‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelle (volume 3)Chapitre 43 sur 389 · Le calice est toujours regardé comme formé de plu · texte numérisé non relu

Le calice est toujours regardé comme formé de plu

. 4 2 fn s (1) De mept, autour, d,56c, Ia fieur.

ÉLÉMENTAIRE. sh) sieurs pièces, tantôt sans adhérence, tantôt plus ou moins soudées ; ces pièces se nomment sépales (4).

Le calice est dit polysépale (2) (ig. 98 bis c), quand les sépales sont libres dès leur base et dans toute leur étendue, de telle sorte qu’on puisse enlever chacun d’eux sans déchirer les autres; et il est dit monosépale (3) (fig. 102 c, 103 c, 106 c, 107 c), quand les pièces qui les forment sont soudées entre elles dans une partie ou dans la totalité de leur longueur. Aisi, le calice du chou-colza est polysépale, celui de l’œillet monosépale.

124. On distingue trois parties dans le calice monosépale ; ces parties sont : le fube, le limbe et la gorge. Le fube est la portion inférieure, dont les pièces sont adhérentes et soudées; le Zimbe est la partie supérieure, dont les pièces sont indépendantes et toujours plus ou moins ouvertes ; ja gorge (lg. 1069) est la ligne où le tube finit et où le limbe commence.

Le calice monosépale peut être plus ou moins profondément divisé.

S'il ne l’est pas du tout, le calice est nommé entier ; si les divisions, très-peu profondes, n’atteignent pas le milieu du calice, elles se nomment des lobes ou des dents. Le calice est alors appelé bilobé, tridenté, quinquédenté, selon qu’il a deux, trois ou cinq de ces petites divisions.

Si Les divisions atteignent le milieu du calice ou à peu près, elles se nomment des fissures. Le calice est appelé bifide, quand jl en a deux : Ex.: la verveine; quinquéfide, lorsqu'il en a cinq, comme dans le silene conica, etc.

Enfin, si les divisions atteignent presque jusqu’au fond du calice, elles portent le nom de partitions, et alors le calice est bipartit, quand il en a deux : Ex. : les orobanches ; tripartit, quand il en a trois, comme dans l’anona triloba ;

(1) De sepio, j’enveloppe et défend.

(2) De rod, beaucoup.

(3) De HLOVOs , seul.

56 BOTANIQUE quadripartit, quand ïl en a quatre, comme la veronica officinalis, etc.

Le calice monosépale peut encore être régulier ou irrégulier. Il est régulier, quand toutes ses divisions sont de même forme et de même grandeur : Ex. : l’œillet. Il est irrégulier, quand les parties correspondantes n’ont ni une même figure, ni une même grandeur égale : Ex. : la capucine.

125. Relativement à sa durée, le calice peut être fugace, caduc ou persistant. I est fugace, quand il tombe avant l’épanouissement de la fleur, comme dansles pavofs; cadue, quand il ne tombe qu'avec la corolle, comme dans les renoncules ; persistant, lorsqu’il subsiste longtemps encore après la chute des pétales, comme on le voit dans les primevéres. Quand le calice persistant se dessèche sur le fruit, il se nomme murcescent (1): nous en avons un exemple dans le éréfle.

Les autres noms donnés au calice seront expliqués dans le vocabulaire.

126. Le calice, avons-nous dit, est l’enveloppe immédiate et particulière d’une fleur complète ; il ne faut donc pas le confondre avec les écailles, l'involucre et la spathe.

Les écailles (fig. 98 éé), ainsi nommées pour leur ressemblance avec les écailles de poisson ou de serpent, sont de petites feuilles appliquées à la base du calice et lui servant de support; on les voit très-bien dans l’œillet.

127. L’involucre (2) (fig. 97 b) est un grand calice qui renferme plusieurs fleurs, comme dans le chardon, la scabieuse. A la première vue, on est tenté de ne prendre que pour une seule fleur leur nombreux assemblage, d’où résultent les fleurs composées, et alors on est porté à confondre linvolucre et le calice ; mais il est facile de se convaincre, par une observation plus attentive, que l'’énvolucre, à écailles généralement nombreuses, renferme une grande quantité de fleurs véritables.

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