‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelle (volume 3)Chapitre 51 sur 389 · DU PÉRICARPE · texte numérisé non relu

DU PÉRICARPE

162. Comme nous venons de l'indiquer, le péricarpe (À) (fig. 144, 146) est cette partie du fruit qui est formée par les parois de lovaire dévelopné, et qui contient une ou plusieurs graines. Prenons pour exemple une de ces pêches dont le noyau s’ouvre souvent ; nous trouverons une amande au milieu : cette amande, c’est la graine ; le noyau et tout le reste du fruit sont le péricarpe.

163. On distingue trois parties dans le péricarpe : 1° sa base ; 2 son sommet ; 3° son axe. La base est le point par lequel il est fixé au pédoncule ; le sommet est le point occupé par le style ou le stigmate ; V’axe est la ligne vraie ou imaginaire qui réunit la base au sommet. Quand l'axe est vrai,

(1) De ep, autour, xxonde, fruit.

comme dans les ombelliféres, il porte le nom de columelle (4).

164. On distingue encore trois autres parties dans le pércarpe; ce sont : 1° l’épicarpe (Z), sorte de membrane ou d’é pe qui le recouvre extérieurement ; dans la pèche, c’est ce qu’on nomme la peau ; 2° Lisidéhete (3), autre enveloppe qui tapisse la cavité intérieure en contact immédiat avec la graine : dans la pêche, c’est le noyau ; dans la pomme, c’est l'étoile qui loge les pépins; et 3° entre ces deux membranes, une partie plus ou moins développée, nommée en général mésocarpe (4), et spécialement sarcocarpe (5), quand elle est épaisse et charnue, comme dans la pêche, la pomme. Queiquefois le péricarpe tout entier est si mince et tellement uni avec la graine, qu'on l'en distingue à peine dans le fruit mûr. Certains auteurs, pensant qu'alors il n’existe pas, ont dit que la graine est nue, comme dans la famille des labiées, des composées, ete. ; mais c’est par erreur ; car il est prouvé aujourd’hui qu’il n’y a point de graine absolument sans péricarpe.

465. Quand l’ovaire est tnfére (n° 148), l’épicarpe se confond avec le tube du calice, comme dans la rose. Celui-ci pouvant continuer à se développer et devenir même charnu quand le fruit est mûr, il est alors souvent difficile de distinguer le point où finit le calice et où commence le péricarpe. On connaît cependant toujours lPorigine de lépicarpe, en ce que, plus ou moins près de l'insertion du style ou du stigmate, iloffre un rebord plus ou moins saillant, qui est le limbe du calice.

166. Le point de la graine par lequel elle communique au péricarpe duquel elle reçoit sa nourriture, se nomme le hile ; il forme la limite précise entre le péricarpe et la graine.

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