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(4) Wurtz, Dictionnnaire de chimie (C-G., 1395). (2) 14, ibid. AT 4e rs | - |
—— | Euphorbône. — Flückiger est le premier Run qui ait mentionné l’ euphorbône..
Il traitait le suc de l’euphorbe par du tannin, additionnait : précipité de carbonate de plomb, séchait le mélange, e l'épuisait par l'alcool bouillant. È
Le liquide en partie évaporé, il le précipitait par l’eau, et ce précipité, purifié par plusieurs cristallisations dans l'alcool, . laissait déposer l'euphorbône sous la forme d’une masse incolore et obscurément cristalline (1).
Hesse traitait le suc d’euphorbe par l'essence de pétrele, faisait évaporer, et reprenait le résidu par l'alcool bouillant : par le refroidissement, il se déposait d’abord une résine, puis de l’euphorbône cristallisée (2).
Henke, en 1887, retira l’euphorbône par la benzine de pétrole bouillant à 65°; il purifiait en reprenant par l’éther, et versait de l'alcool jusqu’à trouble persistant ; une résine jaune s'étant déposée, il évaporait le liquide clair, reprenait par la benzine, et faisait cristalliser.
L'Euphorbône cristallise en aiguilles blanches, brillantes, insipides ; elle est dextrogyre, presque insoluble dans l’eau chaude, très soluble dans la benzine, le benzol, le chloroforme, l’acétone, l’éther, l'alcool fort, l'acide acétique ; elle est neutre aux réactifs, et n’est pas modifiée par les alcalis et les acides dilués ; l'acide azotique la transforme en acide oxalique et en un acide résineux ; l'acide sulfurique concentré la dissout : l’acide azotique, le chlorate et le dichromate de potasse colorent ses solutions en violet.
D'après Huseman, la résine serait dans la gomme Euphorbe le principe toxique, et l’euphorbône, le principe drastique.
(4) Flückiger, Zeitschr., chem., p. 224, et Bull. Soc. chim.., t. X, p2292 (2) Hesse, Liebig’s Ann., t. CXCII, p. 493.
et purgatives … Lorsqu'on la mâche longtemps, lle pique et rte vivement = 8 nes elle détermine | une SAR œ creté brûlante dans > time même des de « ces S parties avec à lsquélles de est “longtemps en contact. 3
D’ atroces douleurs d’ estomac, des c coliques déchirantes, des vomissements, des déjections sanguinolentes, l'ardeur de la
gorge, une soif imextinguible, le hoquet, des sueurs froides, ont été le résultat de son action sur le tube digestif, et à la
A suite de l'administration de cette substance, on cite même des cas de mort provoquée par une dysenterie très aiguë.
Aussi des praticiens célèbres, Mésué, Hoffmann, Feruel, firent-ils une loi de n’employer intérieurement l’Euphorbe qu'après avoir affaibli son âcreté par la macération dans l'huile, le vinaigre ou tout autre véhicule propre à lui enlever, avec une partie de son principe résineux, la plupart de ses propriétés toxiques.
Les médecins arabes et ceux du moyen âge se servaient de l'Euphorbe, comme d’un hydragogue énergique « pour purger le corps de l’excès de pituite ou de la sérosité exubérante ».
À l’intérieur, la dose la plus commune était de 3 grains, rarement au-dessus de 6. .
À FPextérieur, son emploi remonte à une époque reculée, et ses propriétés vésicantes ont été depuis fort longtemps observées.
Pline rapporte que les personnes employées à la récolte de l’Euphorbe, faisaient, à cause de son âcreté, des incisions à la plante avec de longues piques à l'extrémité desquelles et endessous étaient placés des sacs en peau de chèvre pour recueil- Ur le suc.
Portée sur les fosses nasales, soit directement, soit par l’intermédiaire de l'air, l’euphorbe exeite de violents éternuments, et produit le coryza, des hémorragies et même parfois l’hémoptysie.
Elle parait avoir été employée quelquefois avec succès comme cathérétique, pour réprimer les chairs fondantes dans les ulcères anciens et atoniques. |
Elle a joui de beaucoup de réputation contre la carie des os, pour favoriser la séparation des parties osseuses entièrement nécrosées, et on en à aussi fait usage pour opérer la dépilation, pour ronger les verrues, détruire les durillons, et pour faire disparaître les taches de la peau.
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Les préparations d'euphorbe autrefois usitées étaient plus nombreuses que celles d'aujourd'hui, et il faut citer l’huile d'euphorbe, les pilules de Quercetan, les pilules fétides, le grand philonium, la pommade de Grandjean…
L'huile d’euphorbe était surtout préconisée par la pharmacopée de Wurtzhbourg, dans la paralysie, l’amaurose et les rhumatismes chroniques.
La mythologie n’est pas non plus étrangère à l’euphorbe. D’après Girard de Rialle, dans la cour de chaque maison Bodo (dans l'Inde) s'élève un sidj sacré, espèce d’euphorbe, qui est à la fois le dieu pénate et le dieu national, auquel on offre des prières, et auquel on sacrifie des pores (1).
L'industrie a aussi trouvé à l'utiliser: la gomme résine euphorbe, mélangée à parties égales avec la gomme élastique, donne ce dernier produit aussi bon et meilleur marché ; depuis 1874, elle est employée surtout pour les vaisseaux comme vernis protecteur contre la rouille des métaux; elle donne, en outre, de bons résultats, probablement à cause de son âcreté, contre les ravages des fourmis blanches.
(1) Angelo de Gubernatis. Mythologie des plantes, t. IL.