heures de temps, les bruits du cœur sont bien frappés. On fait alors une application au forceps en G. T., rotalion et extraction assez facile, enfant vivant, ranimé après 10 minules, poids 3.450 gr.

La femme commence alors à saigner abondamment, l'utérus reste mou. <

Délivrance artificielle. Au cours de l'intervention, Sallé constate une déchirure du cul-de-sac postérieur et une déchirure du col assez profonde.

M. Le Lorier prévenu suture à points séparés les déchirures

(1) Le décès remonte à plusieurs semaines après l'accouchement, la femme était alors depuis longtemps sortie de l'hôpital.

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