‹ Étude des Figures de Déshydratation à la Surface des CristauxChapitre 12 sur 39 · DÉROEAC AT COLE TA · texte numérisé non relu

DÉROEAC AT COLE TA

L'axe moyen db coïnciderait avec l'axe de symétrie, et le petit axe c serait normal à la face a! (101).

Ses précisions quant à la direction de l’axe c, et quant à la valeur des axes, sont illusoires. La direction des axes, appréciée par le maximum et le minimum de longueur diamétrale des ellipses, n'est pas susceptible d'une grande précision. D’autre part, d’après ses observations elles-mêmes, le rapport des axes des meilleures ellipses mesurées sur une même face, manifeste des variations qui atteignent & de la valeur de ce rapport, et néanmoins il en déduit une moyenne qu'il précise jusqu’à moins de un millième.

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En reproduisant ces expériences, j'ai remarqué que Îles

GAUDEFROY. J

ellipses les plus belles à l'œil nu ont un contour ondulé au microscope et que les variations dans le rapport des axes, sur une même face dépasse souvent -+. A des erreurs de cet ordre près, les figures concordent assez bien avec l’ellipsoïde de K. Pape, les valeurs des deux premiers axes sont plutôt trop faibles.

Le corps formé par ces figures est le sulfate M.4. L'état d'hydratation et le système cristallin ont été vérifiés sépa-

rément.

Photographie n° 7. Grossissement : 10 diamètres. Sulfate de fer.

Figures de déshydratation elliptiques sur Ja face p (oo7).

Verticalement à droite on voit l’arète pet.

Pour déterminer le nombre de molécules d'eau de lhydrate, j'ai pesé de la matière pulvérulente produite à la surface des cristaux dans les mêmes conditions, et je l'ai mise en présence d'une solution saturée de sulfate M. 7. Elle reprend 3 “el d'eau.

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Quant au système cristallin des particules, il a pu être identifié avec la modification M. k. Cette modification se dépose, en effet, dans une solution de sulfate de fer additionnée d'acide sulfurique. Si on laisse tomber dans une telle solution à peine sursaturée des parcelles provenantdes figures elliptiques, on peut voir au microscope qu'elles ne se dissolvent pas, mais qu’elles prennent des facettes brillantes comme de petits cristaux en voie de croissance, puis on aperçoit nettementleurs formes quisont celles descristaux M.#.

Les figures elliptiques peuvent être provoquées à volonté en un point de la surface d'un cristal choisi à l’avance. Il suffit de déposer en ce point une parcelle provenant de figures analogues. Cette parcelle agit comme un germe cristallin dans une solution sursaturèe.

Des figures analogues Ss’obtiennent en quelques heures spontanément, à la température ordinaire, dans le dessiccateur. La photographie n° > représente la face p (001) du sulfate de fer M. 7, recouverte de figures produites dans ces conditions. L'hydrate formé a également 4el d’eau.

Les particules M. 4 appartenant aux figures elliptiques se réhydratent partiellement à la température ordinaire : elles se transforment enl'hydrate M. 6. On peut voir, en effet, que, lorsqu'elles sont récentes, elles se dissolvent dans une solution sulfurique de sulfate de nickel où les cristaux M. 6 sont stables, tandis qu’elles s'accroissent dans cette même solution lorsqu'elles ont séjourné quelque temps à Pair libre. C’est la raison pour laquelle les figures elliptiques, lorsqu'on les remet dans le dessiccateur à la température ordinaire après un séjour à l'air libre, ne s’accroissent plus toujours régulièrement. Elles s’entourent alors d'une zone cristalline déshydratée, très hbiréfringente de cristaux M, 6.

