‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 622 sur 1009 · CENTAUREA (L.). CENTAURÉE · texte numérisé non relu

CENTAUREA (L.). CENTAURÉE

Involucre à écailles imbriquées, diversement terminées ; fleurons de la circonférence ordinairement plus grands et stériles ; réceptacle garni de soies; graines à aïgrettes inégales, disposées sur plusieurs rangs. Plantes herbacées, à f. non épineuses.

* Ecailles de l’involucre sans épines.

+ Ecailles très-entières, lancéolées, linéaires et acuminées. 1008. C. caupina (L.). C. cHONDRILLE. — Crupina vulgaris (Coss.). Tige de 3-6 déc., ordinairement simple jusqu’au sommet, où elle

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est ramifiée ; f. radicales ovales-ohlongues, entières ou lyrées-pennatifides, flétries au moment de lasfloraison ; f. caulinaires pennatiséquées, à segments linéaires, bordés de petites dents rudes ; involucre ovale-oblong, à écailles vertes au moins au milieu, souvent rougeâtres-violacées surtout au snmmet, un peu scarieuses sur les bords ; graines à aigrettes blondes à la maturité; fl. purpurines, en corymbe paniculé. @. Juillet-août.

Terres, vignes, clairières des bois. — Rh. Caluire; Oullins, à la Cadière

(Lortet). — Ain. La Pape, à Vassieu. — Is. La Grande-Chartreuse, au Grand- Som, sur le mont Rachet et sur le Saint-Eynard. A.R.

+ + Ecailles de l’involucre lerminées par un appendice scarieux, entier, déchiré ou cilic.

1009. C. sacEA (L.). C. sacée. (Vulg. Téte-de-moineau.)

Tige de 3-8 déc., dressée; f. rudes, surtout sur les bords, les inf. ordinairement sinuées-dentées ou sinuées-pennatifides, Les sup. communément lancéolées, assez larges et entières ; écailles de l’involucre terminées par un appendice apprèmé, scarieux, roussâtre, le plus souvent noirâtre au centre, entier ou plus ou moins déchiré, non régulièrement cilié; graines sans aigrette, mais à 1 rang de cils très-petits; fl. rouges, rarement blanches, les extérieures rayonnantes, en capitules obovales-arrondis, solitaires, rarement géminés à extrémité de chaque rameau. %. Juinoctobre. (V. D.) |

Prés et bords des bois. C.

1010. C. Dusorsrs (Boreau). GC. ne Dugors.

Plante grêle, presque glabre ou un peu tomenteuse-blanchâtre. Tige de 1-5 déc., dressée ou inclinée, à rameaux étalés ; f. étroites, linéaires, dentées ou pennatifides ; involucre à écailles munies d’appendices contigus, scarieux, bruns ou pâles, entiers ou lacérés, les inf. seules parfois déchirés en forme de cils; graines puhérulentes, surmontées d’un bord entier un peu saillant, mais totalement dépourvues d’aigrette ; capitules ovoides-arrondis, plus nes que dans la C. jacea ; fl. rouges, rayonnantes. %. Août-octobre.

Lieux secs, bords des chemins. — Rh. Echallas. — Loire. Champbœuf. — Parait commune.

1011. C. Amara (L.). C. AMÈRE.

Tige de 2-6 déc., tombante ou dressée; f. à saveur très-amère, cotonneuses-blanchâtres, les inf. entières ou incisées, les sup. lancéolées-linéaires, très-entières ; écailles de l’involucre terminées par un appendice blanchätre, concave, non apprimé, entier ou déchiré, non régulièrement cilié; graines sans aigrette ; fl. rouges, rarement blanches, en capitules ovales-globuleux, solitaires, pédonculés. %. Août-octobre.

Lieux secs. — Rh. Chasselay. R. R.

— Les f. plus étroites, blanches-cotonneuses, et la flordison plus tardive, distinguent cette espèce de la précédente.

