‹ Étude des Arthrites au Cours de la PuerpéralitéChapitre 45 sur 64 · FORMES CLINIQUES DE L’ARTHRITE BLENNORRAGIQUE · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES DE L’ARTHRITE BLENNORRAGIQUE

|. — Formes septicémiques

Lorsque nous avons étudié l’étiologie des arthrites blennhorragiques de la puerpéralité nous avons insisté sur l'influence aggravante de la grossesse sur la blennhorragie. Noeggerath, Cumston, Kænig ont démontré successivement la tendance à la généralisation de la septicémie dans les suites de couches.

Les cas d’endocardite à gonocoque quoique très rares ne sont pas exceptionnels. Nous ne ferons cependant que rappeler ces cas qui n’entrent pas à justement parler dans le cadre de notre description.

Mais Faure-Beaulieu dans sa thèse sur la gonohémie insiste sur la fréquence des manifestations articulaires dans les septicémies à gonocoque, et dans 32 observations citées, relève des arthrites dans 26 cas. Il n’est donc pas étonnant que dans les infections puerpérales

port partum dues au gonocoque on retrouve des af-

thrites. Mais ces manifestations sont rares. Nous n'en

avons retrouvé que cinq cas. Dabnev.et Harris citent un

cas avec arthrite purulente où le gonocoque fut re-

trouvé coincidant avec une endocardite au cours d’un

état général grave. Vaille dans sa thèse rapporte um cas de septicémie du post partum avec arthrite où la

preuve bactériologique n’est pas donnée, son travail étant antérieur à la découverte du gonocoque, mais où

les antécédents du sujet et l’ophtalmie du nouveau-né

semblent bien en faveur d’une gonococcie.

Poussin enfin dans sa thèse 1917 rapporte un certain nombre de septicémies à gonocoque où les hémocultures furent positives. Mais parmi ces cas nous ne relevons que deux septicémies s’accompagnant d’arthrites.

Dans les divers cas cités, le début est le plus souvent brutal, soit le lendemain de l'accouchement, (cas de Norris) et obs. 58 (Poussin) ; 3 jours après (Poussin, n° 59), soit 10 joursaprès (ob:ervation de Doleris,n° 60):

L'évolution est rapidement grave. Les signes généraux élevés. La température oscille autour de 40 ; les sueurs sont abondantes.

Localement le ventre est ballonné, douloureux ; l’utérus reste gros et les lochies fétides. Pendant un temps variant de quelques heures à quelques jours on n'observe que des signes pelviens coïncidant avec des signes généraux importants.

L’arthrite n'apparaît que secondairement et reste souvent au second plan.

Page 1