X PRÉFACE
aux arts, à l'industrie, au commerce, à la médecine et à l’économie domestique. On verra les détails les plus nouveaux sur la culture et la multiplication des végétaux destinés à orner nos parterres, à embellir nos bosquets et à enrichir nos vergers. Les amateurs qui, dans leurs moments de loisir, voudront s'amuser à faire un peu d’horticulture pratique, trouveront expliqués dans notre dictionnaire les différents procédés de greffe employés de nos jours, avec les améliorations inventées par le génie et l'expérience modernes. La floriculture des salons, celle des fenêtres, y ont aussi obtenu une place, et par là les personnes qui, reléguées au sein des villes, n'ont pas de jardin à cultiver à la campagne, trouveront le moyen de s’en procurer un qui ne sera pas sans charmes, sur leurs croisées pendant l'été, et dans leurs appartements pendant l'hiver.
En résumant ce que je viens de dire, cette Etude des fleurs pourrait donc justement avoir pour titre : Flore des départements du Rhône, de la Lovre, de l'Ain et des montagnes de la Grande-Chartreuse, précédée d'une Botanique élémentaire, suivie d'une Flore horticole et d’un Dictionnaire historique, usuel et pratique.
Bien que conforme à la deuxième édition pour le
PRÉFACE, XI plan général et l’ensemble des détails, celle-ci à reçu cependant plusieurs améliorations notables. La partie élémentaire a été complétée ; les clefs analytiques ont été refondues ; les descriptions des espèces ont été toutes vérifiées, et, autant que possible, avec les plantes vivantes sous les yeux; un grand nombre d’espèces et de localités nouvelles ont été ajoutées; celles-ci ont été disposées dansun ordre plus facile et plus complet; le dictionnaire à été augmenté de plusieurs intéressants articles, et les propriétés des plantes qui y sont exposées ont été sévèrement contrôlées par la lecture et la comparaison des meilleurs auteurs.
Si cette troisième édition renferme moins d'imperfections que la précédente, je le dois principalement aux botanistes zélés qui ont bien voulu m adresser leurs observations et m'honorer de leur bienveillant concours. C’est pour moi un devoir et un bonheur de leur adresser ici l'expression publique de ma vive reconnaissance ; si ce livre a quelque chose de bien, c’est à eux surtout qu'il en est redevable.
Malgré tous mes soins et toutes mes précautions, j'ai dû néanmoins commettre encore beaucoup d’erreurs dans cette Flore; je prie donc de nouveau les botanistes qui s’en serviront de les noter avec