CG. LATIFOLIA (L.). C. À LARGES FEUILLES. L
Tige de 5-12 déc., droite, simple, finement anguleuse, peu ou point velue; f. larges, courtement péliolées, légérement pubescentes et ciliées, bordées de dents inégales et ouvertes, toutes ovales-lancéolées et acuminées, à l'exception des sup., qui sont souvent oblongues-lancéolées, les radicales échancrées en cœur ; calice à tube glabre et à segments lancéolés et ciliés ; fl. grandes, bleues ou blanches, foujours solitaires sur leurs pédoncules axillaires, et formant par ieur réunion une grappe terminale feuillée. %. Juin-août.
Bois et bords des ruisseaux des hautes montagnes. — Ain. Meyriat (Richter): dans le Juro, au dessus de Gex (Reuter). — Is. La Grande-Chartreuse.
1274. C, RHOMBOIDALIS (L.). C. À FEUILLES RHONBOÏDALES.
Plante glabre ou plus ou moins velue. Tige de 2-5 déc., droite, simple, anguleuse; f. toutes ovales-lancéolées, à l’exception des sup., qui sont quelquefois plus étroites, toutes dentées en scie, sessiles ou à peine pétiolées, les radicales non échancrées en cœur ; calice à tube glabre et à segments linéaires, plus courts que le bouton avant Pépanouissement, d’abord élalés, puis renversés du côté du fruit ; corolle à lobes arrondis, mucronulés, peu profonds ; fl. bleues, rarement blanches, penchees et disposées en panicule unilatérale, quelquefois en grappe. %. Juin-août.
b. var. hispida. Tige et f. entiérement velues, hérissées de petits poils blancs.
Bois ct prairies des hautes montagnas. — Loire. Pierre-sur-Haute, à Porché. où elle est très-rare. — Ain. Le Poizat; le Colombier et toute la chaine du Jura. — Js. La Grande-Chartreuse. — Var. b. Prairies à Lélex et à la Grande- Chartreuse.
— Dans les prairies, elle est souvent uniflorc.
4275. G. LiNiFOLIA (Lamk.). C. A FEUILLES DE LIN.
Plante glabre ou pubescente. Tige de 1-4 déc., droite, ferme, feuillée ; f. glabres, ciliées ou légèrement pubescentes, les radicales ovales, en cœur, sinuées-dentées, pétiolées, ordinairement détruites au moment de la fioraison, les caulinaires lancéolées ou lancéolées-linéaires, entières ou denticulées, sessiles, les inf. quelquefois atténuées en pétiole; calice à segments linéaires, plus courts que le bouton ou l’égalant avant l'épanouissement, dressés contre la corolle ou peu étalés aprés la floraison; corolle à lobes largement triangulaires, peu profonds, mucronulés; boutons ct pédoncules étalés-ascendants ; fl. bleues, rarement blanches, en grappe simple, quelquefois en panicule terminale, rarement solilaires au sommel de la tige. %. Juin-août. | b. C. Valdensis (AIL.). Tige et f. pubescentes.
c. GC. Scheuchzeri (Vill ). Tige naine, uniflore.
Prés des hautes montagnes. — Loire. Pilat; Pierre-sur-Ilaute. — Ain. Chaîne du dura. — Is. La Grande-Chartreuse, — Var. b. Lélex: la Grande- Chartreuse, elc.
— Il y a des formes nombreuses dont quelques unes se rapprochent de l’espéce précédente.
9 FAMILLE. — CAMPANULACÉES. 367
1976. G. ROTUNDIFOLIA (L.). G. A FEUILLES RONDES (1).
Racine dure, quelquefois un peu stolonifère; tige de 1-4 déc., dressée ou tombante, quelquefois couchée et à rameaux ascendants; f. des rosettes stériles en cœur, ovales ou réniformes, bordées de grosses dents obtuses, longuement pétiolées, ordinairement détruites au moment de la floraison, les caulinaires inf. quelquefois lancéolées et bordées de quelques dents, les sup. linéaires, trésétroites et ordinairement très-entières ; calice à segments linéaires, dressés, mais un peu étalés; corolle un peu resserrée inférieurement, à lobes triangulaires et mucronulés ; boutons et pédoncules dressés avant la floraison; fl. d’an beau bleu, quelquefois blanches, disposées en panicule multiflore quand la plante est complète et bien développée. %. Juin-août.
b. var. dentala. F. caulinaires moyennes et inf. bordées de dents écartées, hien marquées.
