‹ Étude Des Épispastiques Végétaux OfficinauxChapitre 18 sur 19 · QE À · texte numérisé non relu

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- Les soins à dns nt su ni - émulsi . RAR ne l'eau de laurier-cerise, lait et lait d'amandes pour boissons. Se

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5 nn d'éther que | vous no par: en où

évaporation, suivan bla quantité employée. ne

Laissez déposer, décantez et fltrez. (Codex 1884.)

Ce procédé n’est guère utilisé que dans les pharmacies.

Dans la préparation industrielle, on met la poudre de croton dans un coutil; on traite toujours par l’éther, et on soumet ensuite à la presse entre deux plaques chauffées ; on filtre l'huile écoulée après un repos de quinze jours.

(4) Dictionnaire des altérations et falsifications. Chevallier, 1875,

Chocolat vanillé .

Sucre . Se

Amidon . . . ee Free Re Huile de crotom con a

< Divisez l'huile par le sucre et l'amidon ; incorporez-le ad = — chocolat, et faites 30 pilules que vous aplatissez en LRU = ee. = ; sur une plaque de fer blanc chaude. + | : | Chaque pastille renferme 1/6 de goutte d'huile. +

r que des deux nn mais ie ans garganien, qui ni

= __officinal, fera le fond de notre étude. ee |

le nord de V PAtrique jusque ‘dans la À Corée il croit assez +

bien dans le midi de la France. Sie Eu Algérie, il croît abondamment et sans aucune lcuttte, surtout dans les provinces d'Alger et d'Oran, et en Tunisie. Plante de 070 à 1"30 de haut, à racine pivotante, à tige

droite, fistuleuse surtout vers sa partie supérieure, s ’amincissant

du collet au sommet, et terminée par une ombelle demi-sphéri-.

que ; à la base de chaque rameau se développe une feuille. ë Feuilles radicales à nombreuses folioles ; le pétiole légère-

ment strié est élargi à sa base en une gaïîne longue et membraneuse , et porte des pétioles secondaires au nombre de

2, 8 ou à sur lesquels viennent s’insérer de nombreuses

folioles profondément découpées, bi-tripinnat#équées, formant un verticille complet, lancéolées, aiguës, étroites, à bords entiers souvent épaissis et un peu révolutés ; vertes et luisantes en-dessus, plus pâles, nerveuses et ridées en-dessous ; à la base des pétioles secondaires sont parfois des folioles sessiles. ee se 2

Fleurs disposées en plusieurs ombelles" terminales, amples, composées d'une vingtaine de rayons, sans involucre, supportant chacune une ombellule un peu arrondie, à rayons nombreux, inégaux, sans involucelle ; elles sont hermaphrodites et : portées par des pédicelles grêles et glabres ; le calice est court, à 5 lobes petits et à peine. visibles ; la corolle Jaune un peu pâle est à 5 pétales réguliers, allongés, assez épais et ineurvés.

Etamines 5, alternes avec les pétales ; leur filet capillaire et incurvé porte une anthère simple, ovoïde, un peu aplatie, à loges introrses, écartées légèrement l’une de l’autre à ia partie inférieure.

Ovaire infère, bicarpellé, bi-ovulé, à 2 styles épaissis à la base en une sorte de disque sur lequel s’insèrent la corolle etles étaminés ; chaque ovule est suspendu à un funicule assez long. |

Fruit assez gros composé de 2 akènes monospernes par avortement ; 1l est allongé, et chacun des akènes répondant à une branche particulière de la columelle, présente des nervures dorsales fort peu saillantes et deux ailes latérales larges, membraneuses, jaunâtres, séparées l’une de l'autre par un sillon profond.

Graine comprimée, oblongue, à téguments membraneux ; l'embryon occupe le sommet d'un albumen corné et très abondant, dont la face commissurale est plane.

| - = is .. teens Fe + ee . engai- Fee . nant, mais il ny à pas comme dansle Th. Garganica, de feuilles = Se EE à l'insertion des pédoncules communs. à K° = >. Rs a ne pleurs terminales, en ombelles, étalées,. composées 7 1245 = a ee rayons glabres, presque filiformes: tente 2e, É ne ; =. + les semences sont comme celles du Th. Garganica, et les Eee | stries, qui ne sont point membraneuses, sont au nombfe mé EE - cinq, et répondent aux divisions du calice.

(A) Flore de MM. Loret et Barandon.

br remarque bre grains de fécule que contient en abondance cette partie de la plante, et on voit que la première couche ot intérieuré du liber, au Ken d’ fre sonsties ee

brisées a) ce

F L'écorce de la racine ,qui est la parti employée, ne sê trouve

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-(4) Blanchet. Thapsia garganica, thèse de Montpellier, 1880, p. 18.

pas dans le commerce européen. Les Arabes la récoltent directement ou l’achètent chez les Mozabites, qui la vendent à l’état sec. Des See

La récolte se fait en grand en Algérie, depuis le mois de décembre jusqu’à mi-avril; mais le moment le plus favorable est le mois de janvier, époque à laquelle la racine renferme leplus de principe actif. |

Les feuilles du Thapsia renferment bien un latex résineux qui se concrète en larmes aromatiques d’abord transparentes, puis jaunâtres; maïs ce sucest trop peu abondant pour être utilisé.

