‹ Étude des Figures de Déshydratation à la Surface des CristauxChapitre 37 sur 39 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

morphe du sulfate de zinc, le poids spécitique de la modification M. # est supérieur à celui de la modification T. 5 : 2.261 pour la première et 2.099 pour la deuxième. Comme une mesure exacte n'a pas d'importance ici, nous nous contentons d'admettre que le poids spécifique du sulfate de zinc : M. 4 cst supérieur à 2,6. D'où le Tableau suivant :

Contraction :

Poids Poids Volume V,—V, Sulfate de zinc. spécifique. moléculaire. moléculaire. Vire 0.7 2,00$ 287 143 (à partir de 0.7) M.6 2,056 269 130 AO NE > 0 Dis << 90 >= 000

Il en résulte que, par la formation des figures elliptiques, la quantité d'eau éliminée est trois fois plus grande, et la contraction près de quatre fois plus forte que par la formation des figures polygonales.

Une première conséquence de la contraction est la multiplication des fragments déshydratés par brisures, décoilements, clivages: les particules seront d'autant plus petites que la contraction sera plus forte. De plus, la contraction provoque des mouvements, elle change les particules déshydratées de place et d'orientation : plus la contraction est forte, plus ces déplacements et ces rolalions sont considé- ‘ables. Ces deux points concordent avec l'observation directe: dans les figures elliptiques, les particules déshydratées sont très petites et d'orientation très mélangées.

Une autre conséquence encore cest l'augmentation de la perméabilité de la masse déshydratée à la vapeur d'eau, tant à cause du morcellement lui-même que de la largeur des espaces vides. La déshydratation en profondeur devient ainsi plus facile, et les gradins se mulliplient sur la surface de contact entre les deux modifications. La diffusion facile de la vapeur d'eau à travers la masse déshydratée élimine les

GAUDEFROY.

angles saillants aussi bien que les angles rentrants, car les points les plus attaquables sont ceux qui offrent la plus grande surface. La courbure tend à s'égaliser en tous les points de la surface, en sorte que, si la diffusion était seule en jeu, le solide déshydraté se rapprocherait d’une sphère; mais les propriétés physiques du cristal primitif, comme la conductivité, l’élasticité, etc., interviennent pour modifier la surface sphérique en un ellipsoïde.

L'importance de la diffusion sur la forme des figures a été soulignée à propos de plusieurs espèces cristallines présentant des figures peu régulières, se rapprochant cependant d'une forme circulaire ou elliptique. Dans ces figures, les irrégularités du contour coïncident avec la présence de fissures profondes et larges dans la masse pulvérulente. Les parties les plus saillantes de la figure, celles où la croissance à été le plus rapide sont aussi les plus voisines des fissures, c'est-à-dire des points où l'évaporation est le plus rapide.

Par contre, on a observé que les figures dont la formeelliptique est le plus régulière ne sont pas fissurées, mais formées d’une masse bien homogène.

En résumé, plus les fragments sont petits el la masse homogène, plus les figures se rapprochent de leur limite courbe; au contraire, plus les fragments sont gros, plus aussi les figures se rapprochent de leur limite polygonale,

figures complexes. — Nous sommes mieux à même, à présent, d'apprécier les figures dont la complexité parait inextricable au premier abord. Elles sont de divers genres :

Elles peuvent Ôtre des figures »2ultiples, primitivement isolées et régulières, puis formant un dessin quelconque lorsqu'elles se rencontrent. Exemple, les figures dérivées d'un polyèdre secondaire sur le sulfate de manganèse T. 3.

Elles peuvent étre aussi des figures iatermédiaires entre

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