‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 503 sur 1009 · C. oppositirocium (L.). D. A FEUILLES OPPOSÉES · texte numérisé non relu

C. oppositirocium (L.). D. A FEUILLES OPPOSÉES

Tige de 6-15 cent., dressée ; f. opposées, arrondies et sinuées au sommel, cunéiformes et atténuées en pétiole à la base, à limbe hérissé de poils blancs ; 1. jaunes, en corymbe terminal peu fourni, comme assises sur les feuilles florales. %. Mai-juin. (V. D.)

- Ruisseaux des montagnes, 801. C. ALTERNIFOLIUM (L.). D. À FEUILLES ALTERNES.

Tige de 1-2 déc., dressée; f. alternes, réniformes et en cœur à la base, crénelées-lobées au sommet, à crénelures tronquées ou un peu échancrées, toutes pétiolées, mais les radicales beaucoup plus longuement, à limbe hérissé en dessus de poils blancs ; fl. jaunes, en Corymbe terminal, comme assises sur les feuilles florales. %. Avril-juin. (V. D.)

Mêmes localités que la précédente,

Il ne faut pas juger des gens sur l’apparence,

C'est le cas, ou jamais, de mettre en pratique ce conseil toujours bon, quand même il n’est pas nouveau. A voir ces brillantes Ombellifères, portant majestueusement sur leurs têtes, comme des reines d'Orient, leurs parasols blanes, roses ou jaunes, on croirait au premier abord que rien ne sera plus aisé que de les connaître; et cependant, quand on essaie de les interroger, elles ne disent leurs noms qu'après un long et pénible interrogatoire, pour lequel il faut beaucoup de patience et d’habileté. La fanville des Ombelliféres est une des plus difficiles de la Botanique ; pour les déterminer il faut absolument avoir leurs fruits murs où au moins bien développés. Nous supplions les jeunes botanistes de n’oublier jamais cet avis important.

Disons maintenant leurs caractères généraux.

Quand elles sont régulières, elles se reconnaissent tout d’abord à la disposition de leurs fleurs. Le sommet du pédoncule se divise en plusieurs rayons qui, partant d’un même point et aboutissant à la même hauteur, forment un premier plateau, désigné sous le nom d’ombelle. Du sommet de chaque rayon principal partent de nouveaux rayons plus petits, qui se terminant, comme les premiers, à un mème niveau, constituent l’ombellule. Le point de départ des rayons, dans l’une et dans l’autre, est souvent accompagné d’une collerette de petites feuilles qui forment l’involucre et Pinvolucelle.

LA

né 59® FAMILLE. —— OMBELLIFÈRES. 297

Les pédicelles de l'ombellule supportent les fleurs. Celles-ci ont un calice tellement adhérent au fruit, que ses segments sont nuls ou se réduisent seulement à 5 petites dents. Les pétales, au nombre de 5, sont implantés au sommet de l'ovaire ; entiers ou échancrés, de longueur égale ou inégale, ils sont presque toujours relevés dans leur milieu par une languette réfléchie en dedans, ou plus ou moins roulés sur eux-mêmes; 5 éfamines libres et égales, insérées au même point que les pétales, alternent avec eux, et 2 styles surmontent la glande dont l'ovaire est couronné, glande qu’on nomme pour celte raison sfylopode (pied des styles).

Le fruit, infère, est formé de 2 carpelles monospermes el indéhiscents, accolés l’un à l’autre et soutenus par le carpophore ou la columelle, c’est-à-dire par le prolongement du pédicelle, dont, à la maturité, ils se détachent de bas en haut. Leur surface de jonction, plane ou concave, est appréciable, mais beaucoup moins que leur surface dorsale, plus facile à étudier. On y remarque des côtes et des séries plus ou moins nombreuses, plus ou moins développées. Les côtes principales sont nommées côfes primaires, les autres sont appelées côtes secondaires ; les intervalles ou stries qui séparent les côtes sont désignés sous le nom de vallécules (petites vallées). Les bandelettes sont de petits canaux colorés, d’où sort une espèce d’huile ou de résine ; elles sont placées dans le fond de chaque vallécule et à la surface de jonction des deux carpelles.

D’après l’anomalie des ombelles, la présence ou labsence des involucres et des involucelles, et enfin la forme du fruit, nous diviserons la grande famille des Ombellifères en neuf principales tribus. Toutes nos espèces spontanées sont herbacées.

Ire TRIBU : ANOMALÉES. — Ombelles irrégulières, c’est-à-dire ombelles sans ombellules, ou ombelles à rayons très-inégaux, ou bien fleurs sessiles en capitules arrondis, ovales ou cylindriques.

Page 1