SULFATE DE NICKEL
Ce sel se déshydrate facilement à l'air libre ou dans une athmosphère.dont la tension de vapeur d’eau est réduite à 5wm, Il perd alors une molécule d’eau sans se réduire en poussière; les cristaux prennent seulement un aspect mat d’un vert plus clair que le cristal 0.7.
En effet, à la différence des sulfates de fer et de zinc, dont les cristaux se désagrègent en produisant directement le sous-hydrate M.4 pulvérulent, le sulfate de nickel 0.7 ne donne, ni spontanément, ni par ensemencement, de figures elliptiques correspondant à la formation de M.#4.
E. Blasius qui a étudié ce corps, n’a pas obtenu de figures régulières. Cependant, à l'air libre ou au dessicateur, il s’en produit de deux sortes comme on va le voir.
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Figures dérivées du polyèdre primitif 0.7. — Elles sontanalogues à celles qui sont produites sur le sulfate de zinc par la modification M.6. Les pellicules cristallines secondaires sont transparentes, diversement orientées, généralemerit plus épaisses, plus étendues et plus simples que celles du sulfate de zinc. ( Voir la photographies n° 9).
Leur forme polygonale se complique d’angles rentrants mais les côtés dérivent d’un polyèdre de déshydratation dont les combinaisons principales sont (110), (010), (101) et (111).
Les cristaux déshydratés appartiennent tantôt à la modification (.6, tantôt à la modification M.6. Quoique la modification (.6 soit seule stable, j'ai vérifié la présence de M.6 en plongeant les cristaux recouverts des figures de déshydratation dans une solution sulfurique de sulfate de nickel où se déposait (.6; certaines pellicules déshydratées se développaient en prenant les formes du cristal M.6.
Les figures sont semblables; : quelle que soit la at
du sous-hydrate; la principale différence consiste en ce que les cristaux (.6 s’accroissent plus lentement et donnent de plus gros fragments cristallins.
Photographe n° 9.
Sulfate de nickel.
Figure de déshydratation produite sur la face 7n. Le cristal 0,7 est à l'extinction. A droite : une arèête verticale.
Lorsque les figures sont formées d’une pellicule assez épaisse, elles sont couvertes de stries‘paralièles entre elles et aux côtés voisins. Ce sont des stigmates de croissance. Elles apparaissent d’abord à l'extérieur de la figure comme une ligne sombre occupée par un liquide qui disparaît bientôt en laissant un sillon creux. Des stries semblables nous l'avons dit, apparaissent aussi sur le sulfate de zinc, mais seulement dans les figures dérivées du polyèdre secondaire M.6, tandis qu'elles apparaissent sur le sulfate de nickel, même dans les figures dérivées du polyèdre primitif 0.7, et surtout par la formation de l’hydrate (.6.
LPS tee
Les sillons creux dont on vient de parler sont dus à la contraction. En effet le tableau suivant met en évidence les relations entre le volume initial et le volume final dans ces
transformations.
Poids
£ LR PR ESS Volume Modification. spécifique. moléculaire. moléculaire. OT nes 00 281 143 M6... T2 PR 2,04 263 129 Q.6::ta:r ere 2,07 263 127
La transformation 0.7—M.6 s'accompagne donc d'une contraction à peu près égale au dixième du volume primitif:
Vi — V2 143-129 14 ) ï RC ee a transformation 0.7 0.6, ( Vi 143 143 ) > et la transformatio (
d'une contraction un peu plus grande.
Figures dérivées des polyèdres secondaires M.6 et Q.6. — Certaines figures simples, qui naissent isolément ou sur les bords de figures dérivées du polyèdre primitif ne dérivent pas elles-mêmes du polyèdre 0.7. Plusieurs sont semblables entre elles, quelle que soit la face du cristal 0.7 sur laquelle elles se produisent. Leurs côtés n’ont que des relations compliquées avec les rangées principales du cristal 0.7.
On peut voir néanmoins qu'elles dérivent du polyèdre M.6, ou du polyèdre Q.6. Certaines d’entre elles, en effet, prennent le forme d'un losange de 72° qui correspond à la face p (oor) du cristal M.6; d'autres ont la forme d'un parallélogramme de 84°, correspondant à la face » (110) du même polyèdre. Et tandis que ces figures sont toutes biréfringentes, on en voit d'autres, carrées ou rectangulaires, qui s’éteignent toujours en même temps que le cristal primitif 0.7. Ces dernières ont les caractères cristallographiques et optiques (monoréfringence) de la face p (001) du cristal 0.6. Elles semblent parfois être orientées sur le cristal 0.7, de manière
UE
à ce que l’arête de la face carrée soit parallèle à l'axe vertical du cristal 0.7. Mais ces mesures d’'angles plans ne peuvent jamais prétendre à une grande rigueur, et laissent subsister un doute.
L'orientation reste généralementimparfaite dans les figures de ce genre : on ne constate, le plus souvent, que le parallélisme des deux faces, celle du cristal primitif et celle du cristal secondaire sans qu'aucune rangée de l’un coïncide avec une rangée de l’autre. On sait que les orientations parallèles des faces, sans coïncidence des éléments cristallins, sont fréquentes en cristallogénie.
Les figures dérivées des polyèdres secondaires M.6 et 0.6 sont couvertes de stries parallèles de croissance ; néanmoins, chaque bande comprise entre deux stries ne forme pas uu individu cristallin séparé, toutes les bandes ont la même orientation optique d'un bord à l’autre, c'est-à-dire qu'elles sont formées d’un seul individu cristallin. Ce phénomène est tout à fait semblable à celui que j'ai décrit à propos du sulfate de zinc.