S. ERUCÆFOLIUS (L.). S. A FEUILLES DE ROQUETTE
Racine longuement traçante; tige des3-10 déc., droite, ferme, cotonneuse ; f. vertes en dessus, cotonneuses en dessous, rarement sur les deux pages ; les inf. atténuées en pétiole, les autres sessiles, toutes à limbe ovale, ordinairement pennatifides à la base, incisées-dentées au sommet, quelquefois pennatiséquées, embrassant la tige par deux oreillettes qui ne sont autre chose que leurs dernières découpures; involucre à folioles marquées au sommet d’une tache rousse; calicule à écailles lâches, égalant environ la moitié de l'involucre; graines toutes rudes-pubescentes et également poilues ; fl. jauues, en corymbe élargi. %. Août-octobre.
b. var. tenuifolia (D. C.). F. plus profondément découpées en segments plus écartés, linéaires, entiers ou dentés.
Bords et iles du Rhône, au-dessus et au-dessous de Lyon. — Var. b. Vallon de Sathonay; Poleymieux.
— Cette espèce, trés-vivace, produit, au bout de deux ou trois ans, 6-8 tiges, tandis que la suivante n’en a jamais que 1-3.
1107. S. sAcoBæA (L.). S. JACOBÉE.
Souche tronquée, fibreuse, courtement traçante, ordinairement pérennante ; tige de 4-8 déc., droite, cannelée, glabre ou un peu velue; rameaux et pédoncules dressés, fastigiés; f. oblongues dans leur contour, glabres ou un peu cotonneuses en dessous et à leur point d'insertion, d’un vert foncé, les premières radicales pétiolées, ovales, dentées, les suivantes lyréeS ou pennatifides, les caulinaires pennatiséquées, à segments irrégulièrement incisés-dentés, les sup. embrassant la tige par deux oreillettes laciniées; involucre à foliolés"marquées au sommet d’une tache noire, et à calicule foriné de 1-2 écailles courtes et apprimées ; graines de la circonférence glabres ou presque glabres, à aigrettes caduques, formées de soies peu nombreuses; demi-fleurons quelquefois enroulés dans leur vieillesse ; fl. jaunes, en corymbe serré. %.-Mäi-septeuibre. (V. D.) ‘ : |
Prairies, bois, bords des chemins. C. C. C.
— Villars observe que les divisions des feuilles sont d’autant plus nombreuses que le’sel où croit‘.la-plante est plus sec et plus aéré; dans les endroits bas et humides, les f. deviennent plus arrondies, plus courtes et moins découpées. =
1108. S. xemorosus (ford.). S. nes Bois.
Voisin du précédent. En dilère 4° par la souche toujours bi-
LA
316 47° FAMILLE. — COMPOSÉES-CORYMBIFÈRES.
sanuelle ; 2° par la tige constamment rougeâtre, beaucoup plus élancée; 3° par les j. d’un vert plus gai, glabres et luisantes, largement obovales dans leur contour, découpées en segments plus élargis, plus allongés, surtout à la base; 4° par les fl. plus nombreuses, à rayons plus courts, en capitules plus petits, portés sur des rameaux plus allongés, plus étalés, formant un corymbe lâche, plus composé et plus étendu, comme paniculé ; 5° par sa floraison plus tardive, commençant en juillet, jamais EH, 1e
Bois et lieux couverts. — Rh. Charbonniéres, etc. C. 1109. S, rroscurosus (Jord.). S. rroscurgux. — S. jacobæa b discoideus (Koch)
Le:
Souche courte, tronquée, bisannuelle ; tige de 6-8 déc., droite,
épaisse, parsemée de poils floconneux, surtout au sommet, souvent ramifiée, à rameaux allongés, dressés ; f. d’un vert foncé, obovales-oblongues dans leur contour, pennatipartites, à partitions pennatifides ou au moins partagées en lobes profonds et irréguliè- - rément incisés-dentés, les inf. atténuées en pétiole, les caulinaires embrassant la tige par deux areillettes distinctes; involucre hémisphériques à calicule formé de 2-5 petites écailles lâches ; demi-fleurons ordinairement nuls, quelquefois à rayons courts, rarement ailongés; graines toutes un peu velues; fl. jaunes, en corymbe inégal. @. Juin-juillet.
