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TussiLAGO (L.). TUSSILAGE

Involucre à fulioles égales, disposées sur 4-2 rangs, quelquefois muni à sa base d’écailles plus petites; capitules jamais entièrement composés de fleurs semblables ei complètes ; on voit à la circonférence un ou plusieurs rangs de fleurons ou demi-fleurons n'ayant que des carpelles et point d’étamines, et au centre, des fleurons seulement à étamines ou complets, plus ou moins nombreux ; réceptacle nu. Plantes herbacées, à hampe ou tige plus ou moins munie d'écailles.

* Fleurs radiées.

1071. T. FARFARA (L.). T. PAS-D’ANE.

Hampe de 4-2 déc , tomenteuse-blanchâtre, garnie d’écailles rougeâtres et obtuses ; f. toutes radicales, pétiolées, en cœur anguleux et denté, vertes en dessus, tomenteuses-blanchâtres en dessous, ne paraissant qu'après la fleur; fl. jaunes, en capitule solitaire et terminal. %. Février-mars. (V. D.)

Lieux argileux et humides. C.

** Fleurs flosculeuses ; plantes presque dioïques. — Petasites (Tournef.).

4072. T. perTasiTes (L.). T. pérasiTE. — P. officinalis (Mœnch).

Hampe de 2:5 déc., tomenteuse-blanchâtre, munie de nombreuses écailles rougeâtres, lancéolées, un peu làches; f. toutes radicales, pétiolées, en cœur dont les lobes sont arrondis, inégalement denticulées sur les bords, laineuses blanchâtres en dessous, ne naissant qu'après les fleurs, mais devenant très-grandes quand elles sont complètement développées ; involucre à folioles rougeâtres; stigmates des fleurons complets courts ef ovales; fl.

rougeûtres, en thyrse oblong ou ovale-oblong. %. Mars-avril. (Y.' D.)

Lieux humides. — Rh. Lyon, à la Mouche; Saint-Cyr-au-Mont-d’Or; Vernaison; Montromand. — Ain. Iles du Rhône, sous la Pape; Reyrieux; le Plantay; Saint-Rambert; Belley; bords de l’Ain, etc. — Is. La Grande-Chartreuse.

— M. Jordan a partagé cette espèce en deux, qui sont 1° Petasiles riparia (Jord.), qu’on reconnaît à ses fl. inodores, en thyrse ovale, resserré au sommet; 2° P. pratensis (Jord.), qu’on distingue à ses fl. à suave odeur, disposées en thyrse cylindracé. Le premier vient au bord des rivières, le second dans les prés montueux un peu humides.

1073. T. ALBA (D. C.). T. BLANC. — P. albus (Gœrtn ).

Hampe de 1-3 déc., tomenteuse-blanchâtre, munie de quelques écailles ovales-lancévlées, embrassantes, d’un vert blanchâtre, les sup. lancéolées-linéaires ; f. toutes radicales, plus petites que dans Pespèce précédente, d’un vert un peu jaunûtre, un peu tomenteuses en dessus, fortement laineuses en dessous, à limbe réniforme, en cœur, sinuées-dentées sur les bords, à lobes de l’échancrure bordés en dedans par le parenchyme ; stigmates de; fleurons complets linéaires-lancéolés et acuminés ; fl. ordinairement d'un beau blanc, quelquefois un peu jaunâtre, en thyrse court et ovale. %. Avril-mai.

Lieux mouillés des hautes montagnes. — Ain. Sapins du Haut-Bugey, à Ruffieu, Retord, Arvières, etc.; chaîne du Jura. — Is. La Grande-Chartreuse ; Chalais.

— Boreau et la Flore de France indiquent cette espèce dans la chaine du Forez.

1074. T. NIVEA (Vill.). T. BLANC-DE-NEIGE. — P, niveus (Baumg.).

Hampe de 2 6 dée., un peu laïineuse, pourvue de bractées lancéolées-acuminées ; f. toutes radicales, grandes, tomenteuses el d’un blanc de neige en dessous, vertes et à la fin presque gläbres en dessus, à limbe réniforme, sinué-denté sur les bords, profondément échancré en cœur à la base, à lobes de l’échancrure bordés en dedans par une nervure ; siigmates des fleurons complets linéaires-lancéolés ; fl. blanches ou d'un rose pâle, en thyrse serré, ovale ou ovale-oblong. %. Avril-maïi.

Bords des ruisseaux dansles hautes montagnes.—Js. Le Saint-Eynard et Chame- Chaude, prés de la Grande-Chartreuse (Mutel).

— Villars indique le T. fragrans (Vill.) à Pilat (4).

*** Fleurs flosculeuses, toutes fertiles, quelques unes de la circonférence sans étamines. — Homogyne (Cass.).

1075. T. AzpiNa (L.). T. pes Azpes. — H. alpina (Cass.).

Tige de 1-3 déc., velue-laineuse, munie de 1-2 écailles, et souvent vers la base de 1-2 feuilles embrassantes ; f. radicales pétiolées, petites, en cœur arrondi, dentées ou sinuées sur les bords, vertes et glabres en dessus, plus pâles et souvent pubescentes en dessous, au moins sur les nervures ; involucre rougeâtre ; fl. rou-

(4) Voyez tome EI.

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geâtres, rarement blanches, en capitule solitaire et terminal. %. Juillet-août.

Pelouses des hautes montagnes. — Loire. Pierre-sur-Haute, surtout sur le versant nord, en descendant aux Granges. — Ain. Le Colombier du Bugey; Retord; l'Hallériat; la crête de Chalam, sur le Jura; le Reculet, \

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