La récolte des racines se fait de la manière suivante :

On déchausse le pied du Thapsia choisi, on l’arrache, et on en détache la racine que l’on met dans un sac ; le sac une fois rempli, on le plonge dans une rivière pour débarrasser les racines de la terre qui les souille.

On fend alors la racine de haut en bas sur toute sa longueur, on écarte les deux parties coupées de l'écorce, et on enlève avec la main la partie centrale qui se détache assez facilement, si la plante est dans les bonnes conditions voulues d’âge. On recherche de préférence les plants âgés de 3 à 5 ans.

La racine fraichement coupée est charnue, lourde, et perd par la dessiccation les 3/4 de son poids.

L’écorce bien desséchée peut être très bien conservée pendant un ân sans subir d’altération.

L'écorce, telle qu’elle nous arrive en Europe, est en fragments inégaux, friables, peu volumineux, épais de 4 à 40 millimètres, d’un jaune brunâtre très clair à leur face externe. La face interne est blanche, crayeuse, souvent tachée de rouge, brunâtre et finement striée en long. La surface primitive de section des fragments est souvent garnie d’une résine jaune doré très clair, que l’on trouve aussi dans les anfractuosités

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© Thapsia garganica; le est Re enbéfiaute à que re et ne détermine pas de prurit insupportable.

Ces derniers faits mériteraient bien au Thapsia villosa une 22 | place dans la médication révulsive avec d'autant plus de rai-

son que le Thapsia garganica rpoie sans énagement est Sn 10 pou dose perdre 5... :

Le Thapsia villosa est usité, chez les Maures, comme e su drastique.

(4) Cauvet. Histoire natur. médicale, p. 376. (2) Journal de pharm. et de chim. Thapsia villosa, p. 353, 1887, (3) Heckel et Schlagdenhaufen. Les nouveaux remèdes, 1887.

Ja première butte ei est formée par une ligne con nue, au lieu d'être formée. par uné série de lignes = concentriques ; : de plus, les canaux résineux, au. heu de se. RE — montrer: disséminés à l'extérieur de la couche. libérienne, se.

trouvent surtout à l'intérieur (2. de Her St

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. (4) Blanchet, Thèse de Moupellus, 1880, p. 41. Re = — (2) L. Courchet. Les Ombellifères, Thèse d'agrégation, 1882, p. 200. =.

poser. UP

re Cest le principe vésicant de la lente il est trés peu abondant et manque dans certaines préparations, à cause.

de la difficulté que l'on a d'en no les matières cireuses 2 | . cet résineuses. £ PET 71 =

Nous renvoyons l’extraction de la résine à la pharmacologie.

La résine, soluble dans l’alcool chaud, donne par refroidissement des aiguilles brillantes qui fondent à + 87°; elle est soluble dans l’éther, le sulfure de carbone, et en partie dans une lessive de potasse forte d’où l’eau la précipite à l’état cristallin. Par l’ébullition avec les acides forts, elle n’est pas atta-

quée, et elle brûle sans résidu, sur un fil de platine, avec une

odeur agréable.

… Acide thapsique C'H°0". — Ce corps cristallise en écailles blanches, brillantes, et fond à + 1923” ; il est soluble dans l’alcool, moins dans l’éther, et presque insoluble dans l’eau, la benzine et le sulfure de carbone.

Il est attaqué lentement par le brome et l'acide nitrique ; fortement chauffé, il distille sans altération, et, sur un fil de platine, il brûle avec une forte odeur de cire brûlée.

On l’obtient par l'expression entre plusieurs feuilles de papier du précipité floconneux que nous avons obtenu plus haut ; on dissout plusieurs fois dans l'alcool bouillant et on filtre sur du charbon animal.

Par le refroidissement, on a les cristaux d’acide thapsique.

Acide octoïque ou caprylique C'H"O*. — Le précipité floconneux, débarrassé du thapsate de potasse et dilué par l’eau, est distillé à la vapeur; on à ainsi un liquide jaune transparent, huileux, plus léger que l’eau. On traite par l’éther, on évapore en présence du chlorure de calcium, et on distille entre 220° et 236°. On opère une seconde distillation fractionnée de 5° en 5", et on à ainsi un liquide incolore, soluble dans l’aleool et dans l’éther, et qui, mis dans la glace, se solidifie en lamelles flexibles, caractère d’un acide octoique.

