‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 27 sur 403 · À. TISSU CELLULAIRE · texte numérisé non relu

À. TISSU CELLULAIRE

45. Ilest ainsi nommé parce qu'il est formé de cellules. On appelle cellules de petites vessies formées par des cloisons qui leur sont propres, et contenant une substance liquide, demi-fluide ou solide (fig. 45). D'abord transparentes, elles se colorent peu à peu, et le plus souvent en vert. Elles ne sont en réalité que soudées entre elles ; mais insensiblement elles se durcissent tellement, elles deviennent en même temps si adhérentes, que leurs cavités paraissent creusées dans une masse continue. Leurs parois, tantôt minces, tantôt trèsépaisses, ont leur surface quelquefois unie, quelquefois marquée d’un certain nombre de points et de lignes. Ces points et ces lignes ont été pris longtemps pour des pores ou des fentes, mais on a reconnu aujourd'hui qu’ils ne sont que de simples inégalités dans l'épaisseur de la cloison.

46. Les dimensions des cellules sont variables selon la consistance du tissu. Quand celle-ci est molle, comme il arrive, par exemple, dans la moelle du sureau, les cellules sont toujours plus larges. Toutefois, elles ne prennent jamais un grand développement, puisque les plus volumineuses qu’on ait observées n’ont qu'un millimètre cube.

Leur forme est naturellement sphérique ou sphéroide ; mais, avec l’âge, elles deviennent si serrées entre elles, que la pression les rend tantôt ellipsoides, tantôt polyédriques, quelquefois même aplaties en une lame très-mince.

47. Les cellules étant ordinairement arrondies ou de forme irrégulière, laissent entre elles des espaces vides nommés méats (1) ou lacunes. Les méats sont destinés à la transmission de la sève. Les lacunes ont probablement pour fonction de recevoir le gaz des cellules environnantes, et de contenir pendant un certain temps l'air extérieur qui s’est introduit dans la plante. Les plantes submergées offrent des lacunes plus grandes, plus régulières, moins nombreuses que celles qui existent dans le tissu cellulaire vert; elles ne communiquent pas avec l’air extérieur, et sont probablement des organes de respiration.

48. Le tissu cellulaire existe seul dans la moelle des végétaux et dans les jeunes pousses des plantes, presque seul aussi dans les parlies charnues de certains fruits.

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