GNAPHALIUM (L.). GNAPHALE
Involucre à écailles imbriquées, scarieuses, non conniventes ala maturité ; fl. rarement dioïques, disposées sur plusieurs rangs,. à fleurons de la circonférence sans étamines, mais jamais mélés aux écailles intérieures de l'involucre, ceux du centre à étamines et carpelles; réceptacle nu; graines cylindriques-oblongues, toutes surmontées d’une aigrette de poils. Plantes herbacées, à /1. réunies en petits capitules h‘misphériques ou cylindracés.
(1) Les Tussilago farfara et fragrans, ainsi qu’une variété du Bidens cernua font seuls exception.
41° FAMILLE. — COMPOSÉES- CORYMBIHÈRES. 301 vw
* Fleurs dioiques. :
1055. G. prorcum (L.) G. nroïQue. — Antennaria dioica (Gærtn.). (Vulg. Piedde-chat )
Tige simple, dressée, cotonneuse, émettant à sa base de longs rejets rampants et feuillés; f. blanches-tomenteures, les radicales obovales-spatulées, les caulinaires lancéolées-linéaires ; involucre à écailles ordinairement blanches dans les fl. à carpelles, souvent roses dans les fl. à étamines; fl. formant des capitules laineux à leur base et disposés en corymbe terminal serré. %. Mai-août. CFE 00)
Pâturages des montagnes. — Rh. Le Mont-Tout; montagnes du Beaujolais. — Loire. Pilat; Pierre-sur-Haute ; les Salles, — Ain. Toutes les montagnes. 4056. G. Carpararcum (Wahlemb.). G. DES MONTS CARPATHES. — G. alpinum
(Vill.). — Antennaria Carpathica (Bluff. et Fing.).
Tige de 5-15 cent., dressée, cotonneuse, simple, sans rejets rampants à la base; Î. blanches-tomenteuses en dessous, l’étant moins ou ne l’étant pas en dessus, les radicales lancéolées et atténuées à la base, les caulinaires d’autant plus linéaires qu’elles sont plus voisines du sommet; involucre à écailles roussâtres, plus ou moins tachées de noir; fl. en capitules pédonculés, réunis en corymbe simple et serré. %. Juillet-août.
La chaine du Jura. R. R.
** Fleurs du centre de chaque capilule à étamines et carpelles,
1057. G. LUTEO-ALBUM (L.). G. JAUNATRE.
Tige de 2-4 déc., dressée, molle, blanche-laïneuse, ainsi que Jes feuilles; f. lancéolées, demi-amplexicaules, les inf. ohtuses, les sup. aiguës ; involucre à écailles glabres, luisantes et d'un Jaune pâle ; fl. en têtes compactes, non feuillées, formant par leur réunion un corymbe composé. ®. Juillet-août.
Lieux humides. A. C.
4058. G. syLvATICUM (L.). G. DES FORÊTS.
Tige de 2-6 déc., simple, dressée ou ascendante, tomenteuseblanchâtre ; f. verdâtres en dessus, blanches-tomenteuses en dessous, lancéolées, uninervées, atténuées à la base, d’autant plus étroites qu’on se rapproche du sommet de la tige; involucre à écailles glabres, luisantes, scarieuses, roussâtres et marquées d'une tache fauve ou brune ; Îl. en capitules nombreux, disposés en épi terminal et feuillé. %. Juillet août.
Bois. — Rh. Tassin; Saint-Bonnet-le-Froid; Brignais; Cercié; Pomeys. — Loire. Pilat; Saint-Romain-d’Urfé; Pierre-sur-Haute. — Ain. Le Pugey, à Saint-Rambert, à Belley, etc. ; la Bresse et la Dombes, — Is. La Grande-Chartreuse.
1059, G. Norwecicuu (Gunn.). G. DE NoORWÉGE.
Voisin du précédent. En diffère 1° par les feuilles ordinairement blanches-tomenteuses en dessus comme en dessous, les. caulinaires moyennes trinervées, plus larges que les inf. ; 2 par.
302 47° FAMILLE. — COMPOSÉES- CORYMBIFÈRES .
les écailles de l'involucre toujours d’un brun noirâtre dans leur moitié sup.; 3° par les capitules disposés en épi plus court et plus serré; 4° par le duvet plus épais qui recouvre toute la plante. %. Juillet-août.
Bois des montagnes, — Loire. Les Salles, — Is. La Grande-Chartreuse.
1060. G. uicrnosum (L.). G. DES FANGES.
Tige de 5-15 cent., laineuse, surtout au sommet, {rès-ramifiée dès la base ; f. lancéolées-linéaires, mucronées au sommet, atténuées inférieurement; invalucre à écailles brunûtres et luisantes ; Îl. réunies en paquets terminaux, sessiles au milieu des f. qui les dépassent et munis à leur base d'un duvet laineux très-épais. ©. Juillet-septembre.
Fossés, bords des marais et des rivières. P. R. 1061. G. supinum (L ). G. coucué.
Tige très-basse, fiiforme, simple, souvent couchée; f. toutes linéaires, très-étroites, cotonneuses; involucre à écailles glabres, luisantes, roussâtres ou brunâtres sur les-bords, marquées d’une ligne droite sur le dos; fl. petites, en capitules formant ordinairement un petit épi ou une petite grappe terminale, pauciflore, non feuillée, plus rarement solitaires au sommet de la tige. %. Juillet-août.
Pelouses humides des hautes montagnes. — Loire. Sommet de Pierre-sur- Haute (abbé Peyron). — Ain. La chaîne du Jura. R.