Raus (L.). Sumac
__ Calice à 5 segments; 5 pétales; fl. tantôt complètes, tantôt “ioïques, quelquefois mélangées; drupe peu ou pas charnue, à &, 2 ou 3 graines.
405. R, corixus (L.). S. FUSTET. (Vulg. Marabout, Arbre à perruque.)
Arbrisseau peu élevé; f. simples, obovales ou orbiculaires, pétiolées, glabres, à odeur aromatique ; pédicelles stériles très-velus: fl. jaunâtres, petites, en panicule lâche. #5. F1. maiï-juin. Fr. juillet-août. (V. D.)
Rochers exposés au midi. — Ain. Bords du Rhône, aux environs de l’Huis, à Villebois, Serrières, Groslée. — Jardins paysagers.
La grande et magnifique famille des Papilionacées ou L‘gumineuses va nous ouvrir un vaste et intéressant champ d’excursion. Beauté, variété, utilité, nous y trouverons tout réuni, puisqu'elle nous offre des fleurs gracieuses pour nos parterres, des fourrages inépuisables pour nos bestiaux, des légumes précieux et des farineux abondants pour nos tables. Très-nombreuse en espèces, elle renferme des arbres (l’Acacia), des arbrisseaux (le Genét), des plantes herbacées (le Pois-fleur). Leurs feuilles alternes et stipulées, toujours articulées, rarement simples, mais composées de folioles articulées elles-mêmes, présentent d’une manière spéciale ces mouvements singuliers d’oscillation périodique ou accidentelle, que l'an a désignés sous les noms de sommeil et de réveil des feuilles.
La structure de leur fleur mérite particulièrement de fixer notre attention. Dans nos plantes spontanées, un calice monosépale, souvent à deux lèvres, protége et soutient la corolle. Celle-ci est irrégulière et composée de pétales rarement soudés, mais toujours adhérents au fond du calice. Le plus grand de tous est l’étendard, servant à la fleur comme de parapluie, de voile ou de pavillon. Viennent ensuite les ailes, pétales ordinairement plus petits, latéraux et semblables, munis près de leur onglet d’une dent saillante, ou d’une petite cavité, dont la destination est de presser ou de soutenir deux autres pétales communément soudés en carène, et formant la base de la fleur. « Cette carène, dit Jean- « Jacques, est comme le coffre-fort dans lequel la nature (il au- « rait dû dire la Providence) a mis son trésor à l’abri des atteintes « de Pair et de l’eau. » C’est elle, en effet, qui protége immédiatement le jeune ovaire avec les étamines. Celles-ci, au nombre de dix, insérées avec les pétales, sont soudées par leurs filets en un ou deux corps; dans ce dernier cas, neuf sont réunies et la dixième est libre.
Cette corolle que nous venons de décrire a été nommée par Linné papilionacée, parce qu’elle ressemble à un papillon volant dans les airs.
Le grand objet de tant de soins, le fruit, est une capsule unique, nommée gousse ou légume. Ordinairement elle s’ouvre par
deux valves ou portes, à la section supérieure de chacune desqueiles les graines sont alternativement attachées par de petits filets. Quelquefois cependant la gousse est partagée en deux fausses loges par l'introflexion de la suture inférieure, ou même en plusieurs loges par des étranglements transversaux se séparant à la maturilé en autant d'articles monospermes. Plus rarement le fruit est à une seule graine et indéhiscent. L’embryon, sans périsperme, ou réduit à une couche très-mince, a sa radicule rapproche du hile et communément infléchie sur la suture des coiylédons. Ceux-ci ne se convertissent pas toujours en feuilles s6minales à la germination. Dans quelques genres, ils demeurent en terre; dans quelques autres, ils accompagnent la gemmule sans se dilater. Ces différences, jointes à celles que présentent la forme des gousses, l’adhérence des étamines et la disposition des folioles, ont servi à établir plusieurs tribus et sous-tribus pour PAST avec méthode les plantes nombreuses de cette immense amille.
1e TRIBU : VIRIDILOBÉES. — Cotylédons sortant de terre et devenant foliacés au moment de la germination.
Ire Sous-Tripu : GÉNISTINÉES, — ÆEtaminces monadelphes.
Jre Section. — l'euilles simples ou trifoliolées,