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1012. C. senoTiNA (Bor.). C. raRDIVE. — C. amara (Thuiil. non L.).

Très-voisine de la précédente. Elle en diffère 1° par ses f. plus souvent dentées ou pennatifides ; 2° par les écailles de l’involucre presque toutes terminées par un appendice réguliérement cilié cn dents de peigne ; 3° par les capitules ovoides et plus petits. %. Août-octobre.

Collines, bois secs. — Rh. Couzon. — Ain. La Pape; Montribloud.

1015. C. RE CR Fchb. tom. 15, Lab. 50). C. noire. — C. obscura (Jord. non or. ).

Tige de 2-8 déc., dressée, simple ou rameuse, mais à rameaux courts et dressés ; f. vertes, un peu rudes, lancéolées, bordées de très-petites dents écartées et perpendiculaires, les inf. atténuées en pétiole ; involucre d'un brun noir, globuleux, à écailles terminées par un appendice largement ovale, bordé de longs cils ; graines couronnées par une aigrette trés-courte; fl. rouges, rarement blanches, toutes fertiles et égales, en capitules solitaires, rarement géminés, à lPextrémité de la tige ou des rameaux. %. Juilietseptembre.

Prairies et bois des montagnes. — Rh. Aujoux, dans le Beaujolais. — Loire. Malleval ; Pilat; Pierre-sur-Haute; l’'Ermitage; Champoly. — Ain. Plateau de la Dombes.

1014. C. xemorauis (Jord.). C. pes Bois. — C. nigra (Auct. part. non L.).

Difière de la précédente 4° par sa tige plus élevée, plus ramifiée, à rameaux plus étalés ; 2° par son iavolucre moins globuleux, ovale-arrondi, d’un brun foncé, mais moins noir, à écailles terminées par un appendice linéaire-lancéolé, à cils plus allongés. %. Juillet-septembre.

Bois. — Rh. Charbonnières; Dardilly ; Givors, etc. — Loire. Chalmazelle, etc. — Ain. Rillieux, etc.

1015. C. rusuLrosa (Chabert). C. À FLEURONS TUBULEUX.

Tige de 5-10 déc., ferme, droite, anguleuse, très-rameuse, à rameaux dressés, formant un angle aigu ; f. radicales entières, lancéolées, atténuées sur le pétiole, longuement pétiolées, velues sur les deux faces; f. caulinaires oblongues-lancéolées, entières ou un peu lubées-dentées, rudes au toucher, les inf. atténuées en pétiole, les sup. sessiles ; involucre ovale-globuleux, à écailles terminées par un appendice apprimé, ovale, d’un brun foncé au centre, roux sur les bords, bordé de cils blanchätres ; graines sans aigrette; fleurons tous tubuleux et égaux ; fl. rouges, en capitules nombreux, longuement pédonculés. %. Août-seplembre.

Lieux arides. — Rh. Charbonnières; Brignais, aux Ronzières (Chabert). 1016. C. peciprens (Thuill., Rchb. P1. crit.). C. TROMPEUSE.

Tige de 4-8 déc., dressée, rameuse, à rameaux allongés, étalésascendants ; f. à poiis rudes et courts, les inf. lancéolées, sinuées ou pennatifides, les autres lancéolées-linéaires et ordinairement

très-entières ; involucre d’un brun noirâtre, à écailles terminées par un appendice triangulaire, lancéolé, étalé ou recourbé en dehors, TOME II. 13

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bordé de cils flexueux et allongés ; graine couronnée par une aigrette de poils courts; fl. rouges, en capitules ovales-arrondis. %. Août-octobre.

Bois-taiilis, lieux secs. — Rh. Givors. R.

