InuLA (L.). INuzE
Involucre à écailles imbriquées ; réceptacle nu; anthéres se prolongeant à leur base en deux filets libres, semblables à deux petites soies ;'demi-fleurons ordinairement de la même couleur que les fleurons. Plantes herbacées.
* Aigrelte unique, non entourée d’une couronne à sa base. — Inulu (Gærln.). ,
+ Graines velues ou pubescentes.
1123. 1. conyzA (D. C.). I. conxze. — Conyza squarrosa (L.).
Plante à odeur fétide. Tige de 6-10 déc., droite, dure, souvent rougeûtre et visqueuse au sommet, où elle est ramifiée; f. ovalesoblongues, dentées, velues ou pubescentes, ressemblant un peu à celles du Bouiilon-blanc, les inf. rétrécies en pétiole, es autres sessiles; involucre à écailles obtuses, rudes, les exférieures réfléchies en dehors, les intérieures dressées et rougeâtres ; demi-fleurons dressés, trilides, peu apparents, ne dépassant pas l’involucre ; fl. d’un jaune pâle, nombreuses, en corymbes terminaux. @). Juiltlet-octabre.
Lieux arides et pierreux, bords des bois, A. C.
1124. I. GRAVEOLENS (Desf.). Ï. À FORTE ODEUR. — Solidago graveolens (Lamk.). — Erigeron graveolens (L.). — Cupularia graveolens (Gren. et Godr.).
Plante couverte de poils glanduleux, d’où suinte une humeur visqueuse et odorante. Tige de 1-5 déc., ramifiée dans toute sa longueur ; f. d'un vert pâle, oblongues-linéaires, entières, mais un peu froncées; demi-fleurons dressés, à languette trés-courte, dentée, dépassant à peine l’involucre ; fl. jaunes, à demi-fleurons à la fin rougeûtres, en petits capitules disposés en grappes sur les
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rameaux alternes, qui forment par leur réunion une panicule pyramidale. ©. Septembre-octobre.
Chaumes, revers des fossés. — Rh. Messimy, à Malataverne (Aubert); entre Charbonniéres*et la Tour-de-Salvagny; Talluyers; au-dessus de Givers, en allant à Chassagny; Echallas.
1195. I. Britannica (L.). I. DE BRETAGXE.
Tige de 3-8 déc., velue, rougeûtre à la base, ramifiée au sommet; f. oblongues-lancéolées, velues-soyeuses en dessous, dentées ou presque entières, les inf. rétrécies en pétiole, les autres ampleæicaules ; involucre à écailles linéaires, les extérieures lches, dressées, égalant ou dépassant les intérieures ; demi-fleurons étalés, très-visibles ; fl. jaunes, ordinairement en corymbe lâche, rarement solitaires. %. Aoùût-septembre.
Bords du Rhône et de la Saône, aux environs de Lyon. P. C.
1126. I. moxTANA (L.). I. DE MONTAGNE.
Plante tomenteuse-blanchätre, douce au toucher. Tige de 1-3 déc., ascendante, toujours simple et uniflore ; f. oblongues, entières "Ou à peine denticulées, les inf. atténuées en pétiole, Les autres sessiles; demi-fleurons étalés, très-étroits et érés-visibles ; fl. d’un beau jaune. %. Juin-août.
Coteaux secs. — Rh. Couzon. — Ain. La Pape; plaines d’Ambérieux et d’Ambronay; Château-Gaillard; Belley; Pierre-Châtel, au-dessus de Peyrieu : Cordon. — 1s. Feyzin.
+ + Graines glabres.
4127. I. uirtTA (L.). I. HÉRISSÉE.
Tige de 2-4 déc., droite, ferme, d’un brun rougeâtre, hérissée de poils rudes, simple et uniflore, ou bien divisée au sommet en deux ou trois rameaux ; f. d'un vert sombre, dures et coriaces, velues et ciliées, oblongues, bordées de petites dents dures, Les caulinaires sessiles et à peine embrassantes ; involucre à écailles hispides et ciliées ; grandes fl. jaunes. %. Juin-juillet.
b. var. angustifolia. Tige grêle; f. étroites. .