Prés, bois, pâturages. — Rh. Tassin (abbé Boullu). — Ain. Meximieux; Serrières et toute la partie montagneuse du Bugey; le Jura. — Js. Dessine; Crémieux, où il abonde.
— Cette espèce, contestée par Schültz, maintenue énergiquement par Jordan, fleurit entre les S. jacobæa et nemorosus, auxquels elle ressemble beaucoup.
1110. S. AquaTIcuSs (Huds.). S. AQUATIQUE.
Racine fibreuse, non traçante; tige de 3-8 déc., souvent rougeàtre, ordinairement simple à la base; f. glabres, les radicales dressées, longuement pétiolées, tantôt entières, tantôt lyrées-pennatiséquées, mais à segment terminal toujours oblong et aigu, les caulinaires lyrées-pennatiséquées, les sup. à segments latéraux étalés obliquement par rapport à la côte ; involucre à folioles marquées d’une tache rousse au sommet et à calicule formé de 2-5 écailles très-courtes et apprimées ; graines du disque pubérulentes, celles de la circonférence glabres et munies d’une aigrette à soies peu nombreuses et caduques; fl. jaunes, en corymbe terminal. @). Juin-septembre.
Prés et bois humides. — Rh. Dardilly; Lavore; bords de la Saône, à Collonges. — Ain. La Pape; Trévoux; Sainte-Croix, près de .Montluels Saint- Rambert. — 1s. Pont-Chéry. Pres
1111. S. EnRaticus (Bertol.). S. pivariQué. — $S. barbareæfolius (Krock.). Diffère du précédent 1° par la tige, souvent rameuse dès la
base, à rameaux étalés-divariqués; 2° par les f. radicales étalées,
à lobe terminal très-large, ovale, arrondi au sommet ; 3° par les
Lu
segments latéraux des f. sup. qui sont plus larges, obovalesoblongs, étalés perpendiculairement à la côte. @). Juin-septembre.
Prairies marécageuses, bois humides. — Rh. Dardilly. — Ain. Montribloud : Saint-Benoït, prés Belley.
— M. Chabert a trouvé près de Crémieux, au pied du mont d’Anoizin, une variété remarquable. Elle a les f, velues-Jaineuses, à segments étroitement entés ; les capitules sont 2 fois plus petits, et les involucres ont les folioles bovales-obtuses, brunes et rouges sur les bords.
: é + + Feuilles entières, seulement dentées. 1112. S. razuposus (L.). S. DES MARAIS.
Tige de 6-12 dée., droite, simple dans le bas, divisée en plusieurs rameaux à son sommet; f..toutes sessiles, longuement …oblongues-lancéolées, bordées de petites dents aiguës, cotonneu- *ses-blanchâtres en dessous, au moins dans leur jeunesse; 42-16 lemi-fleurons à chaque fleur ; calicule à 8-12 écailles, égalant la moitié de l’involucre; fl. jaunes, en corymbe terminal ou panicule assez ample. %. Juillet-août. &
Marais. — Rh. Villeurbanne; îles du Rhône; Yvour; Couzon. — Ain. Iles de la Saône; Château-Gaillard ; tous les environs de Belley; marais de Thil, audessous d’Anthon. — Is. Marais de Charavey, à Frontonas (Allard).
1113. S. poronicuu (L.). S. DORONIC.
Tige de 2-5 déc, dressée, anguleuse, pubescefte ou tomenteuse, simple ou un peu ramifiée au sommet ; f. épaisses, cofonneuses en dessous, au moins dans leur jeunesse, légèrement denticulées ou sinuées-crénelées, Les radicales et les caulinaires inf. oblongues, insensiblement atténuées en pétiole ailé, les autres plus étroites, plus pointues et demi-embrassantes; rayons nombreux (42-20) à chaque capitule ; involucre à folioles linéaires-lancéolées, aiguës ; calicule à écailles nombreuses, linéaires, égalant ou dépassant les folioles ; Î. d'un jaune orangé, en capitules les plus grands du genre, solitaires ou réunis par 2-5 au sommet de la tige. %. Juillet-août.
Pâturages, lieux pierreux des montagnes. — Loire. Pierre-sur-Haute (Boreau).— Ain. Les deux versants du Reculet. — Is. La Grande-Chartreuse, au Grand-Som, au Col, etc.
