‹ Etude des bases de la connaissance et de la croyanceChapitre 69 sur 104 · Ollé-Laprune. La vitalité chrétienne · texte numérisé non relu

Ollé-Laprune. La vitalité chrétienne

tranchent, comm.' dans une forteresse bâtie dans les nuages, et où ils se croient inexpugnables. Eiie n'est Or cette forteresse, vieille comme le paganisme, nouvelle, tombait déjà de vétusté du temps de S. Justin, de Clément d'Alexandrie, d'Athénagore et des plus anciens Pères de PEglise, qui achevèrent de la démanteler, et ce ne sont pas les contreforts surajoutés par les modernes, tels que Cousin , JoulTioy , .T. Simon et tant d'autres, qui pourront lui rendre une solidité qu'elle n'a jamais eue.

Si Dieu existe, nous ne voyons pas de quel droit

l'homme pourrait lui défendre d'intervenir, à certaines

époques de l'histoire, et de la façon qui lui plaît. A cette

Témoi- question : Dieu peut-il intervenir? J.-J. Rousseau lui-

de j"-j? même répondait avec son fier bon sens : « Cette ques-

Rousseau fl0U^ S(3rjeusemeilt traitée, serait impie, si elle n'était

absurde : ce serait faire trop d'honneur à celui qui la

résoudrait négativement que de le punir; il suffirait de

l'enfermer ». »

Dieu peut avoir de bonnes raisons, en sa miséricordieuse et condescendante bonté, pour parler à l'homme, qui est le seul être, en ce monde, capable de le connaître, de l'aimer et de le servir. Et l'homme peut avoir, comme nous l'avons établi en montrant l'insuffisance de sa raison, un besoin impérieux de ce magistère et de ce secours surnaturels. Quant au mode possible de cette communication divine, il peut être varié à l'infini, et nous ne comprenons pas le scrupule qui ne sait y Le péril découvrir qu'un « anthropomorphisme déconcertant 2 ». ''p'omor-' Comme si Dieu, pour parler à l'homme, avait besoin de phisme. prenijrc une figure.une bouche et une langue humaines !

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