Coteaux secs. C. — Var. db. Vallon de Sathonay.
1198. I. saziciNA (L.). I. SAULIÈRE.
Tige de 2-6 déc., droite, glabre, ordinairement divisée au sommet en 2-3 rameaux; f. d’un vert brillant, coriaces, étalées et un peurecourbées en dehors, glabres, ovales-oblongues, amplextcaules, très-finement denticulées et rudes sur les bords ; involucre à écailles ciliées, mais, du reste, glabres; fl. jaunes. %. Aoûtseptembre.
Taillis et pâlurages secs. À. C. «
1129. I. VarzLanTut (Vill.). Ï. DE VAILLANT. .
Tige de 4-6 déc., pubescente, raide, striée, très-rameuse ; f. elliptiques-lancéolées, acuminées, entières ou bordées de trèspetites dents écartées, blanchätres et courtement tomenteuses en dessous, les radicales pétiolées, les caulinaires atténuées à la base,
Ce
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sessiles, nullement amplexicaules; involucre à écailles courtement tomenteuses-blanchâtres, comme le dessous des feuilles; fl. jaunes, formant par ieur réunion un vaste corymbe. . Août-septembre. |
Bois et pâturages humides. — Rh. Iles du Rhône, vis-à-vis Vaux-en-Velin, où elle a sans doute été apportée des montagnes. — Js. La Grande-Chartreuse. 1150. T. squarrosa (L.). [. RuDE. — [. spiræifolia (Lamk.).
Tige de 4-6 déc., droite, raide, glabre ou un peu velue, trèsfeuillée, jusque vers les fleurs, ordinairement plus ou moins ramifiée au sommet; f. glabres ou à peu près, dressées, ovales ou oblongues, coriaces, à base arrondie et sessile, fortement nervées, très-rudes, et plus ou moins denticulées sur les bords : énvolucre ovale, à écailles glabres, ciliées, trés-inégales, recourbées en dehors par leur extrémité supérieure; fl. jaunes, en corymbe terminal plus ou moins fourni. %. Juillet-août.
Bois, buissons des terrains calcaires. — Ain. Parves. — Is. Crémieux.
** Aigrelte entourée à sa base d’une pelite couronne finement crénelée ou laciniée. — Pulicaria (Gærtln.). |
1131. I. puzicartA (L.). [. PULICAIRE. — Pulicaria vulgaris (Gærtn.).
Plante à odeur fétide. Tige de 1-4 déc., très-rameuse ; f. oblongues-lancéolées, ondulées, entières ou à peine denticulées, pubescentes-grisâtres surtout en dessous, arrondies et sessiles, ou faiblement amplexæicaules à la base ; involucre à écailles linéaires et couvertes d’un épais duvet; demi-fleurons trés-courts et dressés, ce qui fait paraitre la fleur presque flosculeuse ; aigrette du fruit entourée à sa base d’une couronne laciniée; fl. d’un jaune pâle, en capitules placés au sommet et le long des rameaux, qui forment par leur réunion un corymbe paniculé. @. Juiflet-septem-
bre. (V. D.) Prairies marécageuses, lieux inondés en hiver. — Rh. Beaunant; Pierre-Pénite; Vaux-en-Velin, etc. — Ain. La Bresse et les Dombes.
1132. I. DYSSENTERICA (L.). I. DYSSENTÉRIQUE. — Pulicaria dyssenterica (Gærtn.). (Vulg. Herbe de saint Roch.)
Tige de 5-6 déc., ascendante, rameuse, pubescente-cotonneuse au moins dans le haut; f. molles, ondulées, pubescentes-cotonneuses en dessous, profondément creusées en cœur et à oreillettes largement amplexicaules à la base; involucre comme dans la précédente ; demi-fleurons rayonnants ct trés-distincts ; aigrette du fruit entourée à sa base d’une couronne simplement crénelée ; îl. jaunes, en capitules portés sur des rameaux qui forment par leur réunion un vaste corymbe. %. Juillet-septembre. (V. D.)
Fossés, lieux marécageux, bords des eaux. C. C.
ITS Section. — Graines sans aigrelle poilue.