1114. S. GErarDi (Gr. et Godr.). S. DE GérarD. — $. doronicum g rotundi-
CO folius (D. C.).
Diffère du précédent 4° par sa tige moins raide, toujours simple; 2° par ses f. moins épaisses, d’un vert plus sombre, toujours couvertes sur la page inf: et quelquelois sur la sup. d’un duvet aranéeux, les inf. spatulées, brusquement contractées en pétiole ; 3° par son involucre à folioles longuement acuminées ; 4° par le calicule formé d’écailles plus courtes que l’involucre ; 5° par les fl. d’un jaune plus pâle, en capitule plus petit, toujours solitaire. Pâturages et rocailles des montagnes. — Ain. Le Reculet. R.
1115. S. Dorra (L.). S. Donra.
Tige de 1-2 m., droite, grosse, anguleuse, rameuse seulement
“he,
318 47° FAMILLE. — COMPOSÉES-CORYMBIFÈRES.
au sommet ; f. glabres, charnues, glaucescentes, finement crénelées, les inf. ovales ou oblongues, obtuses, atténuées en pétiole,
les caulinaires moyennes aiguës, embrassant la tige par deux oreillettes un peu décurrentes, les sup. de plus en plus petites et acuminées ; 4-5 demi-fleurons à chaque fleur ; calicule à 4-5 écailles trés-courtes, n’atteignant pas la moitié de l'involucre; fl. jaunes
nombreuses, en corymbe composé très-fourni. %. Juillet-août. à
Bords des ruisseaux et des marais. — Js. La Verpiliière; Frontonas; Vaux- Milieu; Pont-Chéry; Crémieux. A. R, Æ 1116. S. Fucusit (Gmel.). S. De Fucns. — $S. Sarracenicus (L. pro parte).
Racine non rampante; tige de 4-2 m., anguleuse-pubescente, ramifiée seulement äau sommet; f. trés-minces, longuement elliptiques-lancéolées, acuminées, bordées de très-pelites dents per-. pendiculaires, toutes atténuées en pétiole, glabres ou un peu pubescentes en dessous, surtout sur la côte médiane; 3-6 demi-fleurons à chaque fleur ; involucre cylindrique, glabre, à calicule formé de 3-5 écailles linéaires et plus courtes que lui; fl. d’un jaune pâle, odorantes, nombriuses, en corymbe très-composé. %. Juiltet-août. '
b. S. nemorensis (Willd.). Involucre presque cylindrique, trés-peu où à peine moitié plus long que large. c. var. anguslifolia (Spenn),S. salicifolius (Wallr.). F. étroitement lancéoôlées,
Bordsdes ruisseaux et bois humides des montagnes, — Rh. Saint-Bonnetle-Froid; Ducrne; Aujoux, dans le Haut-Beaujolais. — Lotre. Les Salles, à Saint-Thomas; Pilat, où il abonde; Pierre-sur-Haute, où il est rare. — Ain. Sous les rochers de Clésieux, au-dessus de Serrières; Muzin; le Colombier du Bugey; Arvières; vallée de Jdournand, près Gex. — Is, La Grande-Chartreuse. — Var. b. et c. La Grande-Chartreuse. |
41417. S. cACALIASTER (Lamk.). S. FAUSSE CACAIIE. — Cacalia Sarracenica (L.).
Tige de 8-20 déc., droite, fortement striée, ramifiée seulement au sommet; f. minces, elliptiques-lancéolées, acuminées, glabres ou finement pubescentes en dessous, surtout sur les bords et sur les côtés, bordées de dents perpendiculaires et inégales, les caulinaires rétrécies à la base, sessiles, légérement ampleæicaules et aécurrentes, les inf. atténuées en péliole; demi-fleurons tréspeu nombreux, manquant même presque toujours ; involucre souvent pubescent, obovale-cylindrique, à calicule formé de 4-5 écailles linéaires, lâches, aussi longues que lui ; tl. d’un jaune pâle et blanchâtre, en corymbe feuillé, composé et serré. %. Juillet-août.
Bois des hautes montagnes. — Loire. Pierre sur-Haute, où il est commun; Noirétable. os