BRANCHES ET RAMEAUX
99. Les branches comme les rameaux commencent ioutes par un bourgeon ; mais les branches sont les divisions de la tige, et les rameaux et ramuscules celles des branches et des rameaux (fig. 23). Ceux-ci comme celles-là offrent une organisation toute semblable à celle de la tige principale sur laquelle elles sont pour ainsi dire plantées.
100. Les bourgeons ne se développent pas tous; cependani les branches et les rameaux conservent la régularité qu’on observait dans les feuilles qui marquaient leur point de départ. Ils sont donc alternes dans le chêne, opposés dans le marronnier, verticillés dans le pin et le sapin. Ils affectent, du reste, une grande variété dans leur direction. Ils sont dressés dans le peuplier d'Italie, étalés dans le griottier, divergents dans l'érable , pendants dans le saule-pleureur. Mais
(4) M. Luizet, horticulteur à Ecully.
(2) De turio, tendron.
l'angle que dans le principe le rameau formait avec la tige se trouve de plus en plus ouvert par le poids des feuilles, des fruits et des ans, comme aussi par leur besoin d’air et de lumière.
+++ YRILLES.
101. Les orilles (fig. 28 v) sont le plus ordinairement des espèces de petits rameaux sans feuilles, beaucoup plus souples que les autres, qui, se roulant comme un tire-bouchon, s’accrochentaux corps voisins : ainsi, les pampres de la vigne, que tout le monde connait, sont des vrilles pour le botaniste. Les vrilles sont comme des mains que la Providence a données aux tiges faibles, flasques cet sarmenteuses pour se soutenir, s'élever et exposer leurs fruits à l’action du soleil.
102. Ce ne sont pas toujours des rameaux dégénérés qui rendent ce bon service aux tiges sans consistance ; elles le doivent souvent à d’autres organes, Tantôt, comme dans la clématite, ce seront les longs pétioles de leurs feuilles qui se rouleront autour des supports voisins ; tantôt, comme dans le pous cullive et la gesse des prés, ce sera la côte médiane qui s’allongera et se terminera en ficelle accrochante; quelquefois même ce sera le pédoncule de la fleur, comme dans la grenadille. La tige est dite volubile (1) (fig. 21), lorsque, manquant de vrilles, elle entoure de ses longues spirales, comme dans le convolvulus de nos jardins, les soutiens que la nature ou la main de l’homme lui ont présentés.
(4) De volubilis, qui s'enroule.