4017. C. pr (Jord.). C. À FEUILLES AIGUES. — C. pectinata (Auct. non L.).

Tige de 1-4 déc., anguleuse, rameuse, un peu floconneuse ; f. d’un vert cendré, finement tomenteuses-pubescentes, les inf. pétiolées, dentées ou sinuées-pennatifides, les autres lancéolées, rétrécies aux deux extrémités ; involucre d'un roux clair, à écailles terminées par un long appendice linéaire, recourbé au sommet, longuement cilié par des cils roussâires ; graines hispides, couronnées par une aigrette de poils moitié plus courts qu’elles; fl. rauges, ordinairement toutes égales et fertiles, en capitules ovoïdes, solitaires. %, Juin-juillet.

Montagnes granitiques.— Loire. Environs de Saint-Etienne, à Rochetaillée.R. 1018. C. nervosa (Willd.). G. NEnvEuSE. — C. phrygia (Vill. ron L.).

Tige de 1-4 déc., finement cannelée, droite, simple, ne portant jamais qu'un seul capitule; f. grisâtres, couvertes de poils serrés et très-courts, dressées, lancéolées, rudes sur les bords, les inf. dentées, les sup. entières ; involucre d'un roux clair, à écailles terminées par un appendice capillaire, très-allongé, arquéréfléchi, bordé de longs cils plumeux ; graines pubescentes, à aigrette de poils 6 fois plus courte qu'elles; fl. rouges, les extérieures rayonnantes, en capitule gros, solitaire, entouré de feui!les à la base. %. Juillet-août.

Is. La Grande-Chartreuse, en allant de Bovinant au Grand-Som (abbé David). 1019, G. moxtanaA (L.). CG. DE moxTAGNE. (Vulg. Bluct vivace.)

Racine munis de siolons souterrains ; tige de 2-5 déc., druite, presque toujours sunple et unijlore; f. ovales ou oblongues-lancéolées, atténuées à la base, entières ou un peu denticulées, toutes si longuement décurrentes que la tige est presque entièremeni ailée, blauchâtres-cotonneuses, surtout sur leur page inférieure; cros involucre à écailles oblongues, munies au sommet d’une bordure noire et frangéc; aigrette égalant tout au plus le quart de la graine ; fleurons de la circonférence plus grands, stériles et dun bleu vif, ceux du centre plus petits, fertiles et violacés. %. Juiilet-août. (W. D.)

b. var. undulata. F. caulinaires munies sur les bords de quelques découpures qui les rendent ondulées et presque lyrées.

Prés et bois des hautes montagnes. — Loire. lPierre-sur-IHaute. — Ain. Toutes les hautes prairies du Bugey et du Jura. — Js. La Grande-Chartreuse. — Var. b. Ain. Prairies du Poizat; revers occidental du Reculet.

— Le type est cultivé à fl. bleues et à fl. blanches. 1020. C. Lucnuxensis (Jord.). C. Lyonnaise. — C. montana angustifolia (Auct ). Racine sans stolons souterrains ; tige de 3-6 déc., anguleuse, le plus ordinairement simple et uniflore ; f. entières, souvent on-

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dulées, longuement lancéolées-linaires, peu décurrentes; involucre assez gros, à écailles oblongues, entourées au sommet d’une bordure d’un brun noirâtre, découpée en franges rousses ; aigrettes également roussâtres, égalant à peu près en longueur la moitié de la graine ; fleurons comme dans ia précédente. %. Mai-juin.

Bois. — Rh. Couzon; le Garon. — Ain. La Pape; les monts d’Ehen; descente du Retord du côté de Châtillon; le Reculet.

1091. C. INTERMEPIA. C. INTERMÉDIAIRE.

Tige de 2-5 déc., simple et uniflore, arquée à la base, puis ascendante ; f. entièrement recouvertes d’un duvet cotonneux et blanchâtre, les radicales ovales ou oblongues, atténuées en un pétiole ailé, Les caulinaires linéaires-lancéolées, peu décurrentes: involucre à écailles ovaies-oblongues, entourées au sommet d’une bordure d’un brun noirâtre découpée en franges rousses; graines couronnées d'une aigreite roussâtre, moitié plus courte qu'elles ; fleurous comme dans les deux précédentes. %. Mai-juin.

