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Au début de janvier l'état général s'aggrave, la fièvre est élevée, le pouls rapide, les frissons fréquents. La malade accuse une douleur thoracique vive.
Le 11 janvier le genou gauche se prend et gonfle vite.
Le 16 janvier amélioration locale, mais la température reste élevée.
Le 2%, localisation pulmonaire. Mort. ”
Entre temps, l'enfant avait eu uné ophtalmie blennhorragique.
Il, — Formes d’arthrite des articulations
du bassin
Il nous a semblé intéressant d'isoler dans un chapitre particulier les arthrites qui atteignent les articulations de la ceinture pelvienne.
En effet la distension que subissent ces articulations au cours de la grossesse, le traumatisme parfois violent au moment de l'accouchement semblent tout naturellement les prédisposer aux arthrites.
De fait, l'attention a été attirée sur ce sujet depuis longtemps. Benjamin Dubois en 1879, Cubertafon puis plus récemment Louvet en 1902 y ont consacré leur thèse. Néanmoins ces artbrites ne nous ont pas paru relativement très fréquentes.
On les voit d’une part au cours de la grossesse, d'autre part au cours des suites de couches.
On sait que le relâchement des symphyses du bassin estun phénomène physiologique. Il devient pathologique lorsqu'il s'accompagne de douleurs. Mais il s’agit là, semble-t-il, d’un simple phénomène mécanique sur
DS 0 — lequel nous n'insisterons pas si ce n’est parce qu’il semble de ce fait prédisposer à une localisation infectieuse. Vinay cependaat le considère comme élant de nature inflammatoire.
Les arthrites réellement inflammatoires surviennent le plus souvent dans les derniers mois de -la grossesse (Dubois, Cubertafon) ou après l’accouchement elles sont dans ce dernier cas le plus souvent purulentes. Parfois” simples douleurs polyarticulaires sans phénomènes généraux, elles se distinguent du relâchement douloureux des symphyses par la coexistence de coccygodynie et d’arthralgie sacro-coccygienne qui manquent toujours dans le relàächement simple des symphyses (Budin). De plus elles ne sont pas soulagées par le port de la ceinture de Martin (Cubertafon).
Souvent à la suite de cette période de douleurs périarticulaires, la localisation à une des symphvses se fait plus nettement. .
Le début d'autre part peut être brutal, soit avant l’accouchement, soit au cours de l’accouchement qui joue le rôle de traumatisme localisateur. |
L'articulation le plus souvent atteinte est la symphvse sacro-illaque gauche (Cubertafon), plus rarement le pubis.
Parfois ce n'est qu'au moment du premier lever que les symptômes se manifestent (Budin).
Le premier symplôme en dale est la douleur au niveau d’une fesse, douleur quiirradie dans la cuisse sous forme de sciatique ; sourde ou quasi continue elle est exaspérée par le moindre mouvement et par la pression
s’exerçant de bas en haut. Le toucher vaginal permet du reste de retrouver cette douleur nette à la pression de l'articulation. Il permeten outre de reconnaître de préférence dans les formes aiguës un empâtement léger en forme de bourrelet longitudinal, soit en avant de la symphyse sacro-iliaque, soit en arrière de l'articulation pubienne.
Le pronostic de cette arthrite non suppurée est rarement redoutable. Elle dure de 15 jours à 6 semaines en moyenne. Budin a vu cependant l’'impotence fonctionnelle persister plusieurs années.
Pour les arthrites suppurées, Louvet admet dans sa thèse, la tendance à la suppuration que la grossesse donne à toute arthrite. Il semble bien qu'il s'agisse dans la majorité des cas d’une infection secondaire due au streptocoque soit, directement à la suite d’éraillure de la muqueuse vaginale, soit par pyohémie comme dans les arthrites à streptocoque banales, l'observation n° 68 due à M. Rudaux semble être une arthrite streptococcique quoique aucun examen bactériologique n'ait été fait.
Nous citerons enfin une complication grave mais heureusement très rare, c’est la rupture de la symphyse pubienne. Dans sa thèse M. Rudaux rapporte une observation d’arthrite pelvienne compliquée secondairement de rupture de la symphyse au moment de l’accouchement. Le rôle prédisposant de cette arthrite ne semble pas pouvoir être nié (Obs. n° 68).
= 180 Arihrifes du bassin
Obs. 64 (LouBer).
PH pare, 22 "ans.
Première grossesse il y a 2 ans 1/2, bartolinite double, pertes blanches, enfant mort.
Antécédents personnels, à l'âge de 8 ans 1/2, coxalgie droite, guérie avec ankylose.
Grossesse actuelle évoluant normalement près terme, accouchement le 7 janvier 1903 à la Pitié en O. I. G A.
Accouchement rapide, enfant sexe féminin. 3.445 gr. Les suites de couches d'abord normales.
Le 23, douleur au niveau sacrum irradie le long du nert sciatique.Temp. 3893, pouls 104.
Le 2%, examen possible, douleur vive sacro iliaque gauche. Toucher vaginal douleur sacro-iliaque. Signe d'Erichson et Larrey positifs. Pas de traces d'inflammation superficielle.
Le 25, amélioration, les douleurs diminuent, pas de fièvre. - Le 23 février, la malade sort Plus de douleurs spontanées. La symphyse reste douloureuse. ;
Revue le 10 juillet, elle dit ne plus souffrir et pouvoir vaquer aux soins du ménage.
Obs. 65 (Lop, 1901).
X... primipare,accouchée le 28 février 1900 accouchement 28 février, difficile, siège extraction ayant duré { heure, fœtus mort, puerperum fébrile, peu d'intensité, pas de douleurs. ;
Le 16° jour, malade essaye de se lever. Elle ressent des douleurs très vives dans la symphyse et la région illiaque.
Le médecin est appelé le 56° jour ; douleur sacro-iliaque el sacro-coccygienne, mobilité articulaire exagérée et dou- Joureuse, paroi supéricure du vagin bourrelet ædémateux,
Ecarlement symphyse pubienne est de 4 centimètres. Port d'une ceinture plâtrée.
Guérison complète en 40 jours.
Obs. 66. — (Bunix, 1893.