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Figures polygonales dérivées du cristal primitif. — E. Blasius a obtenu des figures de corrosion polygonales, par un procédé tout différent de celui de K. Pape. Il abandonne les cristaux de sulfate de fer dans lPalcool absolu à la température ordinaire pendant une heure. Les cristaux sont alors recouverts d'une pellicule blanche qui en se détachant montre de nombreuses figures semblables à des figures de dissolution et triangulaires. Sur la face p(001), ces triangles sont isoscèles, leur base est parallèle à l'axe de symétrie et Les deux autres côtés sont parallèles à la face m du prisme, le sommet est dirigé vers la face a! (101). Sur le prisme, les triangles ont un côté parallèle à la base p, un autre à la face a! et le troisièine à la face rm» (110) voisine, de telle manière qu'un sommet est dirigé vers la face a! contigue. Sur la face a', l’un des côtés est parallèle à la face p, les deux autres aux faces m et le sommet de ce triangle isoscèle est dirigé vers la face p contigue.

Blasius rapproche ce phénomène de celui de la dissolution. Pourtant, après avoir reproduit ces figures, je crois que la dissolution joue un rôle insignifiant, car le sulfate de fer est insoluble dans l'alcool.

Dans le dessiccateur à la température ordinaire, j’ai obtenu des figures analogues à celles-ci, également pulvérulentes. Elles naissent en des points isolés et sur les mêmes cristaux que les figures elliptiques précédemment décrites. Certaines de ces figures sont parfaitement semblables à celles décrites, par E. Blasius. D’autres forment, sur les faces du prisme et sur la base p, des t'apèzes dont deux côtés, très longs, sont parallèles à la face a!, tandis que les deux autres côtés sont parallèles aux faces » et p; d’autres forment des triangles dont un angle plus où moins obtus est opposé à une base parallèle à la face a!, tandis que les deux autres côtés, de directions variables sont vrobablement composés d’échelons

très petits parallèles aux directions a!, m et p; d’autres enfin se réduisent à des baudes très étroites ou à des lignes parallèles à at sur toutes les faces. Ces diverses formes ne sont que des variantes des figures décrites par E. Blasius : les directions des côtés sont les mêmes, seules les valeurs relatives des côtés sont variables.

On obtient encore des figures polygonales, mais formées de fragments cristailins plus gros, en exposant les cristaux à la vapeur de l'alcool à la température ordinaire pendant quelques heures. Les figures sont ordinairement des parallélogrammes, dont les côtés sont parallèles aux faces pet m, et les côtés parallèles à la face a! sont moins fréquents.

Toutes ces figures, sont dérivées d’un polyèdre de déshydratation: tel qu'il a été défini à propos du sulfate de cuivre. Ses combinaisons principales sont p, m et at, plus ou moins développées selon le procédé employé pour la déshydratation.

L'hydrate formé est M. 6. Je n'ai pas cherché à le déterminer directement, en pesant une quantité suffisante de matière transformée, parce que les figures polygonales se produisent à coté des figures elliptiques et que ces deux sortes de fignres donnent naissance à deux hydrates différents. Mais, j'ai pu le déterminer autrement : par isomorphisme, des germes tirés des figures polygonales donnent naissance à des cristaux M. 6 dans une solution sulfurique de sulfate de nickel où M. 6 est stable. Une analogie avec le sulfate de cobalt, isomorphe du sulfate de fer M.7, confirme cette épreuve. Le sulfate de colbalt M7 présente des figures polygonales du même genre, sans figures elliptiques, et alors c'est l’'hydrate M. 6 qui se forme.

Les figures polygonales du sulfate de fer ne sont pas très stables. De petites variations hygrométriques suffisent à troubler leur accroissement régulier dans la suite, comme si

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les germes cristallins M. 6 et M. # se mélangeaient dans les mèmes figures.

Cet exemple permet de comprendre pourquoi un certain nombre de figures de déshydratation paraissent irrégulières : elles sont formées de deux sous-hydrates différents, qui se développent en même temps. La coexistence de deux modifications inégalement stables n’est pas contradictoire lorsque les figures se forment assez rapidement, dans des conditions de température et d'hygrométrie éloignées de l'équilibre, en sorte que le sel primitif se transforme plus vite en chacun d'eux qu'ils ne se transforment mutuellement.

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