Rochers, bois. — Rh. Le Garon, au-dessus du moulin de Baraul.

— Cette espèce est intermédiaire entre les C. montana ct Lugdunensis. La forme de ses f. radicales, le duvet dont elle est recouverte la rapprochent de la première ; la forme des f. caulinaires et sa graine la rapprochent encore davantage de-la seconde.

1022. C. SeusEaNA (Vill.). C. DE SÉUSE. — CG. variegata (Lam).

Racine munie de stolons souterrains très-allongés ; tige de 1-3 déc., ascendante, grêle, cotonneuse, simple et uniflore ; f. linéaires-lancéolées, blanches-cotonneuses sur les deux faces, les inf. atténuées en pétiole, Les moyennes et les sup. non décurrentes : involucre à écailles terminées par une bordure d'un brun noir, à cils d'un beau blanc, longs, raides ; f. blanches, en capitule ovoïde, gros, solitaire au sommet de la tige. %. Juin-juiliet. 4

Ain. Prairies du Poizat, au-dessus de Nantua (D° Guyétan).

— La plante du Poizat, que j’ai vue dans l’herbier du docteur Guyétan, a la fl. blanche; mais la C. Seuseana est souvent à fi. bleues.

1025. C. cyaxus (L.). C. BLUET.

Tige de 3-6 déc., droite, anguleuse, ordinairement rameuse et pluriflore, légèrement couverte de flocons cotonneux, ainsi que les feuilles; f. radicales obovales-lancéolées, entières ou trifides, Les caulinaires linéaires-lancéolées, entières ou dentées à la base, sessiles mais nullement décurrentes; involucre à écailles d’un vert pâle sur le dns et entourées d'une bordure brune ou noiïrâtre qui est frangée-ciliée ; aigrette rousse, égalant à peu près la graine ; fleurons de la circonférence plus grands, stériles, ordinairement d’un beau bleu de ciel, quelquefois blancs, rosés, violacés ou bigarrés de ces diverses couleurs, ceux du centre plus petits, fertiles, ordinairement purpurins. @. Mai-juillet. (V. D.) é Champs, moissons. C. C. C. — Jardins.

1024. C. scaBiosa (L.). C. SCABIEUSE.

Tige de 3-8 déc., droite ou ascendante, ferme, anguleuse, plus

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ou moins rameuse au sommel ; Ê. ordinairement rudes et un peu cotonneuses en dessous, les caulinaires et sup. jamais décurrentes, profondément pennatiséquées, à segments oblongs ou linéaires, entiers ou plus ou moins dentés, incisés ou pennatifides, légèrement décurrents sur le pétiole commun, les inf. très-variables, tantôt oblongues-lancéolées, entières ou dentées, tantôt lyrées ou même pennatiséquées comme les sup., mais à segments plus larges ; involucre assez gros, à écailles sans nervures, terminées par un appendice triangulaire d’un brun noir et bordé de cils roussâtres; aigrelte rousse, égalant à peu près la graine ; fl. purpurines, en capitules solitaires, rarement géminées, au sommet de longs pédoncules. %, Juillet-août. Prés et bois. C.

1095. C. ALrEsTRIS (Hegeschw.). C. ALPESTRE.

Diffère de la précédente 1° par sa tige plus courte, haute d’environ 2-3 déc., uniflore ou rarement munie d’un ou deux rameaux accessoires ; 2° par ses fewlles pennathfides, ou (plus rarement entières) à lobes ascendants, rapprochés-ou presque contigus, entiers ou peu lobés-dentés; 3° par ses capitules à involucre plus noir, plus complètement recouvert par les appendices frangés des écailles. %. Juillet-août.

b. var. simplicifolia (Reuter). F. entières.

Pentes herbeuses et éboulements des hautes montagnes calcaires. — Ain. Le Reculet, dans le haut du vallon d’Ardran; la Dôle (Reuter).