Bords des chemins, rochers, vieux murs, bois, pâturages. GC. C. — Var. &. Rue Profonde, entre Ecully et Dardiliy.
1277. C. Pusizza (Hænk in Jacq.). CG. FLUETTE.
Tige de 5-42 cent., grêles, couchées à la base, puis redressées, venant. ordinairement par touffes; f. des rosettes stériles ovalesarrondies ou un peu en cœur, bordées de grosses dents, longuement pétiolées, persistantes à [a floraison, les caulinaires ovaleslancéolées, dentées et courtement pétiolées daus le bas de la tige, linéaires, sessiles et entières dans le haut ; calice à segments linéaires, dressés ou un peu étalés ; corolle en cloche ovale, veinéeréticulée, à lobes dressés; étamines à anthères a’un rose vineux et à base des filets aussi large que longue ; boutons et pédoncuies penchés avant la floraison ; fl. d’un bleu de ciel tendre, rarement blanches, peu nombreuses (1-4), en grappe terminale. %. Juinaoût.
b. var, hirsula. Partie inf. de la tige et f. hérissées de poils blancs et rudes.
Bois et rocailles des hautes montagnes. — Ain. Bords de l’Ain, sous Ambronay; tout le Haut-Bugey et le Jura. — Is. La Grande-Chartreuse. — Var. b. Lélex; la Grande-Chartreuse.
1278. C. cracizis (Jord.). C. GRÈLE.
Difière de la précédente 1° par ses tiges glabres ou moins hérissées inférieurement ; 2 par ses f. plus grassettes, plus épaisses ; 3° par les éfamines, dont les filets ont la base plus longue que large, et dont les anthères sont blanchâtres ; 4° par la corolle, qui n’est nullement veinée-réticulée, et dont la couleur est d’un bleu passant au violet. %. Juillet-août.
Bords du Rhône au-dessus et au-dessous de Lyon. R.
4279. C. supRAmMuLoOSA (Jorü.). C. RAMULEUSE.
Racine longuement stolonifére ; tige de 1-2 déc., grêle, hérissée
(1)0n aurait dû donner un autre nom à cette espêce, qu’on ne voit presque jamais qu’à f. linéaires, parce que les radicales sont ordinairement détruites at moine2!t de la fioraison,
368 , A9© FAMILLE. — CAMPANULACÉES.
inférieurement de petits poils blancs étalés, un peu ramifiée au sommet ; f. minces, molles, glabres, celles des roseltes réniformes, parfaitement en cœur, à pétiole égal au limbe, les caulinaires inf. et moyennes ovales, bordées de grosses dents, alténuées en court pétiole, les sup. linéaires, entières, sessiles; corolle ovale-campanulée, fortement veinée-réticulée, à lobes dressés ; étamines à base des filets aussi large que longue et à anthères lilas ; ft. d’un bleu violacé, rarement blanches, ordinairement en panicule, quelquefois cependant en grappe terminale. %. Juin-juillet.
Iles du Rhône au-dessus de Lyon; bords de l’Ain à Jonage; le Jura, où elle est la plus commune.
1280. C. cæspiTosa (Scop.). C. GAzONNANTE.
Tiges de 6 20 cent., couchées à la base, puis redressées, venant par toufles, hérissées dans leur partie inf. de petits poils blancs élalés ; f. des roscttes stériles persistantes à la floraison, oblonguescunéiformes, bordées de grosses dents écartées et peu nombreuses, insensiblement atténuées en péliole ailé, à peu près aussi long ou à peine plus long que le limbe, les caulinaires moyennes et inf. lancéolées, plus ou moins dentées, les sup. linéaires et entières; corolle oblongue-campanulée, veinée-réticulée, un peu resserrée au-dessous des lobes, qui sont légèrement recourhés en dehors; étamines à base des filets plus longue que large; boutons penchés avant la floraison; fl. bleues, rarement blanches, en grappe ou panicule pauciflore. %. Juin-août.
Moissons, rochers des hautes montagnes. — Loire. Pilat, entre le Bessac et Tarentaise, — Ain. Cascade de Charabottes; le Colombier du Bugey.