était en si i grand renom chez les : anciens.

envenimées, de endre la vue aux aveugles, la. jeunesse aux.

ue aussi l'estimait-on son nu d or, , et + nee

)# Histoire naturelle de Pline, livre (traduction d’Ajasson = de Grandsagne).

Selon Galien, cette plante est «très chaude », et il la prescrit pour attirer en dehors les humeurs profondes et en opérer la résolution. +

Au XVI: siècle, Matthiole, médecin sénois, attribue comme lieu d’origine au Thapsia le mont Gargano, d'où le nom Thapsia garganica.

Puis, ce médicament disparait tout d’un Coup de la thérapeutique pendant trois siècles environ ; et ce fut vers 1857 que le docteur Raboulleau, de Lopital civil de Constantine, le remit dans la pratique.

Le Thapsia, si longtemps délaissé F. la médecine européenne, a toujours joui de la plus grande réputation chez les Arabes et les Kabyles sous le nom de Bou-Néfa. Ils lemployaient à l’intérieur contre la maigreur, la stérilité et les maladies chroniques de la poitrine.

Le Taminat-bou-néfa est classique chez « eux : C'est un mélange de poudre d’'écorée sèche de racine de bou-nêfa, de semoule grillée, de miel et de beurre ; le tout forme une pâte qui peut se conserver quelque temps. > :

La poudre de bou-néfa est aussi quelquefois versée à la dose d'une cuillerée à bouche dans un verre d’eau qu'ils avalent en une seule fois. à

Des œufs cuits dans une décoction de racines fraiches ou sèches de ce végétal sont très employés aussi comme purgatif.

Pour les Kabvyles, une décoction, dans un tre de lait, de 150 grammes d’écorce, est un remède spécifique contre les affections pulmonaires.

Si, après l'emploi intérieur du Bou-Néfa, on a observé, chez les Arabes, des diarrhées chroniques ou aiguës, des avortements même, on n’a jamais signalé des cas de mort.

A l'extérieur, l'usage qu'ils en font n’est pas moins fréquent, soit dans la médecine humaine, contre les douleurs rhumatismales, la goutte, les contusions, les points de côté, les dartres,

El — soit dans la médecine vétérinaire comme topique, sous forme d’onguent obtenu en faisant digérer l'écorce dans du goudron.

Aujourd’hui, en Europe, ou du moins en France, le Thapsia est destiné uniquement à l'usage externe et à la médecine humaine, et c’est à la résine que l’on a recours pour obtenir des effets thérapeutiques.

En traitant l'écorce de Thapsia par l'alcool bouillant, on obtient une résine impure, qui, étant reprise par l'alcool froid, fournit le produit révulsif employé.

Nous nous étendrons plus louguement sue cette préparation dans le chapitre suivant. ET La résine de thapsia amenée à la forme de sparadrap est peut-être un des produits pharmaceutiques les plus en vogue dans la médecine populaire, et est communément désignée sous le simple nom dethapsia.

Le thapsia est employé dans les cas de catarrhes, bronchites, grippes, douleurs..….., et dans tous les cas où il est utile d'amener à la peau une rubéfaction énergique.

Bientôt après ce premier résultat, suit une éruption miliaire presque identique, à l'intensité près, avec celle qui est consécutive à l'application de l'huile de croton tiglium. Cette éruption est constituée par des vésicules d’abord translueides, mais qui ne tardent pas à devenir opaques ; au bout de quelques jours, les vésicules se dessèchent et se desquament, sans laisser aucune ulcération cutanée. I arrive quelquefois que les vésicules sont confluentes et qu'il y a soulèvement de la couche épidermique, sans que néanmoins 1l se forme de véritables ampoules (Docteurs Reboulleau et Bertherand).

Si le thapsia oppose au mal intérieur un soulagement assez rapide, il provoque sur la partie rubéfiée une démangeaison assez douloureuse, que de nombreuses personnes atténuent par l'application d’une couche de beurre, de graisse, ou de tatfetas ciré.

Dans les cas d'application de Thapsia, il est prudent, une fois l’emplâtre enlevé, d'imposer au patient, pour si grande que soit la démangeaison qu’il éprouve, la privation de se gratter ; un peu de résine pourrait adhérer aux doigts et amener par le contact l’enflure du visage. :

Si certaines personnes sont réfractaires à l'application du Thapsia, cet emplâtre agit sur certains sujets avec tellement d'intensité, qu'il occasionne quelquefois une exsudation de sérosité analogue à celle provoquée par un vésicatoire.

Avant d'aborder le chapitre pharmacologique, nous croyons bien faire de citer les observations de M. Beslier, au sujet des proportions de résine fournies par la racine de thapsia.

Les racines fraîches, traitées comme nous le verrons tout à l’heure, donnent environ 2 0/0 de résine ; les mêmes racines séchées, à l’étuve tempérée, 10 0/0 ; et, enfi. les écorces com-

plètement sèches, en moyenne 15 0/0.

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