1996. C. panicuLaTa (L.). C. PANICULÉE.

Tige de 3-8 déc., ferme, un peu anguleuse, plus ou moins cotonneuse, à rameaux pañnicalés; f. blanchâtres-tomenteuses, 1-2 fois pennatiséquées, à segments oblongs et linéaires, les plus voisines des fleurs ordinairement entières; involucre ovale, à écailles nervées, d’un vert blanchâtre, terminées par un petit appendice triangulaire, à peine taché de roux et bordé de culs de la même couleur ; aigrette blanche, égalant à peu près le tiers de la graine ; fl. roses, rarement blanches, en capitules petits et nombreux. ®). Juillet-septembre.

Coteaux secs, bords des chemins. C. C.

— Ne remonte pas plus baut qu'Ambérieux.

1027. C. wacucosa (Lamk., Bor.). C. MACULÉE.

Tige de 3-8 déc., droite, anguleuse, cotonneuse, à rameaux dressés ; f. pubescentes-grisâtres, 1-2 fois pennatipartites, à partitions linéaires ; involucre presque globuleux, à écailles apprimées, marquées de 5 nervures, maculées au sommet d'une tache lriangulaire d'un brun noir, bordées de cils roussâtres, dont le terminal est plus robuste ; aigrette blanche, égalant à peu près le tiers de la graine; fl. d’un rose purpurin, rarement blanches, en panicule. %. Juillet-septembre. ,

Lieux sablonneux, — Loire. Unieux (abbé Tisseur); Andrézieux (Gambey).

47° FAMILLE. — COMPOSÉES-CYNAROCÉPHALÉES. 293 1028. C. TENUISECTA (Jord.). C. A FEUILLES LACINIÉES. — C. maculosa (Auct. non Lamk.)

Tige de 2-8 déc., ferme, un peu anguleuse, plus ou moins cotonneuse, à rameaux paniculés; f. pubescentes-grisâtres, profondément découpées en lanières linéaires, acuminées, courtes; involucre presque sphérique, à écailles nervées, blanchâtres, terminées par un appendice ovale arrondi, marqué d'une tache ovale, triangulaire, d’un brun roussâtre, et bordé de cils blancs ; aigrette blanche, égalant tout au plus le tiers de la graine; fl. roses, en CAE plus gros que dans l’espèce précédente. @. Juillet-septembre.

Lieux sablonneux et chauds. — Rh. Vallon du Mornantet; Givors. — Loire. Rive-de-Gier et ses environs. R.

— La C. maculosa (Lamk.) a l’involucre à écailles terminées par un appendice marqué d'une tache d'un brun plus foncé et à cils roussûtres.

* * Jnvolucre à écail'es épineuses.

4029. C. AspERA (L.). C. RUDE.

Tige de 3-6 déc., rameuse-paniculée, à angles rudes et bien prononcés ; f. rudes, les radicales lyrées et pétiolées, les caulinaires sessiles, pennatipartites, à partitions mucronées, les sup. linéaires, entières ou denticulées ; involucre ovoïde, à écailles terminées par une épine palmée, à 3-5 pointes peu inégales et réfléchies ; graines portant toutes une aigrette qui égale à peu près le tiers de leur longueur ; fl. roses, rarement blanches, en capitules nombreux. %. Juillet-septembre.

Ain. Iles du Rhône, sous la Pape et sous Néron. — 1s. Bords du Rhône, en face de Condrieu (Chabert).

4030. C. Mezrrensis (L.). C. DE MaLTE. — C. apula (Lamk.).

Tige de 3-8 déc., droite, rameuse, velue et un peu anguleuse; f. grisâtres et un peu rudes, les radicales Jyrées, les caulinaires plus ou moins décurrentes, oblongues et sinuées-dentées à la base et au milieu, linéaires et entières au sommet ; involucre à écailles cotonneuses, terminées par une épine pennée, munie de petites épines latérales jusque vers son milieu; graines munies d'une atgrette qui leur est à peu près égale; fl. jaunes, en capitules, les uns terminaux, les autres disposés le long des rameaux. @. Juillet-septembre.

