Conyiaiss. de Dieu el de soi-même
2. « La vérité suit les lois de la vie ; elle évolue, elle se développe, et quelques-uns uiôme ajoutent : elle change. » Fonst-ri\ e, La (Juin zaine, 15 décembre 1903.
qui devient un animal complet, l'enfant qui devient un homme mûr, doivent, tout en changeant dans leurs parties accidentelles , demeurer identiques dans leur fond, de façon à rester le même être, le même individu, sinon il n'y aurait pas progrès du même être, mais succession d'êtres différents.
Il en est aiosi pour toutes les sciences. Quelque nombreuses que soient les parties hypothétiques et provisoires qu'elles contiennent, à un moment donné de leur histoire, elles ont dû posséder, dès le moment où elles se sont constituées, au moins un petit lot de vérités fondamentales et de méthodes rudimentaires, sans lesquelles elles n'auraient pu vivre ni progresser.
Les unes, comme la logique d'Aristote, sont nées, du premier coup, presque parfaites, à ce point que Kant lui-même ne l'estimait pas susceptible de progrès véritable1,
Les autres, au contraire, comme la physique et la chimie, ont subi de véritables révolutions, tant leurs parties hypothétiques et caduques étaient au début considérables. Néanmoins elles avaient des fondements qui ont résisté à l'épreuve du temps. Et tout l'effort des savants à travers les siècles, a consisté à augmenter de plus en plus l'héritage de ces vérités premières et intangibles, parce que le progrès consiste à grossir cet héritage des siècles, en changeant les conjectures et les hypothèses en certitude. Dès que le savant peut dire de telle hypothèse ancienne ou nouvelle : désormais elle est entièrement vérifiée et acquise à la science, il y a un nouveau progrès.
Or la tradition est le point d'appui du progrès, comme le fondement d'une tour est le point d'appui des étages supérieurs. Impossible d'élever aucun édifice, si lefon-