‹ Étude des équilibres entre solutions et halogénures simples ou doubles de cadmium et de potassiumChapitre 10 sur 46 · MÉTHODE DES ADDITIONS · texte numérisé non relu

MÉTHODE DES ADDITIONS

Pour la recherche des solutions constantes, je me suis servi plusieurs fois de la méthode des additions, dont Cornec

et Krombach avaient fait usage précédemment (8). On part d'un ensemble formé d’un sel A et d’eau, et on y ajoute, par petites quantités, un sel B, jusqu’à ce qu'une nouvelle addition de B ne fasse plus varier la composition (ou la densité) de la solution. A ce moment celle-ci est saturée de A (on s'en assure en ajoutant A) ef d’un second sel. La nature de ce

dernier reste indéterminée par cette expérience. RÈGLE D'HYDRATATION

Soit, dans un système ternaire, une solution L en équilibre avec un sel double D et deux sels simples ou doubles A et B, D pouvantrésulter de la combinaison de A et de B,soit sans intervention d’eau, soit avec addition ou soustraction d’eau. Sous pression déterminée, la température d’équilibre O° est également déterminée. Supposons, condition toujours réalisée au cours de la présente étude, que la solution L soit plus riche en eau que chacun des sels À, D, B; l’équilibre correspond alors à un point de transition et non à un point d’eutexie.

Si l’on peut écrire :

mA +nB = pD + gH20 m, N, p, q étant des nombres positifs, on dira que l’hydratation de D est inférieure à l'hydratation globale de A et de B; dans ce cas Q° est limite inférieure du domaine d’existence de D.

Réciproquement, si 0° est limite inférieure, l’hydratation de D est inférieure ou égale à l’hydratation globale de AetdeD,.

Inversement, si l’on peut écrire :

mA + nB + çH?0 = pD l’hydratation de D est dite supérieure à l'hydratation globale de Aet de B; @°est limite supérieure de domaine d’existence de D (1).

{‘) I y a exception lorsque le prolongement de l’une des droites

AD ou BD traverse le domaine d'existence de D: celui-ci s'étend alors de part et d’autre de @0. Ce cas ne se rencontre pas dans mon travail.

Réciproquement, si O0 est limite supérieure, l’hydratation de D est supérieure ou égale à l'hydratation globale de A et de B.

Les énoncés précédents découlent des études de Roozeboom (9) et de Schreinemakers (10). Bancroft (11) et Findlay (12) ont donné des règles analogues, sans toutefois préciser exactement les conditions dans lesquelles elles s’appliquent.

Cette même règle peut s’énoncer sous une forme légèrement différente :

Soit à une température quelconque {° une branche d'isotherme relative à un sel double D, comprise entre les branches correspondant à deux sels simples ou doubles A etB ({). Si l’hydratation de D est supérieure à l’hydratation globale de A et deB, la température de transition @!° entre À, D, B et la solution L doit être, elle aussi, supérieure à é°, que cet équilibre soit stable ou non. Les solutions constantes A-D et D-B se confondant à O°,1il s'ensuit que leurs compositions doivent se rapprocher par élévation de température de #° vers @0,

Inversement, si l’hydration de D est inférieure à l'hydratation globale de A et de B, les compositions des solutions constantes A-D et D-B se rapprocheront par abaissement de température de {° vers @0.

C’est cette règle modifiée que j'ai fréquemment utilisée au cours du présent travail, pour me guider dans la recherche des solutions constantes à des températures non encore étudiées. On remarquera qu’elle peut se trouver en défaut lorsque les températures { et @° sont éloignées, car lorsque la température varie de {° à @° les compositions des solutions

constantes peuvent s'écarter d’abord pour ne se rapprocher qu'ensuite.

(t) La règle est encore valable lorsque la branche de D est entourée de deux branches relatives à un même sel A.

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