Trouvée à la Mouche.

1031. C. sozsritiaLis (L ). C. üu sOLSTICE.

Tige de 3-6 déc., droite, très-rameuse, auguleuse, couverte, ainsi que les feuilles, d’un duvet blane cotonneux ; f. radicales lyrées-pennatiparlites, les caulinaires linéaires-lancéolées, trèsentières, longuement décurrentes, en sorte que la tige est ailée; involucre à écailles terminées par une épine d’un jaune-paille, très-allongée, munie seulement à sa base de petites épines latéra-

- Les, courtes et faibles; graines pourvoues d'une aigrette plus lon-

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gue qu’elles; fl. jaunes, en capitules solitaires. @. Juillet-septembre.

Endroits chauds. — Rh. Vernaison; Saint-Alban; Villeurbanne. — Ain. Grammont; Volognat; Trévoux; Thoissey; Pont-de-Vaux, etc. — 1s. Dessine. 1032. C. 3aceo-carciTRAPA (Chabert). C. JACÉE-CHAUSSE-TRAPPE,

Tige de 5-10 déc., droite, raide, rameuse, anguleuse, un peu floconneuse ; f. vertes, lancéolées, velues et nervées en dessous, bordées de cils rudes, les Sup. entières, les autres irrégulièrement pennatifides ou pennatipartites ; involucre ovoïde, à écailles vertes, terminées par un appendice brun ou roussâtre, dressé, aussi long que le reste de l’écaille, bordé de cils blanchätres, finissant en pointe blanchâtre et spinulescente ; graines nulles ; . rouges, les extérieures un peu rayÿonnantes. %. Août.

Décombres. — Rh. Trouvée à Perrache par M. Chabert, en société avec kes C. jacea et calcitrapa, dont elle est une hybride.

4033. CG. cazcrTRAFA (L.). C. cHAUSSE-TRAPPE. (Vulg. Chardon étoilé.)

Tige de 2-4 déc., blanchâtre, très-rameuse, à rameaux étalés ; f. molles, pennatifides ou pennatipartites, à segments linéaires, acuminés, dentés ou incisés, les florales seules linéaires et entrères; involucre ovoide, à écailles terminées par une épine d’un blanc jaunâtre, très-forte et très-allongée (1), munie à sa base d'épines latérales plus courtes et plus faibles; graines sans aigrette ; fl. roses, quelquefois blanches, terminales et axillaires. @. Juilletseptembre. (V. D.)

Lieux stériles, bords des chemins. C. C. C.

1054. C. myAcANTHA (D. C.). C. À ÉPINES COURTES.

Diffère de la précédente 1° par les f. caulinaires moyennes, qui sont, aussi bien que les sup., linéaires, entières ou bordées seulement de quelques dents; 2° par l’involucre, qui est oblongcylindrique, à écailles moyennes terminées par 5-7 épines peu inégales. @). Juin-septembre.

Lieux stériles, — Rh. Lyon, à Perrache; la Mulatiére. R.

1035. C. Pouzint (D. C.). GC. DE Pouzin. — C. calcitrapo-aspera (Gren. et Godr.).

Cette plante est intermédiaire entre les Centaurea aspera et calcitrapa. De la première elle a Les graines munies d'une aigrette courte dans les fleurous fertiles, et l’involucre conique, quoique plus allongé ; à la seconde elle prend son port, ses feuilles, et les écailles de l’involucre terminées par une longue épine munie à sa base de petites épines laiérales beaucoup plus courtes et plus faibles ; les fl. roses et toutes égales sont disposées en capitules solitaires au sommet des rameaux. @. Août-septembre.

Lieux sablonneux. — Rh. Givors, dans le lit du Gier. — Is, Chasse, vis-àvis de Givors. KR. R.

(1) Ces longues épines blanches, étalées en étoile longtemps avant la floraison, ont donné à ce Chardon son